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Night of the Dead

Il n’aura fallu que quatre ans à Night of the Dead pour sortir d’Early Access, ce qui représente un exploit en soi. Pendant ces quatre années, il est rentré et sorti maintes fois de ma wishlist, au gré de mes humeurs et envie de dégommage de zombies. Parce que oui, en 2024 il sort encore des jeux de survie où le joueur doit lutter contre des morts-vivants. Est-ce que ça valait le coup d’attendre ?

Et surtout, pourquoi d’un coup avoir re-re-re-rechangé d’avis et m’être intéressé à Night of the Dead ? Peut-être par curiosité professionnelle (je vous rappelle que depuis l’arrivée de Baalim, Dystopeek est passé numéro 2 des sites les plus professionnels et sérieux qui soient) sûrement parce que j’adore les zombies. Toujours est-il que me voilà devant l’écran titre et que je vérifie déjà si la version que j’ai installée est bien la 1.0. Parce que ça fait très brut de décoffrage.

Tout comme les premiers pas dans un bunker où en sortant de cryogénisation j’apprends qu’invasion zombie blablabla trouver machin aller à bidule. Toujours aussi intéressants ces scénarios, surtout après 4 ans de développement. Au moins sommes-nous sûrs qu’on ne l’achètera pas pour ça. Me voici donc hors du bunker, accompagné d’une dame qui se met immédiatement sous mes ordres (j’aurais sûrement dû écouter un peu plus attentivement), suivant des instructions à la radio.

Première chose à faire : ramasser un caillou. Ah ben oui, vous ne pensiez pas y échapper quand même ? Dans la plus pure tradition des jeux de survie, Night of the Dead va vous demander de construire un petit chez-vous en coupant, ramassant, démontant absolument tout ce qui traîne autour de vous. Mais attention, le twist principal débarque avec ses gros sabots : la nuit, vous serez attaqués par une horde de zombies ! Oh là là !

Il va donc falloir construire des pièges de plus en plus perfectionnés, des établis pour crafter, rechercher, cuisiner, j’en passe et des meilleures. La collecte de ressources dans la nature va vous occuper un bon moment, mais vous vous rendrez vite compte qu’il vaut mieux explorer les villes et bâtiments abandonnés. Plus riches en ressources, ils sont aussi bien plus dangereux car fourmillant de zombies de diverses natures (sauteurs, cracheurs…). Autant vous dire qu’il ne faudra pas y aller en slip.

Heureusement pour vous, vos suivants sont là pour vous prêter main forte, même si on s’aperçoit très vite que comme ils sont bêtes comme leurs pieds, ils foncent vers le moindre ennemi. Ce qui, comme vous pouvez vous en douter, n’est pas toujours une très bonne idée…

On alterne donc les phases d’exploration, plus ou moins fluides, pendant lesquelles on se bat et farfouille beaucoup (avec des animations que je qualifierai pudiquement de pénibles) avec des phases de construction pendant lesquelles on va se faire une jolie petite base entièrement dédiée à l’équarrissage nocturne de zombies. Et on attend la nuit pour dégomme tout ce qui bouge.

Et c’est là que je dois vous avouer que je me suis royalement ennuyé devant Night of the Dead. Et pas un peu. Il faut dire que le titre a tout sauf une tête de jeu fini. Les animations sont rigides, les sensations de combat totalement absentes, le plaisir de l’exploration continuellement gâché par le comportement des alliés et ennemis. L’histoire est aussi totalement inintéressante et je me demande quel plaisir on peut avoir –en dehors de la phase de construction de pièges – à passer son temps à chercher du loot et couper des arbres.

Vous allez me dire que j’ai déjà testé pas mal de titres dans la même veine sans jamais être aussi véhément mais devant Night of the Dead et sa sale tête pas bien finie ni fichue, je ne peux rester indifférent, surtout que le studio, au lieu de passer un coup de polish sur son titre, propose déjà plusieurs DLCs… Alors je comprends qu’il faut bien vivre ma p’tite dame, l’inflation tout ça, mais là non.

Quand on voit ce que propose 7 Days to Die et que l’on compare ça à l’interface boiteuse de Night of the Dead, son moteur physique aux fraises et ses environnements vides et moches, on se dit que même s’il propose tout de même quelques bons moments, notre temps et notre argent sont bien mieux investis ailleurs.

Genre : Survie en open world

Développeur : Jackto Studios

Editeur : Jackto Studios

Prix : 29€

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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