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Early Access: New Cycle

Les développeurs de jeux vidéo ne sont pas des gens optimistes. Avec eux, le monde va être détruit ou l’a déjà été et vous devez survivre. Ça peut être en construisant une cabane avec des morceaux de tôle rouillée, en luttant contre des gangs post-apocalyptiques ou tout simplement en reconstruisant une civilisation dans un monde dieselpunk comme dans New Cycle.

Je sais, cela a déjà été fait dans Frostpunk, Endzone ou Surviving the Aftermath mais que voulez-vous, vous ne prenez pas un jeu de gestion pour son pitch. Celui de New Cycle est classique : après plusieurs éruptions solaires qui ont cramé toute technologie, l’humanité doit repartir presque à zéro – on n’est quand même pas dans Sapiens – et essayer de remonter la pente en évitant les écueils du passé, comme recréer Tik-Tok.

A vous donc de développer votre village de pouilleux au début, avec ce qu’il faut de camps de bûcherons, mineurs et autre entrepôts avant de – lentement mais sûrement –  progresser technologiquement grâce à un arbre de science et des cycles.

Ces cycles sont atteints lorsque vous parvenez à atteindre des objectifs de population ou autres et vous permettent de débloquer de nouvelles technologies. C’est classique, très classique même et ça marche plutôt bien. Tout amateur de city builder sera dans son élément en quelques dizaines de minutes et fera ronronner ses chaînes de production.

Mais qu’est-ce qui différencie New Cycle de la concurrence ? Une série de petites choses je dirais. Tout d’abord, le jeu est scripté comme Frostpunk. Vous vous développez tranquillement et paf, un événement surgit et il faut réagir. Cela peut-être une énième catastrophe naturelle ou l’arrivée inopinée d’autres survivants exigeant de l’aide. Rien d’aussi méchant que dans Frostpunk je vous rassure, mais un petit challenge à relever à chaque fois.

Autre inspiration, le système de moral et de revendications. Vos ouailles viendront régulièrement vous voir avec des exigences et vous obligeront à faire attention à leur moral, en augmentant leur confort, leurs rations… C’est là encore déjà vu et revu mais suffisamment bien intégré.

Le cycle des saisons est bien entendu de mise, avec un hiver empêchant la collecte de certains types de nourriture, il y a trois types de citoyens (qu’il faut entraîner) comme dans Anno 1800, les bâtiments peuvent bien entendu être améliorés et sont répartis entre plusieurs niveaux technologiques.

Le nombre de ressources à produire ou collecter est assez important mais rassurez-vous, vous n’aurez pas à gérer les flux de marchandises, tout ce qui est produit étant directement transporté dans les entrepôts. Dernier point notable, vous allez pouvoir créer d’autres colonies – après avoir envoyé des éclaireurs un peu partout – qui vous permettront de continuer à vous développer.

Attention cependant, New Cycle est en Early Access et qui dit EA dit… en chantier. Si pour le moment c’est assez propre et que tout tourne bien, toutes les mécaniques de jeu ne sont pas encore implémentées et il y a encore des bugs, comme ce curseur qui disparaît et qui oblige à relancer la partie. Rien de très affolant toutefois, les développeurs de Core Engage – dont je n’avais jamais entendu parler – faisant preuve d’un grand professionnalisme et communiquant beaucoup, ce qui laisse présager le meilleur.

Alors faut-il se jeter sur New Cycle ? En l’état, il y a déjà de quoi s’occuper de longues heures. La progression est fluide, les événements ne sont pas aussi brutaux que ceux de Frostpunk et globalement l’expérience est très agréable.

Il y a certes des choses à implémenter, comme cette mini-map qui brille par son… absence, des bâtiments plus facilement identifiables ou des mécaniques encore obscures. Mais pour un début d’Early Access c’est très encourageant et je vous conseille, si vous avez fini vos autres city builders, de vous intéresser à celui-ci.

Genre : Gestion

Développeur : Core Engage

Editeur : Daedalic Entertainment

Date de Sortie en Early Access : 18 Janvier 2024

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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