Sol Cesto
Dernièrement, Harvester est coupable de distribuer des doses de drogues à la rédac, et je soupçonne que beaucoup atterrissent sur mon bureau (NdHarvester : le pire étant que je n’ai même pas honte). La drogue dure du jour s’appelle Sol Cesto, et probablement tout le monde en a déjà entendu parler car il a passé presque un an en early access.
Si comme moi, vous étiez passés à côté, Sol Cesto est un roguelike dungeon crawler dont une grosse partie du gameplay est basée sur les probabilités et la prise de risque. Dans un monde où le soleil a disparu, quelques aventuriers s’engagent dans une descente dans un donjon en perpétuel changement afin de le retrouver. Ne me demandez pas la logique, c’est comme ça.
Je vais commencer par une confession, la chose qui m’a longtemps gardée loin de ce jeu, c’est le style graphique. Je n’y accroche pas du tout, pour ne pas dire, il me repoussait un peu. Voilà, pardon, c’est dit. Mais déjà, c’est quelque chose de très subjectif et en plus, le fait que Sol Cesto ait réussi à me rendre accro malgré ça devrait vous donner une idée d’à quel point j’ai accroché au gameplay lui-même.
Le gameplay en lui-même est assez simple, ce qui rend la prise en main facile. Vous choisissez votre héros, vous vous engagez dans le donjon, et c’est parti. La plupart des tableaux ressemblent à une grille 4×4 où chaque case contient un monstre, un bonus ou un piège. Et à chaque tour, il vous faut choisir une ligne et vous serez confrontés au contenu de l’une des cases au hasard. Enfin au hasard, pas tout à fait.

Si au début de chaque run, les chances de chaque case sont égales, au fur et à mesure de votre descente dans le donjon, vous collecterez des dents (oui, vous avez bien lu) qui viendront modifier ces statistiques. Petit à petit, donc, le jeu devient de plus en plus tactique, même si toujours un peu lié au facteur chance. Cet aspect rend le jeu addictif, tel un jeu de hasard, même si parfois, la malchance pourra s’acharner sur vous.
Outre ces niveaux, votre exploration guidera aussi dans divers autres niveaux du donjon où justement, vous pourrez collecter des dents, acheter quelques objets pour vous aider ou encore affronter des bosses dont les mécaniques varient un peu des tableaux classiques. Bref, Sol Cesto introduit assez de variété pour rendre chaque partie unique tout en suivant le même schéma.

Entre chaque run, avec les piécettes que vous aurez pu collecter, vous pouvez débloquer tout un tas d’améliorations permanentes (ou de nouveaux personnages) sur l’écran d’accueil. Ils se présentent sous forme de constellations dans le ciel et viennent ajouter de nets avantages (et de la variété) à vos futures explorations. Chaque personnage possède une particularité qui viendra légèrement modifier votre stratégie de jeu, mais ils restent tous assez fun à jouer.
Alors bien sûr, comme dans beaucoup de roguelikes, il y a des objets ou des builds plus forts que d’autres, mais c’est l’jeu ma pauvre Lucette. A part les gens qui sont totalement allergiques au RNG, les amateurs de roguelike devraient bien s’y retrouver. D’ailleurs au niveau technique, c’est très propre et je n’ai pas rencontré le moindre petit bug en plus d’une douzaine d’heures de jeu.

Au final, même si je n’accrochais pas visuellement (ce qui est entièrement subjectif) sur Sol Cesto, le gameplay en lui-même m’a complètement convaincue. Il a bien ce petit côté addictif qui vous donne envie de relancer juste un petit run « après promis, j’arrête » qui fait un bon roguelike. Si vous êtes amateur du genre, donnez-lui une chance, vous ne devriez pas être déçus.
Développeur : Tambouille, Géraud Zucchini, Chariospirale
Éditeur : Goblinz Publishing, Maple Whispering Limited
Plateforme : Steam
Date de parution : 10 avril 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

