Metro Redux

C’était le 12 février de cette année. À cette époque pas si lointaine (à peine plus d’un mois pensez donc), la France vivait dehors. La France était insouciante. La rédaction de Dystopeek aussi. Aujourd’hui la donne a un peu changé. Le confinement a été décrété (restez chez vous) et seuls les enfants et les simples d’esprit restent insouciants (une bonne partie de la rédaction faisant partie de la 2nde catégorie).

Moi -même, je l’étais. Et quand le chef a proposé négligemment « des clés pour Metro Redux sur la nouvelle game boy là, ça intéresse quelqu’un ? » , j’ai répondu oui. Vous connaissez ma rengaine maintenant, je suis venu comme « community manager » je repartirai comme un couillon (oh ben presque comme je suis venu finalement !). À mon corps défendant, je ne connaissais la série que de nom. J’en avais entendu autant de bien que de mal et j’ai donc saisi l’occasion à la fois d’enlever la poussière de ma Switch (oui, c’est ça que le chef appelle la nouvelle game boy) et de me faire un avis sur cette licence.

Ah la belle époque où l’on pouvait sortir tranquille en plein soleil

Metro Redux étant essentiellement d’un portage sur la dernière console Nintendo (entre autres), je ne m’attarderai pas trop sur l’histoire. Tout au plus, vous raconterai-je le postulat de départ. L’action se situe vingt années après une apocalypse nucléaire ayant ravagé la planète. Les survivants vivent reclus sous terre (confinés – restez chez vous), réfugiés dans les souterrains du métro de Moscou. Ils doivent lutter contre les pénuries diverses, les maladies et les guerres pour la possession des dernières ressources. De plus, des créatures mutantes ont pris possession de la surface de la Terre et s’infiltrent dans les couloirs du métro.

Restez chez vous

Je pensais, naïvement, qu’il s’agissait d’un « simple » FPS et me jetais donc dedans avec des réflexes, déjà pas terribles en temps normal, mais en plus pas du tout adaptés à cette franchise. D’abord la gestion des munitions. Ici, on oublie l’idée de tout défourailler. Les munitions se font relativement rares et il est préférable de privilégier la discrétion. D’autant que les munitions de base peuvent servir de monnaie d’échange contre d’autres munitions plus puissantes, voir même de l’équipement. Plus précisément, c’est la seule monnaie du jeu. Il faut également gérer sa lampe torche et préserver le peu de batterie que l’on a pour l’alimenter sous peine de faire une bonne partie du jeu dans le noir. Il faudra aussi surveiller où on met les pieds, des pièges étant tendus de manière plus ou moins discrète sur votre chemin. Parce que nos ennemis ne seront pas que des mutants, il y a aussi des factions humaines qui se battent entre elles (ah la belle espèce en voie de disparition que voilà ! Restez chez vous). Et ça que ce soit en intérieur comme en extérieur. L’extérieur, parlons-en, car si vous pensiez avoir tout vu dans les couloirs sombres et glauques du métro, dehors, il faudra gérer la toxicité de l’air. Et là, nouvel élément à gérer : votre masque à gaz et ses cartouches filtrantes. Elles ne durent pas longtemps, sont en exemplaires restreints (encore plus que les munitions) et sans elles, c’est la mort assurée au bout de quelques instants.

Le chef il feut le titre ! Ya ?

Je ne m’attarderai pas beaucoup sur le gameplay, si ce n’est pour dire que le personnage répond bien aux commandes, on sent la « lourdeur » de l’équipement sans pour autant se sentir comme un pachyderme sous Tranxène et la visée au stick analogique est plutôt confortable. Nintendo Switch oblige, vous pourrez même opter dans les options pour une visée avec utilisation du gyroscope (c’est un coup de main à prendre, mais je recommande). On n’atteint pas le confort du combo clavier/souris (PC master race) mais on s’en rapproche.

♫Le confinement au soleil ♫

Au niveau technique, le portage Switch de Metro Redux est très propre pour cette console. Malgré tous, les ayatollahs du 60 fps 4K par tous temps et tous vents (restez chez vous) vous diront « beurk, c’est moche ». Je n’en fais pas partie et je trouve vraiment Metro Redux très propre pour une console hybride portable/TV. Même quand saisi de panique, je me suis mis à viser dans tous les sens, cerné par des mutants, je n’ai pas vu de saccades ou autres, bien qu’on a mesuré un temps de passage du viseur entre le sol et le plafond de quelques microsecondes seulement. Mon seul bémol viendrait plus de la luminosité. Le jeu se déroulant grandement dans des souterrains, il est sombre (d’autant plus avec la gestion de la batterie de la lampe). Oubliez le mode portable, je ne le trouve vraiment pas approprié pour ce jeu. À vrai dire, même sur grand écran, j’ai eu quelques moments où je n’étais pas sûr du chemin à prendre dans l’obscurité tellement je n’y voyais rien. Toutefois, ces moments sont restés rares et n’ont en rien entravé le plaisir que j’ai pris sur ces jeux. Je n’ai malheureusement pas encore pu finir aucun des deux jeux présents dans le bundle (il contient Metro 2033 et Metro Last Light) mais j’ai quand même assez avancé mes deux sauvegardes. Et avec le confinement (restez chez vous), j’espère pouvoir voir le bout du tunnel !

Genre : FPS

Développeur : 4A Games

Editeur : Deep Silver

Plateforme : Switch (ps4, Xbox One X, PC)

Prix : environ 40€

Date de sortie : 28 février 2020

Testé sur une version presse fournie par le distributeur

Les captures d’écran sont également fournies par le distributeur

Flad

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *