Townscaper

Est-ce un jeu ? Oui, car je m’y amuse. Et je m’y évade.
Rangeons-le tout de suite dans une catégorie jeu de construction, option sandbox.
C’est d’aileurs en tant qu’ « éditeur de ville » que Townscaper s’affiche dans le magasin Steam.

On peut commencer par bétonner, pour éloigner les dauphins (pro-tip : il n’y en a pas).

Au croisement de l’outil, du jeu et de l’art interactif, le logiciel développé par Oskar Stålberg vous donne le pouvoir de construire des maisons d’un simple clic à partir d’une étendue d’eau calme.

Ce développeur suédois ne sort pas de nulle part, il a participé à la création de Bad North, un rogue lite tactique période vikings plutôt joli et procédural. Sa marque de fabrique ?

Clic

Comment joue-t-on à Townscaper ? C’est tellement simple que c’est compliqué à expliquer.

Quelques minutes de clics et c’est habitable.

Clic, un sol bétonné avec une barrière. Reclic, une maisonnette. Reclic, un étage. Rereclic, deuxième étage.
Clic droit ? On efface un étage.
Fin du gameplay. Ah si, on, peut orienter la caméra, la déplacer avec des raccourcis claviers (qwerty seulement), et choisir la couleur.

Bienvenue dans mon adorable village.

Mais les images proposées dans cet article seront plus évocatrices que mes phrases à la truelle.

Ou mieux : arrêtez de lire, et regardez le trailer.

L’atelier imagination créative est donc ouvert. Pas de score, pas d’objectif à atteindre, pas de restriction, pas de puzzle. Vous êtes comme avec une boîte de 500 Lego. Alors cliquez et fabriquez des jolies choses. A noter qu’une progression instinctive vous permet d’obtenir des rues, des canaux, des jardins, des niveaux et permettent des structures plus élaborées.
Et que l’on soit dans le simple ou dans l’extravagant, le résultat flatte souvent l’œil et l’imagination.

J’ai reproduit fidèlement la maison de vacances de Rouxbarbe.


Du village de pêcheurs sur pilotis jusqu’au temple élancé, du phare charentais au pseudo Mont-Saint-Michel, du repaire pirate à Fort boyard, de la cité lacustre au vertige sur pilotis, il y a de quoi se rouler dans l’imitation de sites et concevoir votre petit univers de repli. Et toujours sur l’eau…

OKLM

On est pas loin de l’onirique et des citées obscures de Schuiten et Peeters. La page des captures Steam du jeu se remplit de créations assez esthétiques… ou originales. Et plus riche encore, le Townscaperdailychallenge sur Twitter affole les créateurs !

Comme vous le voyez, le style accroche bien l’oeil. C’est coloré smarties, un peu low-poly, un peu cell shadé et… détaillé.

Ah si cette porte s’ouvrait et qu’un petit sim en sortait….

Et oui, les petits détails ajoutent au charme. Le logiciel place de lui-même des hublots, des barrières, des escaliers, bancs, lunettes d’observation, bref du mobilier urbain qui rend bizarrement cet univers « vivant », ou du moins plus cohérent.

Car les seules créatures qui évoluent sont des sortes de mouettes qui volent et se posent en tribus sur certains toits. On construit pour le moment des villes abandonnées, et c’est bien dommage.

Des oiseaux contemplatifs, devant un joli ciel de peintre.

On pourrait tomber dans le grandiose avec quelques features de plus : des personnages qui évolueraient autour de ces constructions ! Une vue en première personne pour visiter au ras du sol ! Des éclairages réglables ou un cycle jour nuit !

Oskar Stålberg nous propose pour quelques euros un très joli passe-temps, un véritable aspirateur de pause. Si vous voulez découvrir ses créations jouables sur navigateur, son site sur tumblr vous y donnera accès. Polygonal Planet Project ou Brick Block vous donneront un aperçu du groove de Townscaper.

Genre : Éditeur de ville
Développeur : Oskar Stålberg
Éditeur : Oskar Stålberg
Date de parution : 30 Juin 2020
Prix : 4,99 €
Page Steam
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Sigarrett

J'étais là avant. Inventeur du Koh Lanta des Jeux Vidéos, survivant dans l'âme, j'aime la gestion, l'enquête, le mystère, la furtivité, la simulation, les combats spatiaux, et la stratégie.