The Company Man

Ah l’entrée dans la vie active ! Le premier job. Les bonnes intentions de débutant. Le premier supérieur qui vous gueule dessus sans raison… Et les premières boulettes (non pas celles de la cantoche, les vôtres !). Non, je ne vous raconte pas l’arrivée de LupusVII à la rédac’ (on n’a pas de cantoche ici), mais ce qui aurait pu être le synopsis de The Company Man.

C’est bien plus calme qu’à la rédac’ de Dystopeek ici !

Nous voici donc dans la peau d’un nouveau venu dans La Compagnie (oui, c’est comme ça que j’ai décidé d’appeler cette société). Une société tout ce qu’il y a de plus classique avec plein de gens, occupés à faire plein de choses, dans plein de bureaux différents. Et puis notre boss nous appelle, nous demande de tirer sur un levier, ce que l’on fait… Et le levier casse. « Bravo le veau ! » comme on dit chez moi. C’est un aller simple pour l’enfer qui nous attend ! Ou plutôt pour « le service client » qui est le premier niveau du jeu. Mais on n’est pas seul, on est accompagné de notre meilleure arme possible : notre clavier !

Le levier de la disgrâce

The Company Man se décrit lui-même comme un jeu d’action-aventure et plateformes en 2D. Et autant je suis d’accord sur l’aspect plateforme et action, autant le pendant aventure n’est pas vraiment là. Côté plateformes, on est bien servi, dans des décors plutôt jolis, il faudra donc sauter au bon moment, dasher, composer avec une gravité parfois inversée, des plateformes mobiles, des obstacles mouvants, des sols glissants, etc.

La partie action est pourvue par des ennemis divers et variés qu’on va décimer à coups de clavier bien placés. Ils ont chacun leur palette de mouvements et il faudra donc composer différemment avec chacun d’eux. On aura aussi à disposition des attaques spéciales, qui consomme plus ou moins d’énergie, énergie qui se régénère d’elle-même relativement lentement.

Chaque niveau correspond à un étage et un service de La Compagnie, du service client jusqu’au bureau de la direction. Au cours de ces niveaux, vous croiserez des pause-café qui servent de point de sauvegarde et de fontaine curative. Vous pouvez tenter d’enchaîner tous les niveaux, chacun conclu par un boss ayant un schéma d’attaque qui lui est propre. Mais vous pouvez aussi choisir de repasser par l’accueil. Là, une vendeuse de café vous propose des améliorations (augmentation des points de vie, des points d’énergie, etc.) contre quelques pièces que vous donne chaque ennemi battu.

Votre première attaque spéciale

Il est maintenant temps de faire le bilan de The Company Man. Le jeu n’est pas très long. Il propose deux niveaux de difficulté, mais je vous encourage à commencer tout de suite en difficile. En effet, quand vous l’aurez fini une fois, je ne suis pas sûr que vous ayez envie de le recommencer. Graphiquement, c’est propre, chaque niveau possède son identité visuelle spécifique. Le personnage répond bien aux commandes et techniquement, ça tient la route. Par contre, la musique et l’ambiance sonore en général ne m’ont laissé aucun souvenir. On peut voir le verre à moitié plein en se disant qu’au moins ce n’est pas une musique qui vous prend la tête. Mais on peut également voir le verre à moitié vide en se disant qu’il n’y a pas d’adéquation particulière entre le jeu et le son.

De plus, certains niveaux ne débutent sur rien. On avance sans obstacles ni ennemis sur le premier quart du niveau avant qu’il ne se passe quelque chose. Enfin, mon principal reproche sera sur la difficulté très mal dosée. On peut se retrouver à buter sur un boss car il demande beaucoup d’attention, alors que celui du niveau suivant sera proche du poteau d’entraînement. Je terminerai quand même sur une petite note positive concernant l’humour disséminé tout au long du jeu, même si ça ne sauve pas l’ensemble. The Company Man est un jeu distrayant, sans plus, et on le fera une fois pour meubler entre deux grosses sorties vidéoludiques.

Genre : Plateforme – Action/Aventure

Site officiel : The Company Man

Développeur : Forust Studio

Éditeurs : Forust Studio, Radianity Publishing Pte. Ltd.

Plateformes : PC, PS4, XboxOne, Switch

Prix : 14.99 € (Steam)

Date de parution : 28 mai 2021 (PC) 20 janvier 2022 (Switch)

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur fût un temps.