Sonic Colours Ultimate Edition

T’es en retard ! Voilà ce que je reçois comme incitation pour écrire cet article. Difficile de faire comprendre que dire du bien d’un jeu n’est pas naturel pour moi. Le boss m’a habitué aux jeux très moyens, voire absolument infâmes pour m’aider à conserver ma réputation de celui qui n’aime rien. Quand Sonic Colours Ultimate Edition est arrivé, c’était l’assurance de pouvoir dire du mal d’un énième remake d’un jeu que j’avais fini voilà dix ans. Le grain de sable sera Nain 2 qui m’a accompagné dans cette aventure pour la version Ultimate. Des moments de partage et de rage autour d’un Sonic. Personnage emblématique qui est aussi mon premier avatar en tant que joueur. Et oui, ma première console était une Megadrive, mon premier jeu, Sonic 2 et des heures de bonheur à foncer dans des niveaux où la seule limite semblait l’imagination. Sinon le jeu est-il encore intéressant aujourd’hui ?

J’ai pas le temps

A une époque pas si lointaine, Sonic a été l’objet de différentes expérimentations plus ou moins heureuses. Le personnage et son gameplay basé sur la rapidité n’étant plus assez satisfaisant pour Sega. Puis une éclaircie est apparu avec une salve de jeux plus réussis que moins. Sonic gardant son gameplay de hérisson bleu plus rapide qu’une limace verte tout en ayant de nouveaux mouvements et parfois des pouvoirs comme dans Sonic Colours.

Mon précieux

Au rayon nouveautés en comparaison de la version 2010, Sonic Colours Ultimate ne dénature pas le jeu de base (déjà fort apprécié à l’époque), mais ajoute des petits plus. Je ne vais pas faire le listing puisque ça n’a aucun autre intérêt que d’allonger l’article de quelques lignes. Pour faire simple, les nouveautés s’intègrent dans le jeu de base et tant mieux. Le jeu se révèle toujours agréable à l’œil avec des environnements variés, des changements de perspectives (2D/3D) qui ne changent pas la cohérence des niveaux et aucune chute de framerate constatée. Les musiques sont du pur Sonic et soutiennent bien l’action.

Je suis en retard

Niveau gameplay et level design, on retrouve la patte Sonic avec des niveaux que l’on peut parcourir en mode speedrun ou prendre son temps pour débloquer tous les bonus (les étoiles rouges pour les émeraudes, par exemple). A noter qu’il est possible et même indispensable de refaire les niveaux pour obtenir le 100% puisque les pouvoirs se débloquent au fur et à mesure de la progression. Grosse nouveauté pour l’époque, Sonic peut acquérir des pouvoirs dans les différents niveaux. L’intérêt du jeu étant de les découvrir, je ne vais pas en dévoiler un seul. Sachez juste que cet ajout permet de donner une dimension plus casse-tête à certains niveaux et/ou de favoriser le speedrun. Tous les pouvoirs ne se valent pas, mais leur ajout sont un vrai plus pour le jeu et le level design oblige à les utiliser. Le reste du gameplay est hérité des anciens Sonic donc efficace et misant principalement sur la vitesse.

Le monde se divise en deux catégories

Au niveau de ce qui fâche et aurait pu être corrigé, je commencerai par les boss aussi longs qu’inintéressants. Il faut savoir que l’échec contre un boss oblige à le reprendre du début, ce qui peut être source de grands moments de frustration. Evidemment, ce n’est pas un Dark Souls, Sekiro ou Elden Ring, mais l’absence de checkpoint entre les phases a généré plus de frustration que de plaisir. Si le boss demande un investissement autre que du par cœur, ça ne me dérange pas de le refaire, mais en plus d’être tout sauf mémorables, les boss de Sonic Colours supposent juste de connaitre leur pattern pour les vaincre. J’ai même été missionné par Nain 2 pour les battre. Plus anecdotique, le fait que Sonic glisse légèrement dans les phases de plateforme est très désarmant pour des joueurs novices. Etant habitué, cela ne m’a pas dérangé plus que cela, mais Nain 2 a été très perturbé lors de phases demandant de la précision.

Je fais des étincelles

En résumé, Sonic Colours Ultimate est une excellente occasion de (re)découvrir un jeu qui fait partie des meilleures itérations de la franchise Hérisson Bleu. Je conseille même de le faire avec ses enfants pour leur montrer que Sonic n’est pas qu’un personnage secondant Mario aux Jeux Olympiques. Un très bon cru.

Genre : Simulation de hérisson bleu

Développeurs : Sonic Team, Dimps, Blind Squirrel Entertainment

Editeur : Koch Media et SEGA, c’est plus fort que toi

Plateforme : Switch, Playstation 4 et 5, Xbox One et Series.

Date de sortie : 7 septembre 2021

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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