Ah Varys ! Game of Thrones, La Main du Roi.

Dans la catégorie auteur de jeu de société incontournable, je veux Bruno Cathala et dans celle de l’illustrateur au style inimitable je veux The Mico. Je mélange le tout et j’obtiens Game of Thrones, la Main du Roi. Et accessoirement, je l’ai eu pour la fête des pères alors il gagne d’avance des points en plus.

Petit jeu vraiment ?

Moi petite ?

Si l’on limite la Main du Roi à sa taille et son matériel, il a tout du petit jeu. La boîte est de petite taille, facilement transportable et le matériel se limite à une cinquantaine de cartes avec quelques bouts de carton pour jouer les marqueurs. Autant dire que la pléthore de matériel et la boîte pleine de vide ne faisait pas partie du cahier des charges lors de sa conception.

Ajoutons à cela qu’il n’y a aucun rangement prévu avec des sachets plastiques et pour une fois, je trouve cela pertinent tant l’intérêt d’un thermoformage pour ce genre de jeu est totalement inutile. La mise en place n’en souffre pas et le temps d’installation ne dépasse pas les trois minutes.

Mais comment qu’on joue ?

C’est Edge et FFG donc pas de règles disponibles pour tenter de vous faire sauter ce paragraphe qui, je l’espère, sera suffisamment clair pour une fois (NdHarvester : oui ce serait bien pour une fois…).

But du jeu : Avoir plus de blasons que son ou ses adversaires pour gagner. Le tout est enrobé par le thème, mais cela reste un jeu de collecte et de majorité.

Un milieu de partie

Mise en place : Rien de plus simple, il suffit de mélanger les 36 cartes au format carré et de faire… un carré de 6 cartes par 6 pour obtenir un carré (NdHarvester : t’es sûr de la forme que ça doit avoir ?). Ensuite, il suffit de mélanger les douze cartes alliés et d’en mettre six face visible. Et c’est parti pour un tour.

Varys en action

Jouer un tour : Le joueur doit, à son tour, déplacer la carte Varys. Il ne peut le faire que de façon orthogonale (Haut, bas, droite ou gauche). Avant son déplacement, il ou elle va annoncer le nom de la famille dont il souhaite prendre les membres. Ensuite, il va prendre toutes les cartes de la famille désignée situées dans la direction choisie. Varys prendra la place de la dernière carte de la famille choisie. Dans le cas où le joueur prend la dernière carte d’une famille, il peut choisir une carte alliée parmi les six disponibles.

Par exemple, je déplace Varys en haut pour récupérer tous les membres disponibles de la famille Baratheon pour prendre son blason. Il y a trois cartes dans cette direction et Stannis se trouve être la dernière donc je pose Varys à sa place et je récupère toutes les cartes de la famille Baratheon. Si j’ai plus de cartes Baratheon que mon adversaire, je prends le blason et si je termine la famille Baratheon, je peux prendre une carte alliée, que j’ai la majorité ou non.

J’en ai plus que toi

Majorité : Là aussi, c’est très simple. Le joueur qui a le plus de cartes d’une même famille a la majorité et donc le blason correspondant à sa famille. En cas d’égalité, c’est toujours le dernier à avoir joué qui remporte le blason.

Une belle brochette

Pouvoir des cartes alliés : Un joueur ne peut prendre une carte allié que s’il complète une famille (le nombre de membres d’une famille est indiqué sur les cartes). Lorsque le joueur prend la dernière carte d’une famille, il prend une carte allié et applique son pouvoir. Je ne vais pas détailler tous les pouvoirs, mais ils sont fort utiles.

Endgame

Fin de partie : La partie s’arrête automatiquement quand Varys ne peut plus se déplacer, c’est à dire qu’il n’est plus possible de prendre une carte. Le vainqueur est celui qui a le plus de blasons. Simple et sans ambiguité.

A deux, trois ou quatre : plus on est de fous, moins on rit

Ayant joué dans toutes les configurations possibles, la Main du Roi propose des sensations très différentes suivant que l’on joue à deux ou à plus. A deux, la stratégie est omniprésente et il faut absolument être attentif à tous les coups de l’adversaire pour ne pas se laisser déborder. La partie peut se terminer très rapidement après une ou deux erreurs d’inattention.

Je ne sers pas souvent

A trois ou quatre, sauf à jouer en équipes, le jeu devient plus chaotique. Les majorités sont beaucoup plus diluées, la maîtrise moins forte. J’ai beaucoup moins de plaisir à y jouer dans cette configuration. En équipe, c’est moins chaotique, mais pas aussi fun qu’à deux.

Après un certain nombre de parties, la configuration à deux est, pour moi, idéale.

Et le thème dans tout ça ?

Alors là c’est…

Quand on parle de Game of Thrones, on s’attend à un gros jeu avec de la stratégie, de la fourberie et autres manœuvres pour gagner le célèbre trône de fer. Ce n’est pas le cas pour ce jeu qui profite du thème plus qu’il ne le transcende. Un autre thème aurait pu tout à fait faire l’affaire, mais les illustrations réussies et le fait de retrouver un univers connu permet de plonger plus facilement dans la partie.

Les illustrations de The Mico apportent aussi une vision différente des personnages par rapport à la série TV. Elles s’intègrent parfaitement au jeu et à ses mécaniques.

Conclusion : petit, mais malin

Tu veux tâter mon aiguille ?

D’un jeu qui sentait l’opportunisme à plein nez avec un auteur à succès, un illustrateur reconnu et une licence à l’aura culte, la Main du Roi réussit à se glisser sans mal dans ses jeux qui méritent leur place dans une ludothèque. Simple d’accès sans être dénué d’intérêt et bien plus stratégique qu’il n’y paraît, rapide à jouer et totalement accessible pour ceux et celles qui ne connaissent pas la mère des Dragons, la Main du Roi fait partie de mes bonnes surprises en matière de jeux de société.

Titre : Game of Thrones la main du roi

Auteur : Bruno Cathala

Illustrateur : The Mico

Editeur : FFG / Edge

Offert pour la fête des pères : +1 en indulgence

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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