Top 2019 : la sélection d’Harvester

2019 fut une année étrange au niveau jeux vidéo pour moi. Beaucoup de gros titres sont sortis, Disco Elysium en tête, je les ai bien achetés comme il se doit. Sauf que je n’y ai pas joué… Ballot ça, non ? Il faut dire qu’entre les articles pour Dystopeek, la gestion de la fine équipe de rédacteurs qui compose la rédaction et l’accomplissement de mes challenges sur BoardGameGeek (faire 10 parties de 10 jeux de société), l’année a été bien remplie. J’ai de fait fini quatre fois moins de jeux cette année qu’en 2017. Mauvaise nouvelle pour mon backlog ! Mais pas de panique, même s’il n’y a pas eu d’équivalent de Subnautica et autres Battle Brothers pour moi cette année, j’ai quand même passé du bon temps sur pas mal de choses. Petit tour guidé mais bordélique d’une année sympathique mais pas folichonne niveau jeux vidéo…

En grand fan de la série, je me suis lancé dans cet opus le coeur léger et plein d’entrain. Il faut dire que Blue Byte revenait enfin à une période que j’apprécie plus que la version futuriste des deux précédents opus. Sans surprise, et même si je ne vous en ai pas parlé ici (contrairement à SAAvenger), je passe de longues heures sur cette véritable drogue qui écourte pas mal de mes nuits.

C’est du classique pour les amateurs de la série mais tout est tellement soigné (ces graphismes bon sang !) qu’on prend un immense plaisir à coloniser tous ces archipels. L’ajout du Nouveau Monde à coloniser rappelle bien évidemment les différentes zones d’Anno 2205 et implémente de nouveaux casse-têtes logistiques. Splendide, riche, chronophage, c’est un must have pour les amateurs de gestion s’ils passent outre les petites quêtes à la con dont le jeu nous spamme.

On est d’accord, il ne sera jamais élu jeu de l’année et il ne révolutionne pas le genre. Mais je vous le colle quand même ici parce que d’une part c’est une série que j’apprécie beaucoup et d’autre part, comme je vous l’expliquais dans mon article, le voyage est féérique et superbe visuellement. Les énigmes ne sont jamais insurmontables, les combats non plus et affronter les boss fait plus appel à votre cervelle qu’à votre skill. Le joueur se laissera porter par une histoire mignonne bien que convenue et appréciera la montée en puissance de ses héros.

C’est d’ailleurs la grande force du titre, la découverte de ces nouveaux pouvoirs qui élargissent le champ des possibilités. Alors que précédemment il était possible d’ignorer certains héros selon l’obstacle, dans Trine 4 tout le monde est mis à contribution. Les solutions à chaque puzzle sont donc nombreuses et, cerise sur le gâteau, la recherche de toutes les fioles (apportant de l’expérience) et autres trésors oblige à bien observer son environnement et à faire preuve d’imagination. Mon coup de cœur niveau mignonceté !

Les jeux vidéo ayant été le parent pauvre de mon année, il fallait bien que mon attention se reporte ailleurs. Il y a eu des livres, des bande-dessinées et des séries qui m’ont captivé cette année (et je suis sûr que vous avez lu toutes mes bafouilles à leur sujet), mais il y a principalement eu des jeux de société.

Amoureux inconditionnel de Pillars de la Mer du Nord, j’ai backé sans hésiter Architectes du Royaume de l’Ouest. Toujours épaulé par The Mico aux illustrations, Shem Phillips peaufine son système de placement d’ouvriers et nous offre un, sinon LE, jeu coup de cœur de cette année (oui bon il est sorti fin 2018, mais le temps de trouver comment me débarrasser de ce film plastique autour de la boîte…).

Malin, simple à appréhender, proposant des mécaniques pour pourrir la vie de vos adversaires malgré son étiquette eurogame, Architectes est un petit bijou qui tourne en plus très bien en solo. Les parties sont tendues et relativement rapides, les stratégies sont nombreuses et le matériel est classe, tout comme (je ne le répéterai jamais assez) les illustrations. Construire une cathédrale et recruter des apprentis n’a jamais été aussi agréable ! A noter qu’une extension arrive très bientôt et que sa suite, Paladins du Royaume de l’Ouest, est déjà disponible et qu’elle s’annonce un poil plus complexe et toujours aussi fun.

Encore un eurogame, et pas le moindre. Passons les histoires de production insuffisante pour nous consacrer à nos corbeaux et autres mésanges ! Dans Wingspan, point d’ouvriers à envoyer se tuer à la tâche, on recrute des oiseaux (américains dans le jeu de base, européens grâce à l’extension) pour construire un bon vieux moteur des familles.

A part le thème, rien de bien original me direz-vous. C’est vrai et c’est faux ! Si les règles sont expliquées et comprises en quelques minutes, le challenge viendra dans l’élaboration des meilleurs combos possibles (oui je mets combo au masculin, je fais ce que je veux. Et je dis aussi UNE Gameboy. Deal with it) pour exploiter au mieux sa main selon les objectifs de manche. C’est très fluide, le thème et le matériel choupinoux lui permettent d’obtenir instantanément le WSoA (Wife’ Seal of Approval) et la brièveté des parties (comptez une heure) permet de les enchaîner sans s’en rendre compte.

D’autres jeux vidéo m’ont quand même agréablement surpris : Terminator Resistance, dont je n’attendais rien et sur lequel j’ai passé, sans m’ennuyer, une dizaine d’heures à déjouer les plans de Skynet grâce à une excellente ambiance pile dans le ton de la franchise. Tropico 6 m’a lui aussi bien plus avec son humour et son ambiance uniques dans les jeux de gestion. Je ne suis pas allé au bout de la campagne mais je le relancerai à coup sûr pour m’y atteler. En gestion toujours, Dawn of Man et ses hommes préhistoriques a été une excellente surprise, même si un contenu plus étoffé aurait été préférable (les dévs continuent tout de même d’assurer le suivi). Si j’ai quasiment abandonné les titres multijoueurs, Hell Let Loose, conseillé ici-même par SAAvenger, m’a impressionné par son ambiance sonore et visuelle. Il y a encore du boulot dessus mais il va rester installé sur ma machine un bon moment. En titres plus anciens, Far Cry 5 m’a apporté pas mal de fun malgré sa formule exploitée jusqu’à la moelle et Titanfall 2 m’a soufflé avec son excellente campagne solo et son gameplay aux petits oignons. En stratégie, c’est Ancestors Legacy qui continue à me souffler avec son gameplay intelligent et sa réalisation à tomber à la renverse. Pourquoi n’a-t-il pas plus de succès ? C’est un mystère pour moi…

Voilà pour ce bref tour d’horizon de cette année 2019. 2020 sera, je l’espère, bien plus riche en moments épiques car j’ai pris en résolution de finir en priorité les nombreux RPGs qui attendent patiemment leur tour (l’espoir fait vivre). La liste est longue comme le bras, tout comme celle des jeux de société qu’il me tarde de mettre sur la table : Tainted Grail, Rallyman GT (s’il arrive un jour), Paladins du Royaume de l’Ouest, la série des Lock n’ Load Tactical… 2020 va être chargée !

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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