Brochette de films #1 à la sauce adaptation

Au moment d’écrire, j’avais un choix à faire : 6 articles pour des films qui n’en méritent pas tant et surtout faut les écrire alors je me suis dit que deux articles avec trois films dans chaque est une idée. Le hasard fait que les trois films sont des adaptations de livres avec des images.

Shazam! où DC se la joue Marvel

Quand y en marre, y a Malabar.

Dire que j’en attendais rien est un euphémisme de cette adaptation de Captain Marvel qui est devenu entre-temps Shazam! pour des raisons évidentes (les lecteurs étant plus intelligents que la rédaction). Le pitch est simple : un adolescent peut se transformer en super-héros quand il prononce Shazam à voix haute. Un méchant très méchant veut voler son pouvoir avec l’aide des sept pêchés capitaux.

Et c’est parti pendant deux heures de bons sentiments, de quelques scènes bien branlées, un scénario inoffensif et aucune personnalité sur le plan de la réalisation. Le film déroule tranquillement sans en faire des tonnes, n’a aucune autre prétention que d’être un divertissement honnête à destination de toute la famille et ça fonctionne plutôt pas mal en assumant totalement son propos.

Oui, le méchant aurait gagné à être plus développé parce qu’il a un passif intéressant. Il aurait aussi mérité d’avoir un peu plus de charisme. Le costume de Shazam! est réussi et ce n’est pas gagné, mais ça va avec le ton du film.

En résumé, Shazam! n’est pas le film du siècle, mais il est bien meilleur que Captain Marvel.

Hellboy version Neil Marshall

Guillermo revient !!!

J’aime beaucoup Hellboy de Mignola, la version de Guillermo Del Toro aussi. J’ai adoré The Descent de Neil Marshall, moins ses autres films (et non, il n’a pas réalisé The Descent 2). Autant le dire de suite, j’attends toujours Hellboy III version Del Toro et je dois lire les derniers tomes du comics donc mon a priori pour cette adaptation est tout sauf positif.

J’ai lancé le film en attendant un bon gros navet plein d’humour beauf et cheap. La présence de Milla Jovovich au casting n’aidant pas à me rassurer après l’épileptique saga Resident Evil (le premier reste honnête). David Harbour en Hellboy, alors que Ron Perlman était parfait, enfonçant le clou. Neil Marshall tournant pour la télévision depuis des années, ça n’aide pas à être rassuré sur une vision d’auteur. Ian Mc Shane pourrait sauver la mise (un peu d’espoir).

Alors que dire de cette nouvelle version du fils de l’enfer ? Il manque juste deux personnages du trio : Liz et Abe Sapiens sont les grands absents de l’adaptation. Ils sont remplacés par une jeune ado qui peut faire parler, littéralement, les morts de façon viscérale. Ian Mc Shane vient cachetonner avec un père pas bien fin. David Harbour fait ce qu’il peut et il ne le fait pas très bien. Milla Jovovich n’a rien à défendre alors qu’il y avait du potentiel. Seule Baba Yaga sauve la mise en invoquant l’univers de Guillermo Del Toro, mais elle ne sert à rien sauf à préparer le terrain pour la suite. Dommage.

En résumé, Hellboy devient un de ces blockbusters oubliables avec du gore pour le gore, de l’humour pour faire passer et un scénario qui tient sur un timbre poste. La réalisation n’est pas inventive pour deux sous, les effets spéciaux font le job. Si j’avais un seul conseil : revoyez les épisodes de Del Toro.

Alita : Battle Angel de Roberto Rodriguez

James Cameron, je te lance mon plus intense regard.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. J’ai attendu ce film depuis l’annonce par James Cameron de sa volonté d’adapter l’oeuvre de Yukito Kishiro (Oui, ça fait longtemps). Gunnm a une place particulière dans ma bibliothèque parce qu’il est le premier manga acheté avec Akira (une future adaptation ?) et que je n’ai connu la fin qu’après de nombreuses d’années d’attente (ceux qui ont la version grand format savent).

Il y a deux façons d’appréhender le film de Robert Rodriguez et de l’apprécier :

  • Une adaptation de l’oeuvre : autant le dire de suite, c’est complètement raté. Rien ou presque n’est respecté sauf certains moments marquants du manga. Les personnages sont charcutés, le propos est complètement vidé de sa substance et l’univers pas du tout respecté. C’est une très mauvaise adaptation qui m’a fait me demander si on avait lu le même manga. Alita est certes naïve, mais pas au point d’être aussi niaise, Ido est transparent, c’est qui Shiren ? (Jennifer Connelly qui vient cachetonner comme dans le futur Top gun 2), Makaku, Zapan et bien d’autres sont tellement mal adaptés. Pour le fan, c’est foiré en long, en large et en travers. La décharge qui devient une ville où il ferait presque bon vivre.
  • Une interprétation de l’oeuvre : c’est le parti que j’ai pris après dix minutes de film sinon j’aurais arrêté. Et là, le film se regarde bien parce que le rythme est bon, c’est bien filmé et le scénario n’est pas si mauvais au final.

Le problème d’Alita, c’est qu’il cherche à fusionner des morceaux de l’oeuvre originale comme une créature de Frankenstein et ça ne fonctionne pas du tout. Le motorball n’a pas sa place à ce moment de l’histoire et surtout les personnages ne sont pas des pantins de Nova. Leurs motivations sont importantes et même Ido est beaucoup intéressant que dans le rôle du mec sympa qui décide de devenir papa. En tant que « fan » de Gunnm, je trouve l’adaptation mauvaise (et pas qu’un peu) et pourtant, le film n’est pas si mal quand on fait abstraction du matériau d’origine.

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

2 pensées sur “Brochette de films #1 à la sauce adaptation

  • 9 août 2019 à 15 h 28 min
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    Shiren elle existe, relise les 3-4 derniers tomes, ça c’est une vraie scène du manga, l’entubage de la faire revenir à Zalem en petits morceaux.

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    • 9 août 2019 à 15 h 31 min
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      Yes !! Une excuse pour le relire.

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