Trine 4: The Nightmare Prince

Débutée en 2009, la série des Trine a connu des hauts, avec les deux premiers épisodes et un très bas, avec le troisième. Bas au point de pousser les développeurs à faire un Mea Culpa devant une benne à ordures. Ca ne m’a pas empêché d’y jouer, et de le finir comme ses prédécesseurs, mais comme vous le savez je suis très bon public. Je regarde même des films de super héros (ce qui me vaut l’admiration de Ruvon), c’est pour vous dire. Toujours est-il que lorsque le quatrième épisode, censé opérer un retour aux sources, a été annoncé, je l’ai mis en wishlist, avant de l’oublier comme bien souvent. Jusqu’au début des soldes d’Halloween sur Steam et de mes vacances (bien méritées à force de gérer cette équipe de bras cassés qu’on ose appeler rédaction)… Du temps libre, un tarif préférentiel vu que je possède les précédents, que demande le peuple ? Et quelques jours plus tard, reposant la manette après plusieurs journées passées intensivement dessus, j’ai ma réponse : rien de plus que ce qui m’a été proposé.

Ouais je sais, je spoile direct : Trine 4 est l’épisode que j’attendais. Celui qui devait me redonner l’opportunité de m’amuser avec les trois héros de Trine. Parce que je peux vous dire que ce fut le cas, grâce à des mécaniques subtilement et intelligemment modifiées. A la poursuite du Prince Selius qui, suite à un rituel foireux ayant donné vie à son ombre (maléfique forcément), fuit à travers le pays pour échapper à ses cauchemars, notre trio va devoir se débarrasser des horreurs laissées en chemin et trouver un moyen de tout faire revenir à la normale, si possible sans avoir à dérouiller le chieur royal. Autant vous dire que le gamin n’a pas couru se planquer derrière le premier caillou venu et qu’il va falloir pas mal vous promener avant de le retrouver.

Comme vous le savez sûrement, lecteur de goût que vous êtes, chaque héros de Trine a des particularités : Zoya la voleuse a un arc, tirant des flèches givrées ou enflammées, et un grappin ; Amadeus le magicien peut créer divers objets (boîtes, sphères…) et pratique la télékinésie et Pontius le chevalier peut quant à lui se défendre grâce à son bouclier (avec lequel il plane aussi) et trucider les ennemis grâce à son épée. Progresser dans le jeu nécessite un minimum de skill (mais pas trop sinon je n’y serais jamais arrivé) et surtout une bonne analyse de chaque situation pour tirer partie de ces compétences. Car pour un jeu de plateformes, Trine privilégie les petites énigmes aux passages où il faut sauter au millimètre. Des fioles d’expérience, et divers objets, sont disséminés dans chaque niveau et si beaucoup seront facilement accessibles, pour d’autres il va falloir exploiter les pouvoirs des héros.

Là où les développeurs ont fait fort, c’est que contrairement aux précédents où on pouvait s’en sortir en utilisant un, ou deux, héros à la fois, dans ce quatrième épisode il faut les combiner constamment. Impossible de se concentrer sur Amadeus comme bien souvent auparavant, même Pontius a son utilité en dehors des combats. Tiens d’ailleurs, puisqu’on en parle, ceux-ci sont là mais ne représentent en aucun cas le principal intérêt du titre, bien au contraire. Seuls les combats de boss, demandant plus de jugeote qu’autre chose, sont véritablement intéressants sans toutefois proposer une difficulté insurmontable. C’est peut-être d’ailleurs le reproche qu’on pourrait faire à Trine 4 : il n’y a pas un très grand challenge. C’est pour moi une qualité, la promenade primant sur le challenge dans cette série.

Et quand vous regardez les captures, vous réalisez à quel point la promenade va être féérique. Les décors sont fabuleux et regorgent de détails, les animations sont fluides et la bande sonore… parfaite. Il n’y a techniquement rien à reprocher, c’est propre et beau à pleurer. Je ne compte d’ailleurs pas le nombre de fois où je me suis arrêté pour juste admirer le paysage. Le moteur physique a lui aussi été retouché et ne débloquera plus comme il le faisait parfois. Frozenbyte a appris de ses erreurs ! A noter qu’il est possible de jouer avec d’autres êtres humains (quelle idée !), que ce soit en local ou via Internet. Votre serviteur n’ayant ni ami ni Internet, il n’a pu tester cette fonctionnalité…

Si la durée de vie est excellente, surtout si vous vous amusez à tout collecter, ne rêvez pas : Trine 4 ne restera pas bien longtemps dans votre backlog une fois commencé. Certes le scénario n’est pas vraiment le point fort du titre, mais l’ambiance est telle que vous vous laisserez happer et n’aura de cesse d’avancer. Dites messieurs dames de Frozenbyte, on pourra avoir un Trine 5 au moins aussi bon siouplaît ?

Genre : Plateformes

Développeur : Frozenbyte

Éditeur : Modus Games

Date de parution : 8 octobre 2019

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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