Walking Dead : L’Etranger

Walking Dead fait partie des œuvres qui se prêtent aux produits dérivés de toute nature : adaptation télévisuelle en particulier (avec de nombreuses séries), romans… En s’ancrant dans le genre ultra codifié du zomblard, Walking Dead a remis l’humain au centre tout au long de sa publication. Après un final largement satisfaisant, Walking Dead pouvait se reposer en paix et Kirkman dormir tranquillement sur son matelas de billets avec l’assurance d’avoir posé une pierre sur le mur de la pop culture. Sauf qu’il en faut toujours plus et des comics ont commencé à se faire jour avec le très dispensable Negan et celui qui nous préoccupe aujourd’hui, l’Etranger.

L’idée de départ de l’Etranger est assez intéressante puisqu’il s’agit de suivre le frère de Rick (personnage principal de la série originale) dans une Espagne envahie par les zombies. Le récit ne se situe pas au début de l’épidémie, mais peu après afin de faire vivre la menace dans une configuration plus intéressante que trois zombies qui marchent dans les rues désertes. La rencontre avec un personnage va permettre de mettre en place une dynamique de duo tout au long du récit et savoir comment survivre en milieu hostile. C’est l’idée de départ et tout le problème vient de l’exécution.

La partie graphique respecte le trait de la série originelle et ne flatte pas plus la rétine que cela. C’est clair, agréable à l’œil avec des cases très grandes. Je dois avouer que je trouve le parti pris assez intéressant de vouloir « aérer » le récit par l’image et si le scénario ne prenait pas la même liberté, la proposition aurait été suffisamment originale pour donner du plaisir à la lecture. 20 minutes de lecture pour les plus lents, c’est peu et surtout, c’est 20 minutes où je me suis souvent demandé où l’auteur voulait en venir. Au final, il n’y a pas grand chose qui se vit, ni se raconte. Le récit est vide, inintéressant et ressemble plus à un produit dérivé opportuniste produit par des auteurs en mal d’inspiration et/ou en quête d’argent facile.

Est ce que ça vaut le coup/coût ? Mille fois non parce que cela revient à cautionner ce genre de procédés. L’Etranger n’est pas mauvais, il est inutile et ressemble plus à une tentative de tondre un peu plus le fan de Walking Dead à peu de frais qu’à une volonté de densifier un univers qui s’y prête.

Genre : Spin off raté de Walking Dead

Scénario : Marcos Martin, Brian K. Vaughan.

Dessin : Marcos Martin

Prix : 13,50€

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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