Knight Squad

Étant le seul membre (NdRuvon : flasque) de la rédaction à posséder une Switch, on ne peut pas vraiment dire que j’ai eu le choix quand la clé de Knight Squad est arrivée dans les mails du chef. Ce jeu, sorti il y a 5 ans sur tous les autres supports (même sur Ouya ! Nan je déconne), arrive donc maintenant sur la dernière génération de console Nintendo. Il s’agit là d’un party-game opposant des chevaliers dans différents modes de jeu. Quel que soit le mode choisi, il y a deux éléments qui ne changeront pas : déjà, il suffit de se faire toucher une seule fois pour mourir, et ensuite, le gameplay est réduit au strict minimum : le stick pour bouger, tous les autres boutons pour donner un coup d’épée.

Les épées sont émoussées dès l’écran d’accueil

Mon caractère étant ce qu’il est, j’ai commencé par les défis solos. Car oui, ce party-game propose un contenu pour ceux qui n’ont pas d’amis. Oh, il ne vous emmènera pas bien loin, mais il existe. Dans celui-ci, vous aurez le choix entre 2 niveaux de difficulté : easy ou insane. Un bien joli grand-écart.

Il n’y a pas de « easy mode » chez Dystopeek

Ce mode, prévu pour les asociaux comme moi, vous met aux prises avec six défis qui se débloquent au fur et à mesure que vous les terminez (finir le premier débloque le deuxième et ainsi de suite jusqu’au sixième). Vous commencerez donc par un mini jeu dans lequel vous remplacez votre épée par un bâton de foudre. Armé de celui-ci, vous devez empêcher des squelettes de venir vous toucher tout en détruisant leurs « nids ».

Quand un squelette meurt, il devient squelette. C’est meta comme disent les djeun’s

Dans un autre de ces défis, vous devrez affronter une hydre à huit têtes. Chacune d’elles protégées par un cristal. Vous devrez donc d’abord vous équiper d’une foreuse pour les casser puis reprendre votre épée afin d’asséner le coup fatal à chaque tête. Une fois les têtes coupées, il vous faudra encore vous emparer de l’arc que libère le monstre pour l’achever (comme un vulgaire Ganondorf contre Link et Zelda). Bien sur, la bête ne se laisse pas faire.

Il est mignon quand il dort ! Un peu comme le chef…

Après ces deux exemples, vous vous dites peut-être que c’est bien mignon, mais une fois fini pourquoi y revenir ? Et bien tout simplement pour le classement. En effet, chaque tentative est chronométrée. Ainsi, selon le temps mis pour réussir l’épreuve choisie, vous serez classé au niveau mondial.

Dans le top 10 ! Hey ouais !

Passons maintenant au côté multijoueurs, le cœur du jeu. Treize modes (ne soyons pas superstitieux), pour 1 à 8 joueurs et 4 niveaux de bots (pour remplacer vos amis/ennemis). Certains modes se jouent en version « chacun pour soi, et doigt d’honneur pour tous », alors que d’autres se pratiquent en équipe (notion vague au sein de la rédac’ s’il en est). Quelques-uns sont on ne peut plus classiques (capture de drapeau, last man standing), tandis que d’autres sont un peu plus originaux (football, juggernaut). Dans ce dernier, une mitrailleuse est posée au milieu de l’arène. Il va falloir s’en emparer et faire un maximum de victimes avec pour terminer premier.

Tacatacatacatacatac (waow tu fais vachement bien la mitraillette !)

Alors avec tout ce contenu, le match est-il gagné ? Ce n’est pas aussi simple. Pour un party-game de ce type qui se veut nerveux et drôle/décalé, la variété des types de jeux est un bon point. Mais il faut aussi une jouabilité simple et précise. Si la simplicité est bien présente, la précision n’est pas au rendez-vous. On le constate dès la première épreuve solo. Alors qu’on va simplement se déplacer en ligne droite pour attraper l’arme et tirer le premier (#hansolo), le tir va légèrement se diriger vers le bas ou le haut. J’ai cru à la malédiction du joy-con drift. J’ai testé avec d’autres manettes, sur d’autres jeux, et ça ne vient pas de la manette. Malheureusement pour Knight Squad, si ce n’est pas gênant à l’épée, ça l’est à l’arc, au pistolet laser et autres armes à projectiles.

On refait le match !

La convivialité est toutefois bien là, avec la possibilité de jouer jusqu’à huit. En local sur le canapé, les coups de coude dans les côtes vont pleuvoir. Les placements devant l’écran pour gêner aussi et c’est comme ça qu’on aime le multijoueurs à la rédac’. Et en ligne alors ? Et bien il n’y a pas de mode online. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est impossible de jouer en ligne. C’est dommage, car c’est en plus un jeu qui aurait pu se jouer en cross-play tant le matériel utilisé pour jouer ne fait aucune différence. Au chapitre des points négatifs, il y aussi les temps de chargement entre chaque partie. S’ils ne sont pas trop longs (oui Lego City Undercover, c’est toi que je regarde), ils le sont toutefois juste assez pour se demander à chaque fois si la partie va bien commencer ou si la console bug.

C’est l’heure de compter les « poings« 

Au final, j’aurai du mal à conseiller ou déconseiller l’achat du jeu. Il remplit le contrat du party-game avec de la variété et propose même un peu de solo « compétitif ». Mais il souffre tout de même de quelques défauts. Si parmi eux certains restent mineurs (les temps de chargement, l’imprécision des tirs), l’absence d’un mode online est, à mon sens, vraiment dommageable. Reste qu’il peut très bien s’intégrer dans une soirée jeux entre potes, même si on n’y restera pas des heures.

Site officiel

Développeur : Chainesawesome Games

Éditeur : Chainesawesome Games

Plateforme : Switch (Steam & Xbox One)

Prix : 14,99 €

Date de parution : 11 juin 2020 sur Switch

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.

Une réflexion sur “Knight Squad

  • 23 juillet 2020 à 12 h 40 min
    Permalien

    Merci pour la découverte ! Ca tue !

Commentaires fermés.