Top 2020 : la sélection de Ruvon

On m’a dit de chercher la taupe de mille vins et d’écrire à son sujet. N’écoutant que mon instinct, j’ai tout de suite parcouru tous les marchands de pinard de la région, du caviste raffiné au supermarché du coin. Quelques dizaines de litres plus tard, ayant traqué cette sournoise de taupe jusqu’au fond des bouteilles les plus improbables, j’ai réalisé que je m’étais fourvoyé.

J’ai tout de suite supprimé les 72 pages que j’avais pondu dans un état que modération n’aurait pas approuvé puisque j’avais consommé sans lui, égoïste que je suis. Puis j’ai passé mon disque dur à la javel, pour que personne ne puisse un jour ressortir cette prose et s’en servir contre moi. Bref, voici donc mon top 2020, si tant est qu’on puisse tirer quelque chose de positif de cette année si taquine.

Still thereDans ce que j’ai pu tester pour Dystopeek, Still There reste mon plus beau souvenir. Pas le jeu le mieux foutu ni le plus ambitieux de l’année, mais une histoire bien écrite, ce n’est pas si fréquent. Quand en plus on y ajoute des énigmes à la difficulté bien dosée, ça donne un cocktail qui se déguste avec plaisir.

Still There est une balade poétique qui ne manque ni de drama ni de challenge, le genre de production que j’aimerais rencontrer plus souvent.

Star traders Frontiers2020 m’a vu mettre la main sur quantité de jeux, mais finalement assez peu ont su dépasser le stade de “ouais, c’est sympa mais pas ouf”. Star Traders: Frontiers est pourtant passé tout près.

Avec son univers SF chargé, ses factions, ses relations qui évoluent, ses combats en tour par tour et toute la composante évolution de son vaisseau comme de son équipage, la phase de découverte m’a aspiré pendant de nombreuses heures. Il manque toutefois un petit quelque chose dans le endgame pour qu’il s’impose dans mon panthéon, mais il m’a clairement fait rêver.

NoitaMais mon gros kiff de l’année (et aussi de l’an dernier lors de l’Early Access), ça reste Noita. D’ailleurs, je le prononce comme Alizée dit « Lolita », c’est vous dire mon amour pour ce jeu. Ce Rogue-lite superbement raconté par Bofang dans ces pages est remarquable d’inventivité, de variété et de difficulté, aussi.

En plus, il est tout en pixel-art subtil, histoire de conforter ma réputation « d’adorateur de jeux indés moches » selon un certain rédac’ chef que je ne citerais pas.

Enfin, je suis tombé dans le gouffre à temps que représentent les Endless Arena Shooters, pas tant grâce à leur gameplay mais par leur capacité à me donner envie d’améliorer mon score et mon classement mondial. Après l’illustre et brutal ancêtre Devil Daggers, Swarmlake m’a bien picoté les yeux, avant que je ne découvre le récent Cathedral 3-D et son petit twist qui renouvelle l’idée de départ. J’essaierais de vous parler de cette addiction début 2021.

En termes de réussites qui m’ont marqué mais un peu moins, j’ai envie de citer Frostpunk, Rain of Reflections, For The Warp, KARDS, Code 7, A Short Hike, Black Mesa ou encore System Crash. Sans oublier le fun d’Among Us, quand on y joue avec des gens qu’on aime poignarder dans le dos comme la rédac de Dysto.

Je terminerais ce tour d’horizon express de 2020 en saluant les différents événements qui nous ont permis à la rédac’ et à moi-même de tester pas mal de titres, à savoir les Steam Game Festival. Même si le concept de la dispo limitée dans le temps ne me convient pas non plus, ce retour des démos au premier plan des stratégies de communication ainsi que la déferlante de « Prologues » ne peut que faire plaisir à l’amoureux des CD des magazines des années 90 (oui, j’aurais pu dire « vieux » pour faire plus court) que je suis.

L’autre nouveauté de cette année n’est pas moins intéressante et reste dans la même logique, puisqu’il s’agit de l’apparition des beta publiques sur les pages Steam de certains jeux. D’un simple clic, hop, vous voilà en train de télécharger, sans passer par les habituelles inscriptions sur les sites officiels, Discord ou autre mailing list. Vous faire votre idée sur un jeu pour savoir si vous allez envisager de passer à la caisse a rarement été plus accessible. Ça ne peut à mon sens qu’être positif et je salue cette rare bonne idée que 2020 nous aura apporté.

Ruvon

Chaologue pas encore retraité, traître renommé, survivant accompli. Mon domaine, c'est le jeu vidéo, du FPS hardcore au point&click niais, et depuis toujours amoureux du tour-par-tour.

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