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Headquarters: Cold War

Mine de rien, cela fait un petit temps que l’on accompagne Starni Games chez Dysto. Malgré ses défauts, la série Strategic Mind offrait une certaine variété et une simplicité de prise en main qui poussait à l’indulgence. Je trouvais que le moteur se serait bien prêté à une autre époque plus ancienne, les développeurs eux ont continué sur leur lancée en proposant un premier Headquarters: World War 2 qui n’avait pas convaincu mon cher confrère mais que le public avait encore bien apprécié. Je me penche donc sur le petit dernier qui change d’époque mais… vers le plus récent et la guerre froide dans un contexte ou elle ne serait plus froide.

En route grosse troupe comme disait ma tante

La série Headquarters varie de Strategic Mind en diminuant la taille des affrontements et en passant d’un système de tour par tour sur hexes à des « carrés ». Un système qui fait un peu penser aux anciens titres Battle Academy de par son côté combat forts rapprochés sur des cartes de tailles réduites. Point positif du titre, c’est qu’on ne doit plus subir les affreuses cutscenes des anciens titres mais on y perd quand même aussi en stratégie et en variété d’affrontements.

Les graphismes eux ont été bien améliorés (même si on a un filtre grisâtre pour bien aller avec l’époque) mais cela a un impact sur la variété des unités surtout qu’à part si vous subissez des pertes, il n’est pas possible d’augmenter votre armée en achetant de nouvelles unités à part en remplaçant des unités déjà présentes. Et comme les unités peuvent gagner en expérience, le joueur sera peu tenté de faire ce genre d’échanges.

En revanche, on garde le système de « mise en scène » de certains tirs que ce soit les vôtres ou ceux de l’IA qui ajoute un côté sympathique au début mais auquel on ne fait plus trop attention ensuite car ça ralentit le tempo. De plus, il arrive que l’angle de caméra soit loupé et on se retrouve à regarder un buisson qui cache toute l’action.

La prise en main est très aisée, les objectifs aussi vu qu’en général on doit tout tuer ou capturer un point spécifique. Vu que chaque carte est assez étriquée avec 2-3 chemins différents maximum cela limite quand même beaucoup les possibilités tactiques.

Ah Gottingen

A force de vouloir jouer la carte de la simplicité, les développeurs risquent de perdre les joueurs qui aimeraient voir une évolution dans la complexité ou plus de variété dans les missions. Il est quand même devenu difficile de recommander le titre à des habitués du genre sauf pour ceux qui aiment des graphismes un peu plus agréables à l’oeil (et parfois un peu gadget). Au final, on a pas grand chose à se mettre sous la dent car les missions manquent de la profondeur nécessaire à un jeu de stratégie.

Mais du coup, à qui s’adresse le titre ? Aux plus jeunes qui n’ont pas d’expérience dans le genre peut-être et probablement que c’est un jeu de stratégie qui serait facile à prendre en main sur console (mais je doute que ce soit à l’ordre du jour) mais voilà, pour presque 30€ on a quand même un choix plus large sur le marché et pour ma part j’ai trouvé assez peu d’intérêt au titre une fois passées les premières minutes de découverte. Voilà voilà, malheureusement sans être une catastrophe vous l’aurez compris je pense que vous trouverez votre bonheur ailleurs et si vous voulez quand même tenter le coup, attendez des soldes plus conséquentes.

Développeur : Starni Games

Editeur : Slitherine

Date de sortie : 19 mars 2026

Prix : 28,99€

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

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