Beta: Haiki

Il est des petits jeux qui parfois nous surprennent. La version beta de Haiki donnée à la rédaction en fait partie. De primes abords, ce n’était pas du tout un jeu pour moi. Pensez donc ! Un jeu qui s’annonce comme suit : « un jeu de plateformes à la précision BRUTALE où la décapitation n’est que le début de vos souffrances ». Ma précision est inversement proportionnelle à ma myopie, quant à ma tête, je la préfère bien accrochée à mes épaules.

Un accueil épuré

Haiki se place donc dans la lignée des SuperMeatBoy et autres Céleste (ou bien encore Run the world in-between quand celui-ci sera sorti). Je ne suis jamais allé loin dans les premiers suscités et j’abordais donc Haiki avec beaucoup de crainte. L’histoire démarre avec une cinématique présentant notre personnage se promenant en forêt quand, tout à coup, un homme surgit avec une épée et nous coupe la tête. Rien de gore, pas d’effusion de sang, juste une tête qui roule, séparée de son corps. Et tombe en contrebas d’une falaise. C’est à ce moment-là qu’on prend le pad en main. Il va falloir ramener cette tête à son corps.

Level 1 : EZ PZ lemon squeezy

Les premiers niveaux servent de tutoriel très basique : avancer, reculer, sauter, walljump. On les traverse plein d’assurance et sans peur ni reproche. Jusqu’ici, rien d’incroyable ni de difficile, on nous glisse dans un chausson. Et c’est la fin de la première succession de niveaux. Une mise en bouche très légère. Nouvelle séquence d’animation, on nous présente une grenouille qui nous donne un pouvoir. Et le twist du jeu est là. On va maintenant contrôler trois couleurs (vert, rouge, bleu – configurables dans les options pour celles et ceux aillant des soucis de perception des couleurs). Quel est l’impact de cet ajout ? C’est à la fois simple et ingénieux. Dans les niveaux, certains éléments seront d’une de ces trois couleurs. Ils seront tantôt une plateforme, tantôt un obstacle mortel. Il faudra alors jongler avec votre pouvoir pour solidifier ou déstructurer ceux-ci pour pouvoir progresser.

Les éléments bleus : une plateforme et un obstacle. Un passage qui m’a vite remis à ma place.

La difficulté des niveaux a augmenté de manière progressive à partir de là. Et certains, j’avoue, m’ont bien fait rager. Pourtant, j’ai toujours eu à cœur de les finir au point que, arrivé à bout du 30e, j’étais presque déçu de voir que c’était le dernier proposé lors de la Beta ! Ce jeu n’était pas pour moi et pourtant, 1 heure 20 minutes et 353 morts plus tard je dois me rendre à l’évidence : il m’a plu (et je me suis presque cru bon !) .

Une surprise donc, mais bonne et agréable. Le jeu est depuis passé en accès anticipé (et donc achetable depuis le 04 juin). Et vu le prix demandé et le tableau de marche donné par les développeurs, je vous invite à y jeter un œil, le suivre, voire même l’acheter si c’est votre came. Il est notamment prévu une difficulté allant de « FACILE à INFERNAL » pour les 80 niveaux que comprendra la version finale, un mode speedrunner et plein d’autres choses encore (des chapeaux !). À suivre de près donc !

Développeur : Richard Hörnig

Éditeur : Application Systems Heidelberg

Plateformes : PC

Prix : 8€19 en early access

Date de parution : 04 juin 2021

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.

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