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Citizen Sleeper

À l’occasion de la sortie d’une traduction française, j’ai eu l’occasion de jouer à Citizen Sleeper. Ce jeu, sorti il y a maintenant près de deux ans, avait reçu un excellent accueil. J’avais donc hâte d’enfin m’y essayer. Une fois n’est pas coutume, j’ai joué en français pour vous donner mes impressions sur le jeu et sa VF.

Citizen Sleeper est une aventure narrative cyberpunk qui se déroule au fin fond de l’espace, dans une station spatiale en décrépitude. Vous êtes un dormeur, une conscience humaine transférée dans un corps mécanique après que votre vrai corps ait été vendu à la méga corporation Essen-Arp. Vous avez réussi à leur échapper, chose qui semble en-soi tenir du miracle, mais la situation n’est pas bien glorieuse pour autant.

Votre corps tombe en ruines, tout comme la station sur laquelle vous vous trouvez, votre mémoire est pleine de trous et surtout, Essen-Arp n’a pas abandonné l’idée de récupérer sa propriété. Oui, je parle bien de vous.

Pour le reste de l’histoire, je vous la laisserais découvrir par vous-même, je vous en ai déjà bien assez dit. Sachez juste que l’écriture est vraiment excellente, j’irai même jusqu’à classer Citizen Sleeper sur l’étagère des meilleurs jeux narratifs auxquels j’ai pu jouer. Pour ne rien gâcher à l’affaire, les autres aspects artistiques ne sont pas en reste.

En effet, Gareth Damian Martin, le développeur solo derrière le studio Jump Over The Age, a su s’entourer de deux artistes talentueux. Amos Roddy pour la bande son et Guillaume Singelin pour le design. Si ce dernier nom est familier aux amateurs de BDs, c’est qu’on lui doit, entre autres, l’excellent Frontier sorti l’an dernier, et que je ne saurais que trop vous recommander.

Pour en revenir à nos moutons électriques, vous l’aurez compris, Citizen Sleeper m’a conquise sur le plan créatif et artistique, mais qu’en est-il du gameplay ? Le jeu est fortement inspiré des jeux de rôle sur table et exécute la transition d’un format à l’autre de façon très propre. L’interface est simple, mais efficace, et le jeu reste facile à prendre en main.

Le jeu se décompose en cycles, assez courts, où vous disposez d’un certain nombre de dés (en fonction de votre état). Chaque dé peut être utilisé pour une action dont le résultat dépendra de la valeur obtenue sur le jet. À vous de bien choisir dans quoi vous déciderez d’investir ces points d’action. Certains évènements ne dépendront d’aucun jet de dé et feront simplement avancer l’histoire.

Au tout départ, Citizen Sleeper a un petit effet gestion de ressources en mode survie, mais après quelques cycles, vous rentrerez dans une routine pour le côté survie et vos choix dépendront surtout de comment vous voulez faire avancer votre histoire. Plus généralement, j’ai trouvé le gameplay agréable et bien implémenté, toujours au service de la narration, qui reste la partie la plus importante du jeu.

Le jeu étant sorti il y a presque deux ans, on peut aussi noter qu’il a bénéficié de mises à jour de contenu. Celles-ci sont gratuites et rajoutent un nouvel arc à l’histoire, divisé en trois chapitres. Ces DLCs bénéficient d’un niveau d’écriture aussi agréable que celui de la trame principale et permettent d’étoffer un peu votre expérience si vous appréciez le jeu.

Il m’a fallu environ une dizaine d’heures pour explorer tout ce contenu et je n’ai pas vraiment vu le temps passer. L’avantage du système de cycles assez courts permet d’apprécier le jeu soit par petites tranches, soit par sessions plus longues.

Un petit mot sur la traduction française, qui est, elle aussi, d’excellente qualité. Pour ceux qui étaient refroidis par le niveau d’anglais nécessaire pour jouer à cette aventure narrative peuvent donc se rassurer et enfin se plonger dans l’aventure.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré l’expérience offerte par Citizen Sleeper. Une suite est en préparation, et même si la date de sortie n’est pas encore connue, je l’attends avec impatience. Quant à vous si cet article vous a convaincu et que vous n’avez pas encore joué à Citizen Sleeper, jetez-vous dessus.

Site officiel

Développeur : Jump Over The Age

Éditeur : Fellow Traveller

Plateforme : Steam, GoG, Epic, Switch, Playstation, Xbox, Gamepass

Date de parution : 5 mai 2022

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.

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