Whateverland

Whateverland est le second jeu issu du petit studio barcelonais Caligari Games. C’est surtout un Point & Click à l’aspect très Burtonesque qui a tout de suite retenu mon attention.

Le jeu vous met dans la peau de Vincent, un voleur qui vient d’effectuer le cambriolage de trop et a été pris la main dans le sac. Malheureusement pour lui, Béatrice, la sorcière à qui il tentait de voler son collier n’a pas franchement apprécié et s’est chargée de le punir elle-même. Vincent se réveille donc à Whateverland, un monde imaginaire et complètement surréaliste peuplé de pauvres individus eux aussi punis par Béatrice.

Peu après son arrivée, il fait la connaissance de Nick. Ce dernier lui apprend qu’il existe heureusement un moyen se s’échapper de Whateverland. Mais pour cela, il a besoin d’un parchemin qui a été divisé en sept morceaux. Chacun de ces morceaux est en la possession d’un habitant distinct de Whateverland. Comme vous pouvez vous en douter, Vincent se lance donc en quête de ces fragments. Jusque là, c’est somme toute assez classique.

bienvenue à whateverland

Artistiquement, je n’ai eu rien à redire sur Whateverland. L’écriture est plutôt bonne, même si parfois on passe presque instantanément du non-sens loufoque à des thèmes beaucoup plus sérieux. Le style graphique, que l’on appréciera ou pas, est très soigné. La musique est assez plaisante et colle parfaitement à l’ambiance de cet univers excentrique. Enfin, le jeu est entièrement doublé en anglais et sous-titré dans de nombreuses langues dont le français.

Niveau gameplay, ça reste en majorité du P&C classique avec son lot de puzzles. Cependant, il vient s’y ajouter un mini-jeu récurrent, une sorte de sport au tour par tour, qui selon moi n’a pas trop sa place dans ce type de jeu. Il est certes possible de gagner automatiquement une partie si l’on possède dans son inventaire un objet à collecter dans les scènes du jeu. Cependant leur nombre est très limité et il est possible de les « gâcher » par mégarde. Les parties de ce mini-jeu étant obligatoire pour avancer la quête principale, vous pourrez vous retrouver contraints de devoir non seulement y jouer, mais en plus gagner pour pouvoir finir le jeu. N’ayant personnellement pas du tout apprécié ce mini-jeu, j’ai trouvé ça assez regrettable.

la carte de whateverland

Whateverland a la particularité de proposer deux chemins bien distincts pour obtenir chaque morceau de parchemin. La manière dont vous résoudrez ces puzzles influencera la conclusion de votre aventure. Il m’a fallu environ 5 heures pour finir l’aventure une première fois. Il doit être possible de rejouer d’une façon complètement différente (et avoir à résoudre des puzzles différents) au moins une seconde partie.

Malheureusement, Whateverland aurait besoin d’un peu plus de finition. Au cours de ma partie j’ai rencontré de nombreux bugs plus ou moins gênants. Même sans cela, j’ai trouvé l’interface et les implémentations basiques d’un gameplay de P&C assez laborieuses. Le mélange de ces bugs et de ces imperfections ont rendu le jeu plus pénible qu’il n’aurait dû l’être. Je dois bien admettre que ça a quelque peu entaché mon expérience.

Au final, Whateverland est dur à recommander de par ses aspects négatifs qui, s’ils ne sont pas dramatiques, viennent tout de même entacher l’expérience de jeu. Par contre, si ces imperfections techniques ne vous font pas peur, alors le jeu est tout de même intéressant. Dur à recommander, donc, mais pas complètement à jeter à la poubelle non plus.

Site officiel

Développeur : Caligari Games

Éditeur : Caligari Games, WhisperGames

Plateforme : Steam, GoG

Date de parution : 15 Septembre 2022

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.

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