Preview: Cantata

Dire que personne ne s’est bousculé pour tester Cantata est l’euphémisme de l’année. Pourtant, j’ai tout essayé pour convaincre mes ouailles : les menaces, la flatterie et même les promesses (mais si Flad, tu aurais eu droit à un jour de congé !) mais rien à faire, le physique ingrat du titre joue contre lui.

Le fait que cette preview (c’est en fait la démo présentée à la Gamescom) ne propose qu’un seul petit niveau, accompagné d’un tuto maigrichon, n’aide pas vraiment, du moins c’est ce que je pensais au début. Parce que franchement, je ne me vois pas rester des dizaines d’heures devant une direction artistique pareille. Non mais sérieusement, qu’est-il passé par la tête des développeurs d’Afterschool Studios ? Non seulement le jeu est très moche avec ses quatre couleurs criardes qui le rendent très peu lisible, mais en plus le design des protagonistes et autres unités est totalement foiré. Rien à sauver donc, si ce n’est l’avantage de le faire tourner sur n’importe quelle bécane…

Mais bon, le physique ne fait pas tout paraît-il, donc concentrons-nous un peu sur le gameplay ! Présenté comme un jeu de stratégie, Cantata offre une vue isométrique (moche) du champ de bataille sur lequel vous allez devoir déployer vos bâtiments de construction et production afin de cracher des dizaines d’unités pour ravager les bases adverses sur la planète Shoal. Du classique dans le concept qu’Afterschool Studios a décidé d’égayer d’une notion de lignes de ravitaillement obligeant à interconnecter les bâtiments entre eux, selon ce que vous désirez produire.

Le concept est intéressant et demande à être découvert si on arrive à passer outre les graphismes bien sûr, mais aussi l’interface pas très intuitive et le rythme plutôt lent. Vous disposez en effet d’un pool de points d’action commun pour tout : les déplacements de vos troupes, leurs attaques et les constructions. C’est une autre idée originale, qui me laisse tout de même dubitatif car elle ralentit énormément un rythme déjà pépère. Il faudra espérer que les cartes ne soient pas trop grandes, sans quoi cela va être une sinécure de déplacer de grosses armées.

Comme annoncé en début d’article, cette version preview de Cantata a trop peu de viande sur elle pour réellement juger de son potentiel. Cependant, et c’est là un avis bien personnel, la direction artistique fait de ce titre un « no go » pour moi. Chaque minute passée dessus m’a fait saigner des yeux et il y a de nombreux autres titres vers lesquels je préfère me tourner pour assouvir mes besoins de conquête au tour par tour, Warhammer 40,000 : Gladius en tête. Peut-être que Cantata trouvera son public grâce à son coop ou son versus, je lui souhaite. Mais son manque de lisibilité, son rythme mollasson et son univers repoussant (vous remarquerez que je n’ai même pas essayé de vous parler du scénario…) me font me détourner, poliment mais fermement.

Genre : Stratégie

Développeur : Afterschool Studio

Editeur : Modern Wolf

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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