Il Faut Flinguer Ramirez : Acte 2

Il faut flinguer tez, antitez, synthez

En préambule à cette revue du tome 2 de notre réparateur en appareils de succion domestiques, une alerte : si comme moi vous avez attendu le tome 2 pour lire le tome 1, vous n’aurez pas toute la saga d’El Moustachio della Fusillade entre vos mains. En effet, ce tome 2 de Il Faut Flinguer Ramirez, loin de clore les pistes amorcées par le premier opus, les développe et en ajoute quelques unes. Ainsi un tome 3 (au moins) sera nécessaire pour suivre la trajectoire folle de Ramirez. Et si le tome 1 nous donnait à voir la version mexicaine de l’agent 47, le tome 2 nous dépeint une vérité très différente mais très fragmentaire, de sorte que l’auteur colle à l’exercice de rédaction niveau Collège que vous avez tous subi. Et le tome 3 promet donc de révéler toute la densité du personnage phare.

Copié-collé, à l’ez blez

En effet si vous avez aimé le tome 1 d’Il Faut Flinguer Ramirez, pas de déception ici, c’est la même recette sur le fond : ça flingue, ça roule à tombeau ouvert, ça enquête et les rebondissements vont bon train dans cette cavale rocambolesque. Le tome 2 introduit de nouveaux personnages et ajoute à l’histoire des pans du passé, de façon à donner du sens à un présent chaotique, et l’ensemble se comprend sans peine. L’auteur, très inspiré, déroule une histoire tout de même dense sur un road-trip qui souvent en BD induit bien moins de contenu (Streamliner, Golden Cup, Speedway qui sont finalement très bagnoles mais un peu minces sur les phylactères). La mise en page est toujours dynamique mais lisible, avec des couleurs chaudes restituant une ambiance 80s et mettant en valeur toutes les scènes d’action. Et l’on est toujours dans ce passé légèrement uchronique, où des voitures très fidèlement reproduites nous sont données à voir mais portant d’autres noms, d’autres marques, décrites dans des publicités cyniques réparties entre les pages de la BD.

Il faut flinguer le porte-monnez

Sur la forme, on reste sur la grosse BD de plus de 100 pages à tourner avec une couverture en effets reliefs pour 20€ environ, du coup le rapport page/prix est pas dégueulasse. Avec toujours des pages bonus de pubs parodiques hilarantes et bourrées de références avec une paire de QR codes pour faire dans le transmédia). On pourra regretter que les trois tomes nous harponnent dans les 60€, mais ramené à la page comme à la qualité intrinsèque de l’histoire, c’est une trilogie à ne pas manquer. S’il fallait se consoler, c’est bien plus intéressant et plus mérité que le coût prohibitif de la trilogie de fascicules Defiance-Resistance-Recue que Vestron Editions publie sur la saga Aliens, mais je digresse.

Scénario : Nicolas Petrimaux

Dessin : Nicolas Petrimaux

Couleurs : Nicolas Petrimaux

Editeur : Glénat

ISBN : 978-2-344-01874-3

Planches : 179

Oldnoobie

Cynique (ah, Desproges !) feignasse, dilettante avide de mondes imaginaires, il coche beaucoup de cases du geek : BD, Manga, Comics, Hard rock, Figurines, Jeux de rôle, Lego, Films avec Jean Gabin ou Dwayne Johnson, voyages, Jeux vidéos consoles (d'avant) et PC. Sa culture est une flaque : belle surface mais aucune profondeur. Ainsi le wombat fait des crottes cubiques, tandis qu'à l'époque des Sévères, les 11 aqueducs de Rome débitaient un million de mètres cubes par jour.

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