L’EA du mois : Sigma Theory

Sortie ce jour du jeu en Early Access, j’ai pu tester la beta donc hop ! preview d’un petit jeu de gestion d’espionnage. Vous démarrez en sélectionnant un pays parmi les 10 disponibles (oui la France est présente pour ceux qui aiment cocoricoter) et le sexe de votre personnage, viennent ensuite quelques infos à propos de votre conjoint (en jeu :p ) et puis vous pouvez tenter de recruter 4 espions. Ils vous poseront une question qui sera en rapport avec leur CV, si vous répondez bien c’est dans la poche, sinon ce sera pour une autre fois.

Chaque partie permet éventuellement de débloquer de nouveaux agents.

Vous pouvez alors démarrer la course à la découverte de technologies afin de compléter la fameuse « Sigma Theory ». Pour ce faire, il va vous falloir des scientifiques ou arriver à voler les technologies des autres pays. S’enchaîne alors toute une série d’actions qui visent à découvrir, subvertir et convertir des scientifiques étrangers de venir travailler pour vous tout en protégeant les vôtres.

Les traits de personnalité des agents ont de l’importance, un agent pacifiste n’aimera pas que vous utilisiez la violence et n’hésitera pas à démissionner.

La prise en main du jeu est tout de suite agréable et l’interface bien pensée. A chaque tour, vous aurez la possibilité de donner des ordres à vos agents disponibles (certaines actions prenant plusieurs tours) ainsi qu’à deux drones, l’un de combat et l’autre de surveillance. Chaque agent démarre avec des pays où il a déjà des contacts, certains où il est déjà recherché ainsi que quelques compétences qui peuvent lui faciliter ses missions. Idéalement, il faut donc bien choisir qui envoyer pour quelle mission.

Trouver les points faibles des diplomates étrangers vous donnera l’avantage lors de certaines négociations.

S’engage une forte course contre la montre entre l’IA et vous, le jeu ne laisse pas beaucoup de marge d’erreur et en plus de devoir être le premier dans la course à la découverte des technologies Sigma, il faut faire avec la « doomsday clock » qui, si elle atteint 0 suite à certaines de vos actions, lance la fin du monde, tout ça tout en gardant votre employeur satisfait de votre travail. Bref sans être complexe, le jeu n’en est quand même pas simpliste, avoir un peu plus d’options de démarrage à ce niveau pour paramétrer les conditions de victoire aurait pu être sympa pour ceux qui comme moi aiment prendre leur temps.

Les négociations se passent sous forme de dialogue, mais vous n’aurez pas le droit à l’erreur.

A nouveau, sans offrir vraiment un grand panel de possibilités de gameplay actuellement, le jeu est quand même assez bien pensé et riche pour ne pas s’ennuyer. Des groupuscules vont vous contacter pour essayer d’obtenir les résultats de vos recherches, l’exfiltration de scientifiques étrangers se joue sous forme de mini jeux à choix et une fois le nombre de points de recherche sigma suffisant acquis, il faut encore effectuer une meta recherche avec l’aide d’au moins 5 scientifiques. C’était à première vue bugué ou mal renseigné durant la beta mais je suppose que ça devrait être résolu pour la release.

Une exfiltration se passera bien mieux si un drone est présent pour conseiller votre agent.

Le jeu n’est pas simple car au fur et à mesure de l’avancement des différents pays, certains vont abandonner leurs recherches, libérant ainsi une série de scientifiques et vous faisant alors devenir une cible encore plus juteuse pour les agents ennemis. Difficile de se prémunir de toutes les attaques quand le monde entier vous en veut.

Ne pas avoir de principes, comme Harvester, aide dans la vie mais peut s’avérer dangereux

J’avoue avoir bien apprécié mon temps sur le jeu malgré, il faut bien le dire, encore de nombreux bugs dans la beta (freeze de l’interface, textes manquants, agents ou missions bloquées, scientifiques qui sont débauchés sans qu’on ne puisse rien faire) mais les devs sont encore à l’oeuvre au moment où j’écris ces lignes. Aussi comme dit plus haut, le tempo du jeu vous oblige à vous concentrer sur quelques actions et c’est parfois frustrant de ne pas pouvoir continuer ses actions contre un pays à cause du manque d’agents disponibles. Il y a aussi encore un peu d’équilibrage à faire sur les conséquences de certaines actions. Je regrette aussi que les agents ne puissent pas gagner en expérience au fil des missions, réduisant ainsi l’intérêt de certains aux notes plus que moyennes.

A la recherche du temps perdu…

Petit jeu assez sympathique il reste à voir si l’EA permettra d’étoffer le contenu et de supprimer les bugs. Le jeu pousse certes à rejouer en débloquant de nouveaux agents mais le principe reste lui le même et il n’y a pas assez de différences marquantes entre les pays pour justifier de nombreuses parties.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

Une pensée sur “L’EA du mois : Sigma Theory

  • 18 avril 2019 à 11 h 02 min
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    Le principe est intéressant. Je suivrai ce jeu… en espérant qu’il se débarrassera des défauts que tu relèves.

Commentaires fermés.