Yakuza: Like A Dragon

Le dernier venu dans la série des Yakuza, Yakuza: Like A Dragon, tente d’amener un vent de renouveau dans une série au succès déjà bien établi. Je m’y suis plongée pour vous, histoire de voir si l’esprit des Yakuza est toujours là et surtout ce que vaut ce jeu en lui même.

Ichiban devant une rue de Tokyo
Bienvenue à Tokyo
Nouveau protagoniste et nouveau décor

Si Yakuza: Like A Dragon se place officiellement dans la continuité de la série principale, ici le joueur n’incarne plus Kazuma Kiryu. A la place, le protagoniste est Ichiban Kasuga, un jeune membre fougueux du clan Tojo. Enfin jeune… Les premiers chapitres servent d’introduction jouable à l’intrigue et se déroulent à l’aube du nouveau millénaire. Après une série d’évènements pour le moins infortunés, l’histoire fait un saut dans le temps de 18 ans. On retrouve Ichiban de nos jours, livré à lui-même à sa sortie de prison.

Pour la première fois dans la série, la majorité du jeu ne se situe plus à Tokyo. Passé l’introduction, nous voilà dans le quartier fictif d’Isezaki Ijincho à Yokohama. La carte est grande et diversifiée et, comme dans les précédents Yakuza, le quartier a été recréé avec beaucoup d’attention portée aux détails. Il fourmille de quêtes secondaires et de nombreuses activités facultatives. Au programme, entre autres : pachinko, mah-jong, le classique karaoké mais aussi cours du soir ou encore le dragon kart, l’une des nouveautés de cet opus.

Ecran de montée de niveau
Admirez cette coupe de cheveux !
Un changement significatif

L’un des principaux changements, qui refroidira peut être les fans de la série, est l’introduction du combat au tour par tour qui vient remplacer le beat’em’up en temps réel des précédents opus. Si cela peut faire craindre un ralentissement dans le rythme, ce nouveau système parvient à maintenir l’impression de dynamisme et de fluidité. Les alliés comme les ennemis sont en mouvement constant dont on n’a malheureusement pas le contrôle, ce qui peut être gênant au moment d’effectuer une attaque de zone. Au final, si le système n’est pas parfait, la plupart des joueurs devraient tout de même y trouver leur compte.

L'interface de combat
Au cœur de l’action
Un petit air de Dragon Quest

L’amour d’Ichiban pour la série des Dragon Quest offre un prétexte à ce passage à un J-RPG et à l’introduction d’un panel d’ennemis très variés et souvent loufoques, aussi bien par leur aspect que par leurs attaques. Ennemis que d’ailleurs vous pourrez répertorier dans votre Sujidex, une parodie du Pokedex, que vous obtiendrez lors d’une quête annexe.

L’apport le plus intéressant de la série de J-RPG cependant reste l’ajout d’un système de groupes et de métiers. Ainsi, Ichiban mais aussi chacun de ses compagnons pourront choisir entre différentes classes. Ces classes influeront alors sur leurs statistiques, leur équipement potentiel et leurs mouvements en phases de combat.

Une parodie de Pokemon
Le pouvoir de l’amitié

Like A Dragon est très axé sur les relations entre les personnages, autant dans l’histoire que dans le gameplay. En effet, que ce soit en combattant à vos côtés ou en se joignant à des activités annexes, chaque compagnon verra sa relation personnelle avec Ichiban se consolider. Vous en apprendrez ainsi plus sur leurs histoires personnelles à travers des conversations optionnelles et améliorerez leurs capacités au combat.

D’une façon générale, l’écriture de ce Yakuza semble mettre l’accent sur l’empathie et les relations aux autres. Ichiban lui-même, à chaque gain de niveau ou lors de la complétion de quêtes annexes, accentuera les traits de sa personnalité. Ces traits vont de son charisme et son intelligence à sa passion, tout en passant par sa gentillesse. Tout cela dépendra bien évidemment de vos choix au cours de ces dites quêtes.

Une scène de combat
Et la réalisation alors?

Niveau durée de vie d’abord, la quête principale semble assez longue et nécessite une bonne quarantaine d’heure à elle seule. Ajoutez à ça les nombreuses quêtes secondaires et les activités annexes en tous genres, le jeu est très touffu et devrait donc vous tenir occupés un certain temps.

Côté technique, Yakuza: Like A Dragon n’est certes pas toujours parfait, mais n’a pas non plus à rougir. Ainsi la réalisation est propre, les décors magnifiquement retranscrits et les doublages, aussi bien en version originale qu’en version anglaise, sont de bonne qualité.

Flashback sur le passé d'Ichiban

Parfois cependant, lors des phases de combats, les personnages et les ennemis, qui bougent de façon aléatoire, rencontrent des problèmes de collisions entre eux ou avec des éléments du décor, ce qui rend leurs mouvements quelque peu erratiques. Rien de bien grave cependant ou qui viendra gêner votre progression. Pour vous dire, avant ma mésaventure dans l’encadré ci-dessous et qui ne devrait pas vous affecter, ma seule plainte était l’absence de raccourci pour sortir directement du jeu sans revenir au menu principal et devoir attendre de passer les logos et écrans titre.

Après une dizaine d’heures de jeu, un problème sur la version de presse a rendu mes sauvegardes impossibles à charger. Quasiment deux semaines plus tard, le soucis n’est toujours pas résolu malgré de nombreuses promesses de la part de SEGA. Je me vois obligée de signaler que ce test a été réalisé sur uniquement cette portion du jeu. J’ai pu entendre qu’après deux tiers du jeu, les combats prennent un virage brutal dans la difficulté et obligent à grinder ad nauseam pour progresser dans l’histoire. De même, si dans ce que j’ai pu voir l’histoire ne nécessite pas de connaissance antérieure de la série, il semblerait que ce ne soit pas forcément le cas plus tard. N’ayant pas pu constater cela par moi même, je tiens tout de même à le signaler.

Jouer ou ne pas jouer ?

Au final, Yakuza: Like A Dragon n’est pas un jeu parfait, mais il n’en a pas la prétention. La somme de tous ses composants en fait une expérience plus qu’agréable, pour ce que j’ai pu en voir. Selon moi, Ichiban réussit donc son entrée dans la série de façon plus qu’honorable. Le studio nous offre un jeu à la fois déjanté et touchant, en trouvant un bon équilibre entre humour et émotions, tout en restant avant tout divertissant. A voir s’il séduira les fans de longue date mais pour ma part je suis plutôt convaincue par le résultat.


Site officiel

Développeur : Ryu Ga Gotoku Studio

Éditeur : SEGA

Plateforme : Steam, Xbox One, PS4

Date de parution : 10 Novembre 2020

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.

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