Preview: The Invincible

Depuis que Valve a lancé son Steam Next Fest, les studios de développement se sentent obligés de nous balancer des centaines de démos à essayer en quelques jours. Cela signifie qu’à la rédaction de Dystopeek, les autorisations pour rentrer chez soi sont suspendues et les repas vite expédiés. L’ambiance est studieuse et les clics frénétiques résonnent dans nos locaux. Sauf dans mon bureau où résonnent les jurons pendant que je suis sur The Invincible.

Non parce que oui c’est une démo, non ça n’est évidemment pas un jeu fini et bien entendu il reste du travail avant la sortie. Mais est-ce qu’il n’aurait pas été possible de prendre un peu plus de temps pour soigner leur produit.

Parce que 36Go pour une démo bancale où on ne peut ni choisir sa résolution (coucou les développeurs, certaines personnes ont de l’ultrawide !) ni configurer les contrôles, c’est assez fort ! Donc ne vous étonnez pas de trouver les textures dégueulasses sur les captures !

Ce petit coup de gueule étant poussé, passons aux choses sérieuses et à ce qui m’a fait lancer cette démo de The Invincible : le pitch. Vous dirigez une astrobiologiste, Yasna, chargée de découvrir ce qui est arrivé à son équipage lors d’une expédition foireuse sur une planète inconnue. Le tout basé sur un livre écrit par Stanislaw Lem, que vous n’avez bien entendu pas lu – et je ne vous en veux pas parce que moi non plus.

Vous allez donc, engoncé dans la lourde combinaison de Yasna, partir à l’aventure en essayant de découvrir comment et pourquoi ses collègues ont disparu, tout en restant en contact radio avec Novik, un gars plein de bons conseils.

Du genre « oh là là fais attention » et même « ben dis donc ça semble dangereux » quand on découvre le premier cadavre. Je me moque mais en fait les dialogues sont plutôt pas mal écrits et le peu que montre la démo donne envie d’en voir plus.

Le gameplay est quant à lui calqué sur un walking simulator, avec une héroïne qui avance tranquillement dans des décors somptueux avec de temps en temps des zones interactives. Un clic suffit à déclencher une action ou un script de dialogue, permettant de faire progresser l’histoire, avec en parallèle des menus à choix multiples permettant d’orienter la pensée de la scientifique.

N’ayant joué qu’une petite heure, je ne pourrai vous dire si le gameplay évolue beaucoup ou si l’histoire vaudra le coup. Il est clair que l’atmosphère est assez unique et prenante, bien aidée par des graphismes très travaillés et un gameplay réduit à sa plus simple expression.

Les bases semblent solides, l’équipe de développement suffisamment expérimentée pour éviter les plus gros écueils. La route est longue avant la sortie en 2023 mais si le pan technique n’est pas négligé (le point noir pour le moment) alors nous aurons alors un excellent titre à explorer.

Genre : Aventure

Développeur : Starward Industries

Editeur : 11 bit studios

Date de sortie : 2023

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...