Vambrace: Cold Soul

Ayant reçu une clé, généreusement offerte par les développeurs de
Devespresso Games, je me suis lancé dans Vambrace fort alléché par son esthétique proche de Darkest Dungeon et le look un peu plus « animé » des personnages.

Ne pas être distrait, ne pas être distrait

Le jeu vous met dans la peau d’une jeune fille, secourue lors d’une expédition par des aventuriers. Ceux-ci la ramènent en ville et sa présence ne passe pas inaperçue vu que la ville est sous la malédiction du Roi Maudit. Pour faire court, personne ne peut ni sortir ni entrer dans la ville sauf vous. Votre arrivée est donc inattendue et vous êtes tout d’abord accusée d’être un espion à la solde de l’ennemi. Ce que vous niez ardemment. Et hop, en résultat on vous file de la thune et la possibilité de vous balader où vous voulez.

Vous pouvez parler à tout le monde même si la plupart des interactions sont limitées

Cette mise en bouche de l’histoire m’a presque arrêté dans mon élan tellement c’était ridicule. Vambrace est une aventure à texte, il y a beaucoup à lire et pire, en tout cas pour moi, il est conseillé de tout lire pour faire certains choix. Je n’ai malheureusement plus vraiment la patience pour cet élément dans les jeux et ne suis donc probablement pas le meilleur testeur pour Vambrace car j’attends quelque chose de plus « nerveux » et direct dans l’interaction et la découverte du monde, je trouve qu’aujourd’hui rien n’empêche techniquement à ce que l’histoire soit distillée lors des moments où le joueur joue plutôt que par textes et dialogues mais c’est clairement une préférence personnelle. D’autres apprécieront je pense la possibilité de se balader librement en ville afin d’y rencontrer les différentes cultures, de parler à tout le monde, de trouver des pages de lore et de dialoguer avec les membres de son groupe à chaque feu de camp.

L’exploration des lieux se fait à l’ancienne. 2D.

Heureusement le jeu offre plus que ça, craft (simple mais qui a le mérite d’être là et utile), quêtes, combats, système d’expérience et de gestion d’équipe mais le tout est souvent handicapé par une interface qui manque d’ergonomie. En vrac, pas de tooltips sur les compétences en combat à vous de les apprendre par coeur, pas de possibilité de reconfigurer les touches, le positionnement des personnages dans le groupe se fait en en sélectionnant un, en allant sur sa page puis en cliquant sur le bouton repositionnement puis sur la personne avec qui le switcher et puis il faut recommencer avec le suivant alors que tout aurait pu être fait via des drags & drops. L’interface en général, si elle est jolie, prend une grosse partie de l’écran et vous oblige à des allers-retours incessants sans parler du manque général d’ergonomie.

Graouu invocation!

Une partie non négligeable du jeu se situe dans la ville, que vous pourrez explorer en vue 2D du dessus avant de rentrer dans les bâtiments découpés en de nombreuses pièces mode side scroller. Bref, ce qui est pour moi une impression de perte de temps, permettra à d’autre d’apprécier le soin et l’attention apportée par les devs à leur monde. L’atmosphère du jeu est d’ailleurs assez réussie. Sans être du niveau de Darkest Dungeon (et d’ailleurs la comparaison ne peut que faire du mal à Vambrace malheureusement), on est en présence d’un mélange entre un jeu très enfantin et un sujet assez sombre ; on parle quand même de l’anéantissement d’une ville entière, de peuples forcés à vivre ensemble et d’expéditions dans le froid dans des lieux désolés et hantés avec assez peu d’espoir d’en ressortir vivant.

Gestion des compétences.

Une fois, la ville explorée et votre équipe composée, vous voilà prêt à partir (avec moulte potions chacune ne permettant de ne soigner que deux effets spécifiques tels que fractures, assoupissement, etc.) et à regagner la surface gelée où vos missions vous mènent.

On peut trouver certains déguisement plus spéciaux.

Les combats et l’exploration ne sont pas simples, entre les pièges, les événements aléatoires et les rencontres avec les ennemis tout ça sans trop traîner sinon vous allez vous retrouver gelé sur place. Au bout de la première partie de « donjon » mon groupe était déjà assez mal en point, surtout que se reposer ne vous soigne pas ni ne renfloue votre « vigueur » mais permet juste d’utiliser ce que vous possédez dans votre inventaire. Il vous faudra disposer des potions, bandages et autres éléments nécessaires à poursuivre l’aventure. Tout ça avec une taille d’inventaire limité sinon ce n’est pas drôle.

La carte est vitale pour savoir où se trouve la sortie

Vous aurez remarqué que j’ai à peine mentionné le système de combat. Il faut dire qu’avec tout ce qu’il y a faire (à explorer et lire surtout), le temps passé en combat n’est pas aussi important que souhaité, et c’est dommage car malgré que les personnages ne disposent que de quelques maigres compétences le fait de devoir gérer les différents débuffs et le positionnement des ennemis est sympathique. Celui de chaque personnage dans votre groupe est important aussi, que ce soit pour éviter les pièges ou pour pouvoir avoir la bonne portée correspondant à son arme. Mais le tout est malgré tout lourd à géré à cause de l’interface.

Ambiance chez les elfes…

Joli et difficile, Vambrace a pour l’instant des difficultés à me convaincre, dues à la lourdeur de son interface et à la prépondérance du texte par rapport à l’aventure. Ici le but est plus de vivre une aventure à un rythme lent et de tenter de survivre lors de vos expéditions plutôt que de gérer une équipe et de défourailler du monstre. Certains seront probablement sous le charme, j’en suis sûr, mais pour moi l’alchimie n’a pas fonctionné. Le jeu n’est plus en EA mais les développeurs semblent assurer un bon suivi, ceux qui ne seraient pas rebutés par les défauts relevés peuvent donc s’attendre à une bonne expérience malgré tout.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.