Order of Battle: Allies Resurgent

Après avoir redécouvert Order of Battle avec le DLC Allies Defiant, j’ai pu me plonger dans le second DLC qui suit la progression des alliés durant la seconde guerre mondiale, Allies Resurgent. Pour rappel, le jeu de base et sa première campagne sont en mode Free To Play mais chaque campagne additionnelle est à acquérir sous forme de DLC, qui, jusqu’au début de l’année se focalisaient principalement sur les forces de l’Axe.

Pas d’embranchement de missions

Après les anglais en Norvège et Afrique du Nord, nous continuons notre route avec les forces Américaines en Tunisie, tout d’abord en défense avant de passer à l’offensive jusqu’à l’invasion de la Sicile en 1943 et qui se termine par Anzio tout au long des 12 missions proposées par ce DLC. C’est donc principalement à nouveau un ajout de contenu avec quelques (11 pour être exact) unités en plus. Le tout se focalise d’ailleurs presque uniquement sur la campagne vu que les missions ne peuvent pas être jouées séparément.

Ah ça ! A force de vouloir à tout prix aller au contact, les chars ennemis prennent cher.

La difficulté des premières missions est bien ressentie, on a peu de moyens, les lignes de défense ne sont pas ce qu’on pourrait appeler très solides (à ce niveau les champs de mines sont d’ailleurs assez risibles vu qu’il suffit de les contourner) et il s’agit donc de tenir les points clés et d’infliger suffisamment de pertes à un ennemi plus nombreux et mieux équipé. Heureusement l’IA malgré ses avantages (pas de brouillard de guerre la concernant) peine un peu à monter une offensive digne de ce nom et va parfois tout tenter pour éliminer une de vos unités, quitte à laisser se faire encercler les meilleures des siennes.

Le champs de mines inutile

Pas de changement niveau gameplay donc, le ravitaillement est toujours effectué sur une ligne de front « fluide » et en général non interrompue (sauf pour les débarquement où les navires de ravitaillement peuvent fournir de quoi mener l’offensive) sous peine de se voir encerclé. Comme dit plus haut, l’IA ne va pas tenter de vous couper vos lignes de ravitaillement mais plutôt se focaliser sur une unité ou un objectif spécifique afin de détruire votre unité et prendre le point. En cas d’échec elle recule pour se renforcer ou tente un autre point mais en cas de succès, plutôt que de profiter de son avantage elle va reculer pour passer à l’unité suivante.

Y a des Nebelwerfers en revanche, ça c’est bien.

Order of Battle accuse un peu les années face à des titres plus récents (je pense bien sûr à Panzer Corps 2 mais aussi à Hex of Steel) et les défauts du titre ne sont jamais vraiment corrigés. Certes on peut passer outre l’équilibrage un peu bancal de la DCA et du soutien anti-aérien face à des avions (trop ?) puissants mais on tique un peu plus sur le manque de brouillard de guerre pour l’IA, la perméabilité des zones de contrôle pour ainsi dire inexistantes, les pertes qui ne donnent pas toujours des points de commandement (points qui sont utilisés pour pouvoir acheter ou ressusciter des unités) et puis surtout le terrain qui n’a au final que trop peu d’importance avec des chars qui semblent n’avoir aucun soucis contre des unités en ville, des rivières qui font décor etc. A ce niveau je peine un peu à comprendre pourquoi certaines unités ont la possibilité de faire sauter les ponts si de toute façon les unités peuvent traverser les rivières sans soucis. Certes il y a des malus appliqués quand même mais ce genre d’éléments diminue le côté stratégique du titre.

Mon flanc gauche est explosé mais l’IA n’en profitera pas

Bref, à nouveau ce DLC s’adresse surtout aux fans d’Order of Battle ou à ceux qui veulent, à petit prix, étendre leur théâtre d’affrontement côté alliés sans être top exigeants sur le côté stratégique ou la réalité historique. Il y a une bonne variété de missions malgré des cartes assez petites et chacune vous prendra une bonne heure (le calcul de tour peut prendre un peu de temps et se met en pause en cas d’alt+tab). Songez quand même à sauvegarder souvent car il n’y pas de bouton « undo » et un mauvais clic peut quand même vous faire pester.

Développeur : The Aristocrats

Editeur : Slitherine Ltd.

Date de sortie : 7 Octobre 2021

Prix : 12,49€

Page Steam

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

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