Here’s Negan

Pas de panique, ce n’est pas de la série TV que je vais vous parler mais de la bande dessinée, et plus précisément de Negan, le tome dédié au grand méchant loup de la série. Alors que les comics suivent leur bonhomme de chemin, Kirkman a décidé d’étoffer un peu l’univers en balançant en fin d’année dernière (en VF) un tome permettant aux fans de connaître les origines de Negan, ce psychopathe génial qui ne parle de cul. Et de pénis aussi des fois (souvent).

Génial ça, depuis le temps qu’on attendait de savoir comment un fou pareil était parvenu à monter une communauté ! Alors je vais doucher votre enthousiasme parce que… on ne sait toujours pas. Enfin, pas vraiment. Oh oui on découvre bien comment Negan a survécu quand l’apocalypse zombie a débuté, on le voit parcourir le pays, regardant les gens mourir autour de lui, se déshumanisant progressivement. Méprisant les faibles. On voit à quel point la mort de Lucille, son épouse, l’a affecté. Et on le suit quand il rencontre Dwight et son épouse, qui appartiennent à un groupe dont Negan prend naturellement la tête. L’homme est charismatique, vaillant, il sait se battre et a de bonnes idées. Malgré son langage ordurier, c’est un leader né. Mais un jour, Negan et sa bande rencontre un autre groupe, qui exploite sexuellement les survivantes. Une chose que Negan ne peut accepter ! Il prend donc la tête de ce deuxième groupe (après bien évidemment une discussion amicale avec son leader) et lance la légende de Lucille, la batte de baseball la plus célèbre au monde. Et ensuite, ce groupe… ah non c’est fini. Il ne vous reste plus qu’à imaginer comment les Sauveurs se sont installés et ont prospéré…

C’est peu, bien trop peu, surtout sur un sujet aussi riche. Negan est un personnage fascinant qui a ses principes (même s’ils sont quelque peu… particuliers) et sur lequel il aurait été possible de broder tant de choses. Au lieu de ça, Kirkman nous balance un tome qui n’a pas dû demander beaucoup d’efforts. Le personnage est trop peu approfondi à mon goût, les personnages secondaires sont aussi vite oubliés que dévorés et on repose l’ouvrage déçu et sur sa faim. Et ce ne sont pas les quelques pages dédiées à Michonne, Tyreek ou encore le Gouverneur qui vont changer ça.

Alors que jusqu’à présent la saga était un sans-faute, Negan est un tome à part, destiné à vous piquer 13€ faire patienter entre deux sorties tout en vous faisant croire qu’il va satisfaire votre curiosité. Raté ! Décevant, à l’instar des dessins peu inspirés de Rathburn, il ne s’adresse qu’aux collectionneurs compulsifs…

Scénario : Robert Kirkman

Dessin : Charlie Adlard

Couleurs : Cliff Rathburn

82 planches

ISBN : 978-2-413-00400-4

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

3 pensées sur “Here’s Negan

  • 8 avril 2019 à 11 h 16 min
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    Mais où vont-ils bien pouvoir trouver un collectionneur compulsif pour l’acheter ?

    *regarde la bio d’Harvester*

    Oops.

    • 8 avril 2019 à 13 h 05 min
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      Surtout que la série mère en dit pas mal sur Negan :p.

      • 10 avril 2019 à 19 h 18 min
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        Ouais mais y’avait tellement plus à dire sur son passé !

Commentaires fermés.