J’ai joué cinq minutes

J’ai été gâté pendant les fêtes. Beaucoup trop diront les jaloux (ou les lucides, allez savoir). Et quand on est gâté, c’est un peu toujours le même problème. Par quoi je commence ? BD ? Livres ? Jeux de société ? Jeux vidéo ? Par éliminations successives, je suis parti sur les jeux vidéo. Et pour y voir plus clair, j’ai créé une étagère Steam intitulée Noël 2020 (je sais, c’est très original).

Sur les six jeux présents, deux avaient déjà eu leur article sur Dystopeek. La durée d’une journée n’étant pas extensible (au grand dam du rédac’ chef qui rêve des 35 heures par jour) et la vie de famille rognant beaucoup sur le temps dit « libre », j’en laissais encore un sur le bord du chemin. Il m’en restait donc trois (ouais le calcul, c’est mon dada). Et comme le temps m’était compté, j’ai joué cinq minutes à…

Root (conflits dans les sous-bois) : c’est l’adaptation numérique du jeu de plateau du même nom. Quatre factions se disputent le contrôle d’une forêt. Qui de la Marquise de Chat, de la Dynastie de la Canopée, de l’Alliance de la forêt ou du Vagabond aura le plus d’influence pour mettre la main sur cette vaste forêt ? Chaque faction s’appuie sur un mécanisme qui lui est propre, le jeu est donc asymétrique mais parfaitement équilibré.

La Marquise de Chat marque des points en construisant des bâtiments. Pour construire il faut maintenir et protéger la production de bois. La Canopée, elle, gagne des points pour chaque perchoir qu’elle possède au crépuscule. Toutefois, elle doit suivre ses actions qu’elle a définies au fur et à mesure des tours. Si une action n’est pas réalisable, c’est la crise. L’Alliance de la Forêt essaie de s’attirer la sympathie des créatures opprimées. Elle marque des points en plaçant des jetons de sympathie. Pour cela il lui faut des sympathisants, qui, poussée à la révolte, peuvent établir des bases qui permettent d’entraîner des officiers. Enfin, Le Vagabond marque des points lorsqu’il améliore ses relations avec les autres factions (part le biais de quêtes qui lui sont propres) ou en éliminant les pièces des factions qui lui sont hostiles.

Chaque tour de jeu se découpe en 3 phases : l’aurore, le jour et le crépuscule. Il existe deux manières de gagner la partie. Être le premier à marquer trente points de victoire ou accomplir une carte Domination. Autant dire qu’en aussi peu de temps, je n’ai eu le temps de ne faire que le tutoriel, mais celui-ci est clair, explique bien les actions propres à chaque fonction et donne envie de poursuivre sur une « vraie » partie complète. À noter que le jeu propose des parties en ligne, en local (contre une IA ou des amis) ,mais aussi un mode campagne.

Out of the box : ici on sort du bois mais surtout de prison. On incarne un ex-taulard qui veut trouver un job pour payer ses factures et élever sa fille. Pas de chance, dans son bled, le seul qui peut lui filer un travail, c’est un patron véreux pour lequel il a déjà travaillé avant de finir en taule. Il lui propose de devenir physionomiste. Mais si vous savez, le mec qui, à l’entrée d’une boîte de nuit, vous dit « tes baskets et toi, vous faites demi-tour ». Et bien là, c’est à vous de faire le job.

Au début, c’est facile, on élimine les ivrognes de la file d’attente. Mais au fur et à mesure du jeu, ça se complique, car il faudra faire attention à l’âge des clients, aux V.I.P. mal-aimables, etc. Tout se joue à la souris, il suffit de cliquer sur un individu de la file d’attente et de choisir l’action à réaliser (faire entrer, refouler, discuter, cogner… ). Je n’ai pas prêté attention aux musiques mais elles ne m’ont pas dérangés non plus. Graphiquement c’est très simpliste mais suffisant pour le genre. Ces phases alternent avec des moments de narration durant lesquels vous aurez des choix à faire dans les dialogues. Avec un faible temps de jeu, difficile de dire si ces choix ont un impact plus tard dans l’aventure. Toutefois, ce jeu est adapté pour des courtes sessions, comme quand on n’a que cinq minutes devant soi par exemple.

American fugitive : encore une histoire de taulard en fuite. Mais dans ce jeu là, vous êtes accusé du meurtre de votre propre père et emprisonné injustement. Qui a voulu vous piéger ? Et pourquoi ? Un seul moyen de le savoir : se sauver de prison (le prologue du jeu) et remplir les différentes missions qui vous seront données. En vue de dessus, vous devez éviter/fuir la police, que ce soit à pied ou en voiture. Vous devrez aussi faire des courses (de voiture donc) et sûrement remplir plein d’autres missions mais, hey ! Je n’ai joué que cinq minutes ! Un autre « petit » jeu très accrocheur. À voir si, sur la longueur, le jeu tient le coup avec son aspect « GTA de la première heure ». Le monde ouvert semble relativement grand, le visuel est très propre et l’ambiance sonore plutôt bonne. À l’instar de son voisin du dessus, ce jeu est propice aux courtes sessions.

Voilà en quelques lignes ce qui peut se dégager de ses trois jeux, au bout de quelques minutes seulement. Ce ne sont pas des triples A (encore que Root pourrait être classé comme tel au niveau jeu de société), mais ils ont chacun leur propre charme et paraissent prometteurs. À confirmer quand j’aurai un peu plus que… cinq minutes pour jouer.

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.

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