Hunt Showdown : Un chasseur sachant chasser…

Voilà un article que le boss me tanne d’écrire depuis que j’ai reçu la clé. C’est un peu ma faute parce que je suis un peu con sur les bords : faut le télécharger sans avoir la fibre (20 Go), avoir le temps d’y jouer et en plus il faut faire des screenshots pour habiller l’article. Et c’est la partie la plus simple parce qu’ensuite faut faire face à la réalité d’estimer les qualités et les défauts d’un jeu qui, par principe, n’a pas de fin puisque multijoueurs sans possibilité de faire une campagne solo.

Un développeur après avoir entendu campagne solo.

Avant de me lancer dans le vif du sujet, je préviens que je ne suis pas un grand amateur des jeux multi, j’ai joué en solo et je n’ai pas un niveau 999 pour connaitre toutes les subtilités du jeu. J’irai me flageller avec un fouet fabriqué en Blu Ray de Get out et du comics Superman Red Son pour expier quand quelqu’un viendra relever mes omissions, erreurs et autres joyeusetés (NdHarvester : je te sens un peu tendu…).

Le tuto sérieusement, tu feras.

Comment donner envie de jouer sa première partie

Je peux l’avouer dès maintenant, je n’ai absolument pas fait le tutoriel de façon sérieuse. Ce fut un grand moment de rigolade avec mes joueurs nains qui ont subi mes commentaires acerbes sur le jeu. Tout était prétexte à un bon mot, une connerie comme se jeter sur l’ennemi plutôt que de suivre les instructions, se jeter dans le feu pour voir ce que cela fait, tester les limites de l’IA des ennemis et l’araignée m’a convaincu de sa bêtise.

1,2,3 et hop dans le feu.

Plus sérieusement, le tuto est très bien fait parce qu’il permet au joueur débutant d’arriver dans le jeu sans se faire démonter par les autres joueurs. Il prend son temps pour amener les diverses mécaniques du jeu : la recherche d’indices, le combat de boss, les armes à récupérer, l’extraction et la rencontre avec les ennemis du jeu.

Ambiancé, tu seras.

Étalon du cul ?

Pour moi, c’est le gros point fort du jeu. L’ambiance générale est très réussie avec cet univers western du bayou. Les lieux, les monstres, la musique plonge le joueur dans son univers avec une direction artistique réussie et des graphismes à la hauteur. Je regrette le manque de background/lore même si certains diront que c’est au joueur de créer sa propre histoire. Un petit habillage même textuel n’aurait pas été de refus pour ma part.

Un truc bien dans le jeu.

Du gameplay, tu parleras.

Je vois, je vois des lumières bleues.

Hunt Showdown est un FPS multijoueur avec pour objectif de récupérer une prime de chasse en tuant un ou plusieurs monstres. Dès que la partie débute, le jeu se découpe en plusieurs phases successives.

Joueur prêt.

La première phase consiste à récupérer des indices qui permettront au joueur de savoir où se trouve la proie à chasser. Ils sont au nombre de trois et se trouvent à différents endroits de la carte. Chaque chasseur a un pouvoir « magique » qui signale l’endroit où se trouve l’indice.

Sympa le bain de boue.

La seconde phase consiste à chasser la proie qui fait office de boss. A ma connaissance, il y en a trois différents pour l’instant. Une fois battu, il faut récupérer la prime et attendre un temps plus ou moins long avant de passer à la troisième et dernière phase.

Un boss à la masse ?

La troisième phase est celle de l’extraction où le joueur doit rallier un point sur la carte pour fuir et gagner la prime durement acquise. Pour faire simple, il faut fuir rapidement pour gagner le maximum d’expérience.

Extraction ratée.

Tout ceci se déroule dans un environnement hostile : des barils explosifs, des corbeaux qui font du bruit, des chevaux aussi, des monstres lovecraftiens et surtout les autres joueurs qui se feront un plaisir de vous mettre une balle entre les deux yeux surtout si vous avez réussi à battre le boss. Les monstres sont débiles, mais puissants.

L’IA du jeu résumée en une image.

Mollasson, le jeu sera.

J’ai tenté le rush, mais le sac à viande n’était pas d’accord.

Au delà des temps de chargement interminables et des retours bureau, Hunt Showdown est un jeu très lent dans tous ses compartiments. Je ne m’attendais pas à jouer à DOOM version bayou, mais le trip survivaliste/réaliste n’est pas du tout ma came donc autant dire que les trois plombes pour tirer deux balles, autant pour recharger et l’essouflement dès que le personnage court plus de cinquante mètres ne m’a pas particulièrement plu. Ajoutez à cela une mollesse générale dans les déplacements, des sensations de tir pas folles et une attente insupportable après la mort d’un boss et c’est tout de suite l’instance de divorce entre le jeu et moi. Mais comme si cela ne suffisait pas, le jeu et surtout les autres joueurs te font comprendre que tu ne dois pas tirer ou alors le moins possible parce que tu vas te faire repérer et buter très rapidement. J’ai déjà dit en intro que j’étais con alors quand on me donne une arme à feu, j’ai envie de tirer, pas mettre des coups de crosse de peur de me prendre une balle par un joueur plus intelligent que moi.

Un joueur sachant jouer.

Tout ça pour dire que les joueurs cherchant un trip de chasse discrète peuvent trouver leur bonheur dans Hunt Showdown s’ils acceptent la lenteur assumée ou non.

Le jeu, tu ne conseilleras pas.

En plus, faut attendre les autres pour jouer.

Soyons clair, je ne peux décemment conseiller le jeu, sauf à en connaitre les tenants et aboutissants. C’est un jeu de chasse mélangeant PvP et PvE (joueurs et environnement contre soi ou son équipe) très lent qui demande une approche discrète et méticuleuse. De mon côté, je préférerais une version bourrine comme je l’ai cru en prenant le personnage typé action (j’ai dit que j’étais con au début) et le jeu ne le propose pas.

Si la proposition vous intéresse alors Hunt showdown est envisageable, surtout si vous accrochez à l’ambiance Western bayou. Si ce n’est pas le cas alors passez votre chemin sans hésitation.

Avis de SAAvenger: Alors moi en revanche j’avais tenté le jeu à sa sortie en Early Access. C’est dire que ça date (mai 2018 pour être précis) et que le jeu a dû donc beaucoup évoluer entre temps. J’aime aussi les jeux multi même si je joue en général en solo et que donc ce genre de jeux orienté coop/groupes, s’ils m’attirent, arrivent rarement à me garder car je n’ai ni la patience ni l’envie de m’organiser avec d’autres pour jouer.

C’est sombre mais qu’est-ce que c’est beau.

Alors comme l’a si bien dit mon estimé collègue : c’est lent. Très lent et axé infiltration – connaître la map permettra d’éviter de déclencher des bruits particuliers à un endroit que d’autres joueurs ne manqueront pas de reconnaître et d’utiliser pour vous trouver et vous couper en rondelles – en première partie avec une seconde partie exfiltration sous les projecteurs.

Scusez m’sieur c’est où la sortie?

En solo, vous pouvez rarement espérer vous faufiler jusqu’au boss, le tuer et vous en sortir vivant face à d’autres qui jouent en groupe, il faut donc la jouer finaud et ramasser des indices pour directement fuir avec votre maigre butin pour les pleutres comme votre serviteur ou attendre patiemment que quelqu’un fasse le sale boulot pour vous avant de les chasser et de les exterminer pour les plus grosses rognures du quartier comme j’en connais dont je ne citerai pas le nom.

Tu crois qu’il y a des maladies ? Je ne voudrais pas terminer comme l’autre moche.

Je dirais donc qu’en effet pour les amateurs du genre (et encore pas certain qu’il y ait vraiment d’autres jeux exactement comme celui-ci) c’est probablement l’une des meilleurs expériences que vous puissiez rencontrer. Certes les parties sont assez lentes et longues mais l’atmosphère pesante s’accorde parfaitement avec ce style de jeu. Pour les autres, les plus casus ou les nuls comme moi, je rejoins l’avis de Machia, la difficulté et l’investissement sont probablement trop importants pour que vous puissiez en retirer beaucoup de plaisir. Reste que le world design est fantastique et je voulais juste rajouter des screens à l’article de Machia…

Genre : Action multijoueurs

Développeur : Crytek

Éditeur : Crytek

Date de parution : 27 août 2019

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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