Sparklite

Sparklite se présente comme un jeu d’action aventure emballé dans de magnifiques visuels en pixel art (si tant est que vous n’y soyez pas allergiques). Personnellement, je le définirais comme un roguelike dans l’enveloppe d’un Zelda old-school, mais que vaut il vraiment ?

Commençons tout d’abord par le point fort du jeu : ses visuels. Il faut admettre que Sparklite se classe dans le haut du panier des jeux en pixel art, visuellement, les biomes et les ennemis rendent parfaitement l’atmosphère enchantée voulue par les développeurs. La musique de Dale North, à qui l’on doit déjà plusieurs bandes originales fort réussies, aide aussi à poser l’ambiance.

Le jeu se divise en cinq biomes distincts, générés aléatoirement à chacun de vos runs (mais toujours plus ou moins situés de la même façon sur la carte). Le but étant de trouver, pour chacun de ces biomes, la mine où se cache le boss. Une fois celui ci battu, l’amélioration obtenue en récompense aide à ouvrir le portail vers le biome suivant, bis repetita. En cas de mort, vous vous retrouvez hélitreuillé à la base aérienne où vous pourrez dépenser vos sparklites (la monnaie du coin) pour améliorer votre équipement. Jusque là, tout va bien me direz vous.

L’histoire est assez classique pour ce genre de jeu d’aventure, je passerais donc sur ce point. Le gameplay lui-même n’est pas mauvais non plus, la prise en main est facile, tout est plus ou moins intuitif et les nouveaux gadgets sont en général suffisamment bien présentés pour que l’on comprenne comment ils marchent. Malheureusement, sous la jolie couverture et les premiers runs divertissants, le jeu manque un peu de matière. Au bout de quelques heures, le jeu devient assez répétitif, et l’on finit vite par courir d’un point à l’autre de la carte. Rapidement, le besoin du grind se fait ressentir si vous voulez améliorer votre matériel ou votre base, car tout se paye avec les sparklites que vous collectez, pour des prix toujours plus élevés.

Un autre élément qui selon moi rend le jeu un peu plat est le niveau de difficulté bizarrement équilibré. Le jeu en lui même n’est pas un roguelike hardcore, et tout va bien de ce côté là, ce n’est pas ce qu’on lui demande, mais j’ai eu l’impression que les boss successifs étaient de plus en plus faciles au lieu d’augmenter un peu le challenge. Au bout de 7h (en comptant du grind pour débloquer certains succès), j’ai eu l’impression d’avoir malheureusement fait le tour du jeu, et de n’avoir pas franchement d’intérêt à y retourner.

Au final, malgré le design très soigné, j’ai été un peu déçue par l’expérience Sparklite. Ce n’est pas un mauvais jeu en soi mais pour moi l’ensemble n’a pas fonctionné très longtemps et il ne restera pas dans ma mémoire pendant très longtemps. A chacun de voir si la faible durée de vie vaudra le tarif demandé. Je vous aurais bien invité à tester la démo pour vous faire une idée, mais il semble que les développeurs l’aient désactivée peu après la sortie du jeu.

Site officiel : http://redbluegames.com/games/sparklite/

Développeur : Red Blue Games

Éditeur : Merge Games

Plateforme : Steam, Gog, Switch, Xbox One, PS4

Date de parution : 14 Novembre 2019

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.

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