Albedon Wars : La guerre du bide

Tokyo – 5 novembre 2019, 19h11.

♫Ding♫ Un message privé sur Twitter « Pouet. Tu veux tester Albedon Wars ? »

Bordel ! Ca fait pas 2 jours que je suis en vacances et déjà le sergent rédac’ chef me parle travail.

Albedon Wars, inconnu au bataillon. C’est de l’Early Access, y a pas de tentacules, pas de Grands Anciens. Ça commence mal pour moi. Un mélange de Tactical RPG (T-RPG pour les intimes) et de jeu de cartes. T-RPG, j’étais un grand fan de Final Fantasy Tactics Advance (sur Gameboy Advance donc). Jeux de cartes, j’ai donné aussi en tant qu’ancien joueur de Hearthstone (je vous vois en train de me juger là !). Il y a même un brin de monde persistant. Un bien drôle amalgame. M’enfin, donnons sa chance au produit.

Le feu ça brûle…

Avant même de créer mon premier (spoiler : et dernier) personnage, je jette un œil aux options. Ce sera rapide. 3 onglets, un pour choisir la langue (anglais ou italien, pas de français pour le moment), un pour les options graphiques (résolution et mode fenêtré ou non) et le dernier pour le son. Au moins on n’est pas dans un de ces jeux où on passe la première demi-heure à tout paramétrer pour un affichage « aux p’tits oignons » avant de se rendre compte qu’il faut changer de carte graphique pour tout mettre en ultra (au fait chef, j’ai toujours pas reçu ma RTX2080 !)(NdHarvester : elle arrive, promis !).

Une fois les options paramétrées, on passe par la case création de l’avatar. Après avoir choisi sa faction entre les 2 disponibles, on opte pour une race parmi les 4 proposées. Enfin on sélectionne son personnage (parmi 4 disponibles de nouveau) lui-même défini par 3 caractéristiques : son style de combat, son talent passif et son pouvoir, le tout s’accompagnant de bonus/malus. Vous pouvez maintenant cliquer sur « Play ».

Rare moment de calme à la rédac’

Après une brève introduction, on vous demandera si vous avez besoin d’entraînement ou non. En tant que novice dans ce monde (de brutes), ce n’est pas de refus. On vous présente alors les rudiments du combat. En premier lieu, vous avez une phase de « draft ». On vous montre les 3 cartes que vous aurez en main pour commencer la bataille et vous pouvez choisir de les conserver (toutes ou partie) ou bien de les remplacer (idem). Vient ensuite le placement des membres de votre équipe (4 au maximum, mais vous pouvez avoir une réserve de combattants plus importante).
La zone de bataille est divisée en 4 sections qui influent sur le déroulement du combat selon les personnages placés dessus. La zone supérieure de l’écran permet d’avoir l’initiative, la partie inférieure gauche de piocher des cartes, la partie centrale donne un bonus aux dégâts, enfin la partie inférieure droite permet de générer des cristaux.

Place à la baston ! Vous avez drafté, vous avez placé, maintenant ça va cogner ! Les combats suivent tous le même schéma. Une fois votre équipe en place, vous voyez apparaître l’équipe adverse sur le plateau. Celle ayant le plus d’initiative engage le combat puis on alterne un combattant de chaque faction. Le premier combattant ne peut faire qu’une seule action parmi les trois de base à savoir : se déplacer, attaquer ou utiliser sa capacité spéciale. Impossible de jouer une carte. Une fois ce premier attaquant joué, vous pourrez utiliser une carte par tour, sous réserve d’avoir assez de cristaux pour la jouer. En effet, chaque carte a un coup indiqué dans le coin supérieur gauche de celle-ci, correspondant au nombre de cristaux nécessaire pour la jouer. Les effets sont divers et variés, mais les cartes de base permettent d’effectuer une action supplémentaire comme se déplacer ou bien utiliser une attaque basique. Il existe également des cartes « consommables » que vous ramasserez lors des phases d’exploration. Ces dernières ont la particularité de disparaître de votre deck après utilisation. Le tour se termine une fois que chaque membre des deux factions a exécuté son action. À la fin du tour, et selon l’emplacement de vos acolytes, vous pourrez piocher plusieurs nouvelles cartes et/ou gagner des cristaux. Si des personnages sont dans la partie centrale de la carte, ils seront automatiquement déplacés vers une autre zone de l’ère de combat. Puis le tour suivant commence et ainsi de suite jusqu’à ce qu’une des 2 équipes soit décimée.

Vous avez gagné ? Félicitations ! Le moment est venu d’être récompensé. Chaque victoire vous donnera de l’expérience pour faire progresser votre personnage et débloquer les rangs supérieurs de ses divers traits/attaques. Vous aurez également votre part du butin sous forme de cartes à intégrer (ou pas) dans votre deck. Le nombre de cartes étant limité pour chacun de vos personnages, vous devrez faire des choix. D’autant plus que certaines d’entre elles nécessitent que l’un de vos personnages ait une capacité particulière pour pouvoir l’utiliser. Enfin, si l’un de vos compagnons a été mis KO durant le combat, celui-ci se verra infliger une « blessure ». Au-delà de 2 blessures il est considéré comme mort et n’est donc plus sélectionnable dans votre équipe tant que vous ne l’aurez pas soigné/ressuscité. Pour ce faire, vous avez 2 options : utiliser une potion qui s’achète contre des cristaux, la monnaie du jeu (mais pas les mêmes qu’en combat), soit en allant vous reposez dans votre base. Si cette dernière option a l’avantage d’être gratuite, elle vous fera toutefois perdre votre expérience « temporaire » (les points d’xp n’ayant pas permis d’atteindre un niveau supérieur).

En dehors des combats et entre deux promenades en ville ou ailleurs, vous aurez toute latitude pour composer votre équipe de héros, faire progresser leurs talents et gérer leurs cartes. Et comme « une image vaut mille mots », je vais m’économiser plusieurs milliers de mots d’un coup.

Hors combats donc, vous allez avoir une quête à suivre dans des décors charmants et variés (ironie quand tu nous tiens) et certains objectifs affectent le monde tant que l’une ou l’autre des factions dominent certaines zones (du moins, c’est ce que j’ai cru comprendre). Voilà pour le côté « monde persistant ». Je vous ai donc fait un compte-rendu complet des trois éléments de gameplay, le T-RPG, le jeu de cartes et l’univers persistant. Il ne me reste plus que les éléments « subjectifs » à aborder. Et là, je suis bien désolé, mais le style graphique ne m’a pas emballé, je le trouve très quelconque et ce n’est pas la musique qui va transcender l’œuvre. Pour tout vous dire, je l’avais même mise à 0 en cours de jeu pour surveiller mes 2 gobelins dormeurs et je ne me suis même pas rendu compte de son absence quand j’ai relancé le jeu au moment de faire mes captures d’écran. Ceci dit, voyons ça de manière positive, au moins elle ne casse pas les oreilles ni ne vous tourne en boucle dans la tête comme une certaine « libérée, délivrée » (oh oui traitez moi allez-y !). Les combats sont mous et j’ai bien failli m’endormir au cours de l’un d’eux. L’histoire/le jeu n’ont pas su me donner l’envie d’aller loin dans l’histoire et le résumé le plus juste de celle-ci me semble être « 2 factions s’opposent pour le contrôle d’une ressource cristalline » (faut pas gâcher). C’est diablement original, n’est-ce pas ? Enfin, heureusement, le jeu nous évite le cliché du héros barbu et musclé, assisté d’une femme au décolleté plongeant et affublée d’une belle paire de tatouages.

Ah ben non, raté

Genre : Jeu de cartes

Site officiel

Développeur : Firemill Games

Editeur : Firemill Games

Plateforme : Steam

Prix : environ 21€

Early access du 07 novembre 2019

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur.

Flad

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.