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Early Access: Starship Troopers: Extermination

En grand fan de la licence Starship Troopers, comme vous avez pu vous en apercevoir ici, j’avais un peu peur de ce que Offworld Industries allait proposer avec Starship Troopers: Extermination. Oui ils sont derrière Squad, une valeur sûre des FPS militaires, mais une petite voix en moi hurlait que ça pouvait foirer. Que l’esprit de la franchise soit laissé de côté.

Mais non, mille fois non. Que ceux qui s’imaginaient, en voyant les trailers, courir au milieu de leurs camarades, lâchant des rafales en hurlant en direction d’une marée d’Arachnides, avant de finir les tripes à l’air au milieu de corps démembrés, se rassurent : d’une part leurs rêves sont aussi beaux que les miens et d’autre part oui, Starship Troopers: Extermination propose tout ça. Bon, c’est encore un peu bancal par moment mais c’est normal.

Starship Troopers: Extermination est un FPS en ligne coopératif dans lequel 16 joueurs vont devoir faire équipe pour remplir diverses missions, articulées de la même manière : d’abord une insertion (qui peut être de nuit) dans un coin un peu calme, une sécurisation de divers points avant la mise en place d’un avant-poste ou même d’une base qu’il faudra défendre face à des marées d’insectes toujours plus dangereux.

Certaines missions vous demanderont souvent d’aller éliminer une menace précise (comme des Bugs artilleurs) ou de protéger une installation. Et quand tout est fini, il y a la phase d’évacuation, qui oblige tous les joueurs présents à courir vers une navette pour extraction. Sans respawn possible.

Une fois le niveau 5 atteint, il faudra en plus collecter diverses ressources – c’est-à-dire en se trimbalant un container vous interdisant d’utiliser votre arme – en plus de défendre la base, ce qui obligera les joueurs à assigner des missions à chaque escouade et surtout à coopérer.

La coopération se fait fort heureusement naturellement, car la durée de vie d’un soldat isolé est ridicule, quelle que soit sa classe. Durant mes parties, si tout le monde restait bien groupé et se focalisait sur un objectif commun, tout se passait bien – comprendre que le taux de décès était raisonnablement élevé – et quasiment tout le monde parvenait jusqu’à l’extraction. Dans celles où le jeu en équipe était plus hésitant, aucune escouade ne tenait bien longtemps et la partie traînait en longueur.

Car le jeu est sans concession avec les joueurs. D’une part parce que leur armement n’est pas terrible, surtout à bas niveau. Que vous soyez Assaut (rapide et avec un jetpack), Opérateur (avec votre drone médical) ou Soutien (avec votre mitrailleuse et vos protections), n’espérez pas faire cavalier seul.

Oh vous transportez pas mal de munitions c’est sûr, mais vu qu’il faut quasiment vider un chargeur sur chaque Bug… D’autre part parce que le nombre et la dangerosité des ennemis augmente au fil du temps. Donc même si vous pensez que ça passe, vous finirez submergés.

Pour s’en sortir : le soutien mutuel et la construction de structures défensives. Rien ne vaut un bon vieux mirador avec une tourelle automatique ! Mais pour ça il faudra des ressources et encore et toujours de la coordination pour construire ça dans les temps impartis.

Oui, chaque partie de Starship Troopers: Extermination est intense et vous laissera lessivé, crispé au bord de votre chaise. Mais vous en redemanderez, surtout que l’expérience acquise (chaque classe est gérée séparément) permet de débloquer du nouveau matériel.

Attention cependant, si l’expérience sur Starship Troopers: Extermination est déjà satisfaisante, le jeu est encore en Early Access – en fait il vient juste de débarquer sur Steam – et donc extrêmement… incomplet.

Que ce soit au niveau des armes, modes de jeu ou classes (parce que je ne pense pas qu’ils se contentent de trois classes), il y a du « work in progress » dans l’air. Tout comme au niveau technique, et là il va falloir être tolérant.

En effet, si globalement le jeu est assez propre, avec des graphismes corrects et fidèles à l’univers, certains passages deviennent vite illisibles : quand trop d’ennemis arrivent simultanément, les modèles ont tendance à s’entremêler et à se retrouver empiler sans trop de logique. Mais je vous rassure, ça ne vous empêchera pas de quand même lâcher quelques rafales. 

Pendant la phase de construction aussi, vu que tout le monde peut construire dans une zone donnée, il est possible de se retrouver enfermé entre deux zones ou pire, avoir le décor qui apparaît sur soi et se retrouver coincé.

Je ne vous parle pas des phases d’extraction qui sont illisibles et pendant lesquelles vous allez courir dans tous les sens sans rien comprendre. Ça n’empêche pas de jouer et c’est normal pour un Early Access mais voilà, vous êtes prévenus.

A la question « dois-je acheter Starship Troopers: Extermination », vous savez que ma réponse est oui. Par contre, à la question « dois-je acheter maintenant Starship Troopers: Extermination », alors ma réponse sera… quand même oui. Car même sans avoir d’amis sous la main, la communauté a l’air d’avoir déjà pris ses marques et surtout compris que la meilleure manière de s’éclater c’est de jouer tous ensemble.

Les développeurs ont de plus d’ors et déjà posé de solides bases qui ne demandent qu’un polish technique et un enrobage plus conséquent. Alors vous aussi, faites votre part et rejoignez dès maintenant l’Infanterie Mobile !

Genre : FPS en ligne

Développeur : Offworld Industries

Editeur : Offworld Industries

Date de sortie en Early Access : 17 Mai 2023

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...