Among Us

Après une « légère » pause (bien méritée selon moi et bien trop longue d’après le chef), il faut que je reprenne le clavier. Problème : il n’y a pas grand-chose dans l’actualité qui m’inspire.  Alors j’allume ma télé mon PC, navigue un peu partout et nulle part (ailleurs) à la fois. Et puis je tombe sur Twitch. Plusieurs streamers semblent jouer au même jeu, Among Us. Je note le nom, regarde quelques minutes. Ca y est. Ma curiosité est piquée.

Un jeu où il faut savoir se taire, c’est pas gagné pour la rédac’

Quelques recherches plus tard, j’en sais un peu plus sur Among Us. Contrairement à son succès, le jeu n’est pas récent. Sorti en 2018, il explose en 2020. Ce succès est venu par l’intermédiaire de Twitch donc. Mais Among Us, qu’est-ce donc ? Une idée simple, héritée des jeux de société de type « loup-garou ». Vous ne connaissez pas non plus ? Voilà une corde mon ami. Bon ok, je vous explique. Le principe de base est de réunir une équipe de joueurs (minimum 4, maximum 10 pour Among Us). Et parmi cette équipe, un ou plusieurs traîtres (3 maximum ici). Si tu es plutôt du genre « gentil membre d’équipage » (autrement appelé Crewmate) tu peux lire le paragraphe suivant. Si tu es plus du genre « vil imposteur », passe directement à l’autre paragraphe (non pas celui-là, l’autre. C’est pas gagné avec toi…).

Les « gentils » (ou concons comme préfère les appeler Harvester)

« Bienvenue dans notre gentil équipage de vaisseau spatial ! » Oui, le jeu se déroule dans l’espace. Votre but en tant que « Crewmate », c’est de vaquer à vos tâches sur l’une des 3 cartes disponibles :  le vaisseau pendant le voyage ; le vaisseau pendant l’atterrissage sur une planète inconnue et enfin l’exploration des environs du lieu d’atterrissage. Ainsi, chacun erre sur la carte pour réparer différents éléments du vaisseau dans diverses pièces. Tout se fait via des mini-jeux ou tout simplement en attendant qu’une animation se termine à l’écran. De plus, des alertes peuvent parfois se déclencher et il faudra alors vite réparer les éléments indiqués par des flèches clignotantes avant que le temps imparti ne s’écoule, sous peine de « game over ».

N’ayons l’air de rien

« Meurtre, meurtre, MEURTRE ! ». Ici les tâches, soit on fait semblant de les faire, soit c’est du sang. L’unique but pour le (ou les) imposteur(s) c’est de tuer (presque) tout l’équipage sans être soupçonné ou bien de faire en sorte qu’une alerte ne soit pas réparée dans le temps qui lui est imparti. L’imposteur a, à sa disposition, un bouton pour tuer (avec un temps de recharge entre chaque meurtre), un bouton de sabotage (pour fermer temporairement les portes et/ou déclencher différent types d’alertes) et il est le seul à pouvoir emprunter les grilles d’aération pour se déplacer plus rapidement d’une pièce à une autre.

Faites vos tâches, rien ne va plus !

Les rôles ayant été expliqués, voyons un peu mieux le déroulement d’une partie. Tout commence par la configuration de celle-ci. Le maître du jeu va ajuster divers paramètres tels que le temps entre chaque utilisation du bouton « tuer », les votes anonymes, l’actualisation de la barre de tâche, le nombre de tâches (courtes, longues, communes), le rôle du joueur éjecté, etc. Puis c’est le moment de couper son micro. En effet, même si un système de communication à l’écrit est disponible dans le jeu, y jouer en vocal donne encore plus de sel aux parties. Le paramétrage étant terminé, on lance la partie. Le jeu désigne aléatoirement les imposteurs et, dans le cas d’une partie à plusieurs assassins, ils découvrent leurs équipiers. Le reste des joueurs sait juste qu’il y a des imposteurs parmi eux.

C’est ici que tout commence

Les Crewmates vont donc partir à la résolution de leurs tâches avec l’espoir de compléter la barre d’avancement avant que tout le monde ne meurt. C’est une des voies de la victoire. L’autre façon de gagner, pour eux, c’est de démasquer et de se débarrasser des imposteurs. Ainsi, tout ce joyeux monde se promène dans les couloirs en regardant bizarrement son voisin ou en lui faisant confiance (erreur de débutant s’il en est). Côté imposteurs, on va se mêler à tout ça en faisant semblant de faire nos tâches, en verrouillant des portes, en éteignant la lumière ou bien encore en déclenchant des alertes cruciales. Si celles-ci ne sont pas réglées dans le temps imparti, les imposteurs gagnent. Autre chemin de victoire, réduire l’équipage de façon à ce qu’il y ait autant d’imposteurs que de Crewmates survivants.

Le dormeur du val ne dors pas, il est mort et son corps est rigide et froid

Mais tuer laisse des traces. Les corps restent visibles à l’endroit du méfait. Pour le mort, ce n’est pas la fin du jeu. Il doit terminer ses tâches. Si un joueur vivant passe devant un cadavre, il peut signaler le crime et déclencher un conciliabule. Les activités cessent et chacun rouvre son micro. C’est là que le jeu prend toute sa saveur. Chacun y va de sa petite enquête ou accusation. Les plus fourbes vont même jusqu’à « auto-reporter » leur crime et accuser un innocent. Les échanges sont limités en temps et à la fin, il faut voter. Si on estime ne pas avoir assez d’éléments, on passe. Si on a de forts soupçons sur quelqu’un, on vote contre lui. Le joueur ayant une majorité de voix est banni du vaisseau. Si c’est un imposteur, il reviendra tout de même en fantôme et pourra continuer ses sabotages.

Ah ! Une partie qui commence bien !

C’est ainsi que les parties s’enchaînent, sur la base de cette alternance tâches/meurtre/discussion,  jusqu’à ce que l’une des 2 équipes l’emporte. À l’heure du bilan, Among Us a pour lui sa simplicité, son équilibrage « à la volée » et un suivi de ses développeurs qui ont même décidé d’annuler la suite prévue pour améliorer l’itération en cours. Toutefois, ce jeu repose beaucoup sur le groupe de joueurs. Ainsi, les parties privées (mais pas fines… ) organisées avec la rédac’ sont un vrai régal alors qu’à l’opposé, les parties publiques sont une véritable « foire à neuneu » sans intérêt. Au moment de conclure cet article, il me reste à ajouter qu’une quatrième carte est sur le point de sortir et aussi que le jeu est crossplay (comprendre que des joueurs sur différents supports peuvent jouer ensemble). Allez, je vous laisse, mon couteau est affûté et je vois les omoplates du hippie pas loin.

Site officiel

Développeur : Innersloth

Éditeur : Innersloth

Plateformes : PC (3.99€ sur Steam) Androïd/IOS (gratuit)

Date de parution : 16 novembre 2018

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur le reste du temps.