Wolfstride

Pendant cette pause de fin d’année, j’ai joué pour vous à Wolfstride. Présenté comme un jeu de rôle au tour par tour, il vous met aux commandes de votre propre mecha. J’avais trouvé le teaser intrigant il y a quelques mois et les prémices ont tout pour me plaire, mais qu’en est-il du jeu final ?

Si vous avez cliqué sur la bande annonce ci-dessus, vous avez déjà une idée de l’ambiance complètement déjantée de Wolfstride. Le style visuel m’a immédiatement fait penser à Cowboy Beebop. Tout en noir et blanc, le jeu utilise un mélange d’anime et de pixel art très soigné. L’ensemble fonctionne parfaitement avec le thème du jeu.

Wolfstride bénéficie aussi d’une bande son au poil et d’un doublage intégral en anglais (accompagné de sous-titres dans plusieurs langues, ne vous affolez pas). Pour leur première production, le studio brésilien Ota Imon nous livre donc un jeu artistiquement très soigné.

Notre mecha

Maintenant que je vous ai parlé de l’emballage, passons au contenu. L’histoire est assez simple : vous suivez un trio de bras cassés qui tentent de gravir les échelons du tournoi de combats de mechas. Ils devront non seulement remporter leurs combats, mais aussi effectuer différents petits boulots entre deux matchs afin de pouvoir réparer et améliorer votre mécha.

Si Wolfstride se présente comme un JDR et la bande annonce (ainsi que la démo) laissent penser que les batailles de mechas constituent la majeure partie du gameplay, j’ai trouvé ça assez loin de la réalité. Bien entendu ces combats sont là, mais selon moi une énorme partie du jeu est en réalité un visual novel déguisé. Il y a beaucoup de dialogues et de séquences purement narratives. Je n’ai aucun doute que cela sera un problème pour les joueurs qui auront acheté Wolfstride en pensant qu’il était plus orienté action.

Toutefois, après un certain point de l’histoire, il vous sera possible d’accéder à autant de batailles de mechas que vous le désirez. Soyez juste conscients que ce n’est pas immédiat et que vous aurez de grosses tranches de lecture entre chaque bataille pour les premières heures de jeu.

Bataille de mecha

Puisque l’histoire prend une part si importante dans le jeu, il faut bien que je mentionne un autre point qui m’a un peu déroutée. Il y a de nombreux moments où l’écriture m’a donné l’impression que le jeu essaye trop fort d’être cool. Tellement que parfois, c’est limite à faire grincer des dents. C’est dur à définir ce qui donne exactement cette impression, mais elle est bien là. Probablement un mélange entre la profusion d’injures, les blagues qui ne sont pas toujours drôles et quelques autres petits détails. Cela ne veut pas dire pour autant que l’écriture est mauvaise, surtout si vous ne prenez pas l’ensemble très au sérieux.

Passons maintenant aux autres parties du gameplay. Les combats de mechas sont la raison pour laquelle la plupart des joueurs seront attirés vers ce jeu. Cette partie, bien que suffisamment simple, est assez satisfaisante en elle-même. Les mechas sont constitués de quatre différentes parties qui peuvent être endommagées séparément : la tête, le torse et les deux bras. Lorsque les points de vie du torse de l’un des deux adversaires arrivent à zéro, le combat est perdu.

Entre deux batailles il est possible non seulement de réparer mais aussi de reconfigurer votre mecha mais aussi le set de mouvements qui seront disponibles lors des combats. Cependant, acquérir de nouvelles pièces ou apprendre de nouveaux mouvements vous coûtera de l’argent. Ce qui nous amène à la partie que j’ai le moins apprécié du jeu : les mini-jeux déguisés en petits boulots. Ils sont principalement à base de QTE et assez répétitifs. De même, la navigation entre les différents lieux de la ville est aussi pour le moins fastidieuse. Ces deux points ont rendu pour moi le temps entre les combats et les scènes narratives moins agréable qu’il n’aurait pu l’être.

l'un des mini jeux

Si le jeu a été bien fini sur le plan artistique, le plan technique présente quelques petits bémols. J’ai rencontré quelques bugs aléatoires qui m’ont forcée à fermer le jeu et le relancer. Heureusement, ils n’ont pas été assez fréquents pour en devenir insupportables mais c’est tout de même arrivé plusieurs fois.

Autre point qui est toujours un peu dommageable pour un jeu PC, le jeu est plus confortable à la manette. Certaines actions pourtant basiques telle que la navigation dans les menus ne sont pas du tout accessibles à la souris. Il vous faudra y naviguer avec les touches directionnelles du clavier. C’est un peu dommage pour ceux qui préfèrent le combo clavier/souris.

L'intérieur de votre base

Wolfstride ne sera clairement pas un jeu pour tout le monde. Cependant si ses différents éléments fonctionnent pour vous, le jeu vaut le détour. A défaut d’un chef d’œuvre, vous aurez tout de même une expérience agréable avec un jeu somme toute plutôt réussi. Le jeu dure une vingtaine d’heures, c’est assez honnête pour le prix demandé. Au final, j’ai bien aimé Wolfstride, même si le jeu n’était pas ce à quoi je m’attendais au départ. Je garderais un œil sur le studio pour leurs futures productions vu la qualité artistique de leur coup d’essai.

Site officiel

Développeur : OTA IMON Studios

Éditeur : Raw Fury

Plateforme : Steam, GoG

Date de parution : 7 Décembre 2021

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.

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