Dans la tête de Sherlock Holmes

J’ai posé la manette, le clavier et la souris quelque temps. Oh pas longtemps, quand on a le jeu dans le sang, on y revient toujours très vite. Mais là, j’ai fait une pause pour parcourir (dévorer devrais-je dire) le diptyque Dans la tête de Sherlock Holmes.

Bien que le premier tome date déjà du 17 mai 2019, la suite (et fin) n’est sortie que très récemment (24 septembre 2021). La faute, entre autres causes, à cette pandémie qui n’en finit pas. Il aura donc fallu patienter près de deux ans pour avoir en main le précieux ouvrage et connaitre le fin mot de l’histoire.

L’histoire justement. Elle commence alors que Sherlock Holmes trompe son ennui dans la drogue. Un policier entre au célèbre 221b Baker Street. Il est accompagné d’un homme débraillé, désorienté et partiellement amnésique. On apprend vite qu’il s’agit d’un confrère du Dr Watson. Il n’en faut pas plus pour piquer la curiosité de Sherlock. S’ensuit alors une enquête originale (ie : non-issue des livres d’Arthur Conan Doyle).

N’essayez pas de deviner qui est le coupable ni ses motivations avant Sherlock, vous n’y arriverez pas. Et ce, pour deux raisons simples. La première, vous n’êtes pas Sherlock. La seconde, la bande dessinée est ainsi faite que vous aurez les déductions et révélations au moment même où Sherlock les fait. En effet, le parti-pris de cette BD est de nous montrer ce qui se passe dans la tête de notre cher inspecteur (D’où le titre ! Élémentaire mon cher Watson.).

S’inspirant des écrits originaux, les pensées de Sherlock prennent place dans une masure où chaque indice sera rangé dans un tiroir précis. Chaque connaissance prendra la forme d’un livre classé dans une bibliothèque précise. Et pour nous aider à suivre le cheminement de Holmes, un fil rouge est matérialisé tout au long des pages. De plus, pour rendre la lecture un peu plus interactive, certains indices sont révélés soit par transparence, soit en pliant, roulant ou approchant deux pages l’une de l’autre.

Du point de vue de l’histoire, celle-ci colle à l’esprit des livres et si le grand méchant n’est pas Moriarty, il n’en est pas moins fidèle à ceux peuplant les différentes œuvres de ce détective de génie. Au niveau graphisme, le trait est précis et joue aussi bien sur les courbes que les angles saillants, chaque détail compte et l’ensemble donne un univers très cohérent et immersif. La palette de couleur utilisée est également en accord avec cet ensemble et contribue à en faire un très bon diptyque. Au point que j’ai décidé de lui attribuer un Dystoseal of Quality. Un vrai coup de cœur personnel. Merci à Benoît Dahan et Cyril Lerion pour ces deux tomes.

Genre : Policier

Scénario : Cyril Liéron et Benoît Dahan

Dessin et couleurs : Benoît Dahan

Éditeur : Ankama Éditions

Dates de sortie : 24/05/2019 pour le tome 1, 24/09/2021 pour le tome 2

ISBN : 979-10-33509-72-1

ISBN : 979-10-33512-54-7

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.

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