Gungrave G.O.R.E.

Gungrave ne m’évoque pas grand-chose en dehors du nom de jeux vidéo et un anime qui ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable. Autant dire que la version G.O.R.E. part sans nostalgie excessive, ni mauvais souvenir. Le revival était-il nécessaire ?

Gungrave G.O.R.E. propose de jouer un personnage sombre, taciturne et classe. Un cercueil en guise d’arme, ça aide. Il s’inscrit aussi dans la lignée des personnages classiques de jeux vidéo, à savoir qu’il ne dira rien ou presque durant tout le jeu.

L’histoire étant à peu près du même calibre. Il y a des méchants vraiment très méchants. Gungrave est envoyé pour les décimer en mode One Man Army. Dès l’intro, le jeu pose sa proposition. On va faire dans la finesse à la Michael Bay. Niveau gameplay, Gungrave G.O.R.E. fait tout sauf dans la finesse.

Il suffit d’avancer en martelant la gâchette droite de la manette pour faire un génocide tout en gérant sa jauge de bouclier. Gungrave a plusieurs jauges : une de bouclier qui se recharge quand le calme revient, une de santé séparée en plusieurs blocs qui ne se régénèrent pas, une de furie pour être tout rouge de colère.

Un peu de finesse apparaît quand apparaît la roulade version 33 tonnes, le corps à corps avec un remake de la danse de Massacre à la tronçonneuse version cercueil et les super attaques qui consisteront à faire de gros dégâts. En 2022, le jeu paraît totalement anachronique dans son approche du gameplay où la subtilité et la fluidité sont aux abonnés absents.

Le personnage est très lourd pour ne pas dire pachydermique. Le level design est très pauvre au point de rendre la présence des flèches pour indiquer le chemin totalement inutiles. Le gameplay est aussi très répétitif sauf à considérer que la gym de l’index avec la martelage de la gâchette soit suffisamment gratifiant pour oublier ce qu’il y a autour.

Les ennemis sont peu variés et trop peu puissants pour donner un réel challenge alors que les boss sont plus intéressants sans pour autant devenir le moment attendu par le joueur.

Gungrave G.O.R.E. alterne aussi entre des passages trop faciles qui donnent un sentiment de toute puissance et d’autres où la difficulté monte de plusieurs crans. A cet instant, le joueur doit se réveiller pour arrêter le martelage et utiliser les autres boutons pour espérer sans sortir.

Visuellement le jeu ne flattera pas la rétine. Il fait partie de ces jeux qui n’ont pas prévu de budget sur cette partie. Ce n’est pas non plus au point de pleurer des larmes de sang, mais à peine digne d’une console ancienne génération. Si le jeu ne se tenait qu’à sa beauté particulière, cela ne m’aurait pas gêné. Sauf qu’il a aussi de gros soucis de ralentissements.

Trop souvent, le jeu rame sans véritable raison. Je n’ai pas un PC haut de gamme, dernière génération, mais vu ce qui est affiché à l’écran, ces problèmes techniques se justifient difficilement. Je précise que le jeu n’est pas injouable, mais le confort de jeu en prend un coup.

En résumé, Gungrave G.O.R.E. fait partie de ces jeux dont on se demande pourquoi ils sont sortis. Il est daté sur tous les plans.

Le gameplay consiste trop souvent à marteler la gâchette et d’avancer dans des niveaux linéaires. Le personnage est soit trop puissant, soit pas assez suivant les situations.

Genre : Matraquage de gâchette version pan pan boum boum

Développeur : Iggymob

Editeurs : Prime Matter Plaion

Plateformes : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox One, XCloud, Microsoft Windows, Xbox Series

Prix : 49,99€

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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