Top 2021 : la Sélection de Bofang

J’aime le top de fin d’année, car il précède la réunion annuelle de présentation des comptes de Dystopeek. Harvester nous présente de jolis tableurs Excel avec des courbes qui descendent. Il a sa manière à lui de nous expliquer pourquoi, cette année encore, c’est « compliqué », que la prime d’intéressement a été impactée par le covid. Mais c’est toujours cool de se voir en vrai, avant de repartir chacun de notre côté : la rédaction en métro, lui dans une Bentley rose importée de Californie.

meta de choc

Méta de Choc
Et si on se demandait pourquoi on pense ce qu’on pense ? C’est par ces mots qu’Élisabeth Feytit entame chacun des épisodes de son podcast Méta de Choc. Sur un format qui prend le temps, sans jugement ni fascination malsaine, elle s’intéresse aux chemins qui nous mènent aux croyances. Et à ceux qu’on emprunte pour en sortir. Déjà d’anthologie, ses entretiens avec un ancien témoin de Jéhovah, un ancien “haut cadre” de l’astrologie, un voyant repenti… Si ça vous démange déjà les oreilles de curiosité, jetez-vous sur les dizaines d’épisodes.

chernobylite

Chernobylite
Chernobylite est ce qu’on fait de plus proche de Stalker avec moins de moyens. L’exploration, le mystère, le craft de survivant ultime capable de bricoler un fusil avec deux piles AA et un cintre : tout est là.

Les environnements sont magnifiques, la taïga ukrainienne et ses tourbières à l’air vicié, belles à tomber. En somme, la plus agréable façon de crever d’irradiation ou d’une balle dans la cuisse en attendant Stalker 2.

bosh

BOSCH
Je n’ai pas encore vu la dernière saison, sortie cet été. Mais je n’en ai pas besoin pour vous la recommander très chaudement. D’abord parce que vous buvez nos conseils, ensuite si vous ne connaissez pas du tout, imaginez une série policière avec l’approche au ras du sol de The Wire.

Los Angeles de jour comme de nuit avec l’inspecteur Bosch et ses collègues, c’est de loin le meilleur voyage télévisuel que j’aurais fait de l’année.

À l’heure du bilan 2021, impossible de ne pas mentionner Valheim, le jeu de viking-crafting . Son joli open-world emprunt de mystère, sa simplicité rurale – presque paysanne – ses possibilités d’architecture exotique… ll y a de quoi rendre nostalgique de cette période bénie où, enfermé chez moi, j’attendais le soir venu qu’un chauve avec l’accent du Gers annonce que le chômage-covid était prolongé *soupir ému*. Bref. Si vous cherchez un jeu de Noël à la fois confortable et stimulant, Valheim vous accompagnera sans problème jusqu’à minuit au soir du 31 décembre (2022).

Prévention santé : le danger Animal Crossing
Dans le cadre du rôle de santé publique endossé par dystopeek.fr, il est de mon devoir d’utiliser ce top de fin d’année à très forte audience pour vous prévenir.

Comme vous, je me croyais au-dessus de tout ça. Pourtant j’ai bien cru flancher. Je parle évidemment d’Animal Crossing, ce free-to-play payant crackoïde en vente libre. Le jeu est entré chez moi, je l’ai lancé par curiosité. Une heure plus tard, j’avais ramassé 80 branches d’arbres, péché 94 poissons (je bave). Deux heures, remboursé mon premier prêt, souscrit à mon deuxième (j’ai les yeux croutés). Trois heures, j’ai capturé 72 insectes. Quatre heures, je suis la chose de Tom Nook. Ce crevard de ragondin. ACHETER. TUER. REMBOURSER.

Ce sont les fêtes : vous allez peut-être être exposé à la présence d’Animal Crossing. Un proche va peut-être vous en parler, voire vous proposer de visiter son île. Le sens de la famille a ses limites : éloignez-vous de cette personne, retournez écouter sagement votre oncle complotiste vous parler des chemtrails. C’est plus sûr.

tom nook

Bofang

J'écris pour justifier le temps perdu à jouer pendant que d'autres montent des start-up.

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