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Legendary Pilots

Chouette, un jeu d’avion ! Moi j’aime les jeux d’avion. Mais pas les trop compliqués, ceux qui permettent de s’amuser sans avoir à lire des manuels de 1000 pages rien que pour comprendre comment on décolle Legendary Pilots est un jeu indé développé par BerkBox et édité par Microprose. Ok, vous aussi vous pensiez que ça n’existait plus ?

Bref, Legendary Pilots se présente comme un simulateur de vol rétrogaming pixelisé qui ne cherche pas à proposer le pilotage le plus réaliste mais une expérience amusante, stylisée ( ?) et centrée sur la carrière du pilote. Parfait ça, j’ai une écharpe, une petite moustache et un blouson en cuir, je suis déjà à moitié pilote !

Il est temps de choisir notre avatar, le nom et la livrée de notre compagnie parmi 7 choix et d’acheter notre premier appareil, puis d’y assigner un équipage (copilote, PNC) et un mécano. L’interface minimaliste se gère soit au pad, soit à la souris, soit au clavier. Après avoir débuté au joystick, j’ai préféré poursuivre l’aventure en gérant tout au pad Xbox. C’est plus confortable et les contrôles sont assez basiques pour que l’on s’en sorte.

Avant de m’aventurer dans les cieux avec de vrais passagers, je préfère prendre des cours sur les circuits de vol et la navigation, ce n’est pas chronophage et cela permet d’appréhender les contrôles. J’ai également le choix de faire des vols libres pour me faire la main, cela évitera de trop secouer les clients !

Aller, ce n’est pas tout ça mais mon Antonov-26 vient de terminer sa visite technique, l’équipage est prêt, il ne me reste plus qu’à choisir dans quelle région du monde je veux transporter des passagers (pour le moment, Pacifique Nord-Ouest, Alpes et sud-ouest du Brésil, d’autres régions sont prévues).

Un plan de vol nous est proposé, en général il fait quelques centaines de kilomètres que nous pourrons zapper à n’importe quel moment. Une quinzaine de passagers embarque et je me retrouve dans le cockpit. Le contrôleur m’indique un cap et une altitude après décollage, on entre cela dans le système de l’appareil et c’est parti pour le décollage !

Regulation… 80 knots… V1… Rotate… gear up…positive climb….flaps up… Youpiii Tout se passe sans encombre, on gère assez peu de choses : les gaz, les volets et le train d’atterrissage. Une fois en l’air on peut activer le pilote automatique ou demander au copilote de s’occuper de certaines phases du vol. Enfin, quand il a envie ! Je lui ai demandé de poser l’avion sur le premier vol et il a dit qu’il « ne le sentait pas ». Ok, j’ai peut-être embauché un stagiaire éclairagiste et pas un pilote… Je m’en occupe !

J’ai passé la croisière en accéléré (soit en X2, soit directement passer à l’approche) Ok, posé, pas cassé, mission accomplie et je peux même rouler jusqu’au parking pour glaner quelques points d’expérience supplémentaires. Les passagers débarquent avec des petits smileys censés représenter leur expérience de vol et on reçoit les sous, les pépètes, la caillasse ! Je vous rassure, le modèle de vol est hyper permissif et même si vous loupez la piste, ça devrait bien se passer !

Quoi ? C’est tout ? Le moral descend en flèche, les avions disponibles dans le jeu coûtent entre 300k et 1.8 millions et je n’ai gagné que quelques milliers de dollars sur ce vol… Il va falloir jouer, jouer, jouer et encore jouer, faire des vols répétitifs, avec une hôtesse qui ne sert pas à grand-chose, un copilote qui sert de sac de sable et des passagers qui ne se bousculent pas au portillon ! Alors que j’ai assez d’expérience pour passer un grade, les missions de lutte anti-incendie, puis de transport de cargo se déverrouillent. Ca tombe bien, j’ai toujours rêvé de piloter un Canadair !

Ah, il me faut 300K pour acheter l’avion de lutte anti-feu, sinon je peux le louer pour la modique somme de 1000$ par vol, ce qui est au départ la meilleure option (ben oui, on n’a pas de sous !). On dispose alors d’un certain volume d’eau à larguer sur un nombre variable d’incendies. C’est amusant et cela oblige à être précis car rien n’indique le moment auquel larguer l’eau… Et la touche du larguage sur le pad est la même que cette pour rentrer les volets… Pas pratique ! Au fil du temps on arrive tout de même à passer les échelons et à se forger une petite flotte, les revenus augmentent et tout marche comme sur des roulettes.

Le jeu est parfois un peu brouillon, cela manque également de profondeur et d’immersion, c’est dommage car les vols sont très agréables, on peut vraiment passer de bons moments de calme et profiter des paysages et des effets de lumière et de météo. Certes, le jeu reprend la mode du rétro pixelisé et ça me fait un peu mal aux genoux d’utiliser un PC à plusieurs milliers d’Euros pour faire tourner cela mais comme on dit : les goûts et les couleurs…

En ce qui me concerne, Legendary Pilots ne me fera pas me relever la nuit pour y passer des heures. Cependant, il reste très plaisant et « chill » pour qui ne veut pas se prendre la tête sur un simulateur hyper réaliste ou passer des heures dans la réglementation aérienne. J’espère que le développement continuera et que la carrière de notre pilote sera développée plus en profondeur. Dans tous les cas, pour moins de 10€, vous ne prenez aucun risque !

Genre : Simulateur de vol cozy

Développeur : BerkBox

Editeur : Microprose Software

Date de sortie : 21 avril 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Ding Chavez

Joueur PC depuis TO7-70, ancien pigiste chez PC4WAR puis passé du côté obscur de l'airsoft chez Red Dot magazine et Airsoft Addict tout en administrant son excellent blog ! Depuis, tous ces magazines ont été annulés. Autant dire que CanardPC a eu chaud mais on ne répond pas de l'avenir de Dystopeek... Qu'as-tu fais Harvester ???

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