The Mandalorian

Depuis son lancement, le 12 novembre 2019, vous avez dû entendre parler de la nouvelle série Disney+ (la plateforme visant à concurrencer Netflix de Disney), The Mandalorian. En quelques semaines, cette série est devenue un événement « post GOT » pourtant attendu par des hordes de fans mais aussi de la nouvelle génération qui se laisse séduire par cette série.

La nouvelle série créée par Jon Favreau (Réalisateur d’Iron Man 1 & 2) est une série phare de la nouvelle plateforme Disney+, l’investissement est important (10 millions de dollars par épisode), des acteurs de qualité et le soin a été apporté sur un scénario cohérent vis-à-vis de l’univers de Star Wars, tout en offrant à ceux ayant décroché une série compréhensible et accessible dès le premier épisode.

Afin de décoder tout cela, Dystopeek se devait d’en écrire quelques lignes afin de coller à l’actualité et de te permettre à toi, lecteur, de briller en société (non je ne parle pas de forums…). Votre dévoué a pu la regarder lors de son voyage au Royaume-Uni, car je précise que la série ne sera disponible en France qu’à partir du 31 mars 2020 via la plateforme Disney+.

Tout commence dans l’univers de Star Wars, après la chute de l’Empire et la fondation de la Nouvelle République (entre l’épisode 6 & 7 de la série). Cette Nouvelle République offre un décor de post-guerre sur un Mandalorien mercenaire, interprété par Pedro Pascal (Kingsman, GOT, Narcos). Pour rappel, un Mandalorien vient de la planète Mandalore et est issu d’un peuple guerrier identifiable par leur armure. Le Mandalorien étant introduit dans la saga star wars par Boba Fett.

L’épisode commence donc sur une planète glacée, dans un bar où notre ami Mandalorien mercenaire va récupérer une proie tout en jouant les gros bras. Nous constatons que bien que sa proie lui demande de l’aide, il se contente d’exécuter son contrat sans montrer le moindre remord.

Après livraison de la proie, le Mandalorien demandera une autre mission (Carl Weathers jouant le chef de guilde), comme s’il était poussé par une urgence afin de récupérer de l’argent sous forme d’acier. Ce même acier servant, comme nous l’apprendrons lors d’une scène, à forger des parties d’une nouvelle armure… Le Mandalorien se rappelant alors, lors de la fabrication de l’armure, de flashbacks de son enfance (?) où les traumatismes de la guerre refont surface… mais nous n’en saurons pas plus.

S’ensuit alors le début d’une autre mission donnée par de bien étranges employeurs de l’ancien Empire, qui lui demandent de ramener un colis vivant âgé de 50 ans… Cette mission se passant sur une planète désertique lointaine, le Mandalorien fera une rencontre amicale pleine de sagesse et intéressante, ainsi qu’un partenariat avec un autre chasseur de primes peu commun. La scène finale de l’épisode 1 de la série entrant dès à présent dans le panthéon des surprises de Star Wars.

Ce qui est appréciable est la qualité globale de l’épisode, tant sur les décors et la qualité de la photo ainsi que de l’exploitation de l’univers. De plus la direction scénaristique de Jon Favreau est vraiment de qualité : de fait, rien à redire, l’histoire est pleine d’action tout en réussissant à mettre en scène l’histoire dans l’univers Star Wars où chaque fan pourra s’y replonger tout en ayant cet aspect nouveauté du Mandalorien qui n’a jamais été expliqué lors des précédents films… Même les vieux comme moi, qui ont usé des bandes VHS, auront (ENFIN) de la nouveauté dans cet univers. A titre personnel, j’ai aimé aussi les risques que Jon Favreau prend en prenant un personnage secondaire de la série mais en l’exposant à un des mythes Jedi de la série.

En revanche la série, bien que rencontrant un succès public, a pourtant bien des défauts aussi.

Tout d’abord le format… ce n’est plus un secret, les jeunes aimant le rythme et les épisodes courts seront comblés. Pourtant des épisodes plus longs et approfondissant le mythe du Mandalorien et de Star Wars sous un angle moins manichéen que gentils Jedis et méchants Siths auraient été bien plus empreints de courage…

De plus, si je suis content de retrouver un univers connu, ce n’est pas pour cela qu’il faut gommer la création et l’audace ! 75% des races extra-terrestres sont connues de la saga datant de 1979 : l’homme pieuvre de la cantine, le robot chasseur de primes… et oui je sais. La dernière fois que Star Wars a innové en race c’était Jar-Jar Binks, de quoi être refroidi.

Gageons que les qualités du directeur, réalisateur et acteurs porteront cette série sur un autre plan que celui de l’action, tel que l’exploitation d’un univers qui nous a fait rêver pour la grande majorité. Gageons aussi que la « surprise » du 1er épisode sera exploitée vers un dessein beaucoup plus grand scénaristiquement.

A ce stade, rendez-vous est pris pour les prochains épisodes, car je suis impatient de les découvrir.

Titre original : The Mandalorian

Création : Jon Favreau

Genre : Space Opéra

Création : Jon Favreau

Acteurs principaux : Pedro Pascal, Gina Carano , Carl Weathers 

1 saison de 10 épisodes

Durée : 35 minutes

Belgianseb

Sébastien, passé la 40aine, père d'un petit monstre. mes passions sont nombreuses et variées. (Jeux vidéos, Jeux de Rôles, lecture SF, cinéma , mais aussi BJJ et MMA). J'aime particulièrement replonger quelques fois par an dans des jeux "c'étaient mieux avant" mais mes différentes passions me permettent avant tout de m'échapper pendant quelques instants de mon monde de travail. Mes avis sont tranchés et je n'hésite pas à dire ce qui ne me plait pas. Après tout on ne peut plaire à tout le monde.

6 pensées sur “The Mandalorian

  • 7 décembre 2019 à 8 h 12 min
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    Pour ma part, j’ai trouvé la série juste passable (même si c’est mieux que la trilogie de films en cours on est d’accord).
    La musique est à contre pied de ce à quoi on est habitué et sans grande originalité mais on s’y fait.
    J’ai trouvé les effets spéciaux peu impressionnants même s’ils s’améliorent d’épisodes en épisodes, en revanche les costumes sont et restes assez cheaps.
    Le scénario est assez proche de ce que pourrait sortir un gosse de 8 ans en jouant avec des figurines, ce qui tombe bien parce que pour Star Wars on est un peu tous un gosse de 8 ans dans l’âme mais on est loin d’un traitement plus adulte qu’on aurait pu espérer en regardant le trailer ou après ce que Rogue One avait osé.
    Il y a toujours des raccourcis peu logiques et des situations ridicules mais le côté mignon d’un des personnages va probablement sauver le tout, car de ce côté c’est très bien fait. Et puis bon ça dure 20 minutes donc on a pas trop le temps de s’attarder sur les défauts, c’est un format consommation rapide qui fait du fan service et de ce côté là ça atteint l’objectif.

    • 7 décembre 2019 à 11 h 01 min
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      Attend avenger je te comprends tout à fait ! Après avoir regardé la suite pour moi seuls les deux premiers épisodes tirent leurs épingles du jeu…les épisodes 3 a 5 sont d’une platitude scénaristique affligeante ! Fait pour les enfants effectivement. Ma critique visait le premier épisode ! Avec plein d’espoir ..et Disney vient de tout tuer …de plus cela en devient inintéressant et même mon fils de 13 ans me dit que c’est ennuyant …histoire d’un échec …

  • 13 décembre 2019 à 10 h 09 min
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    Faudrait mettre à jour l’article du coup, car si je n’avais pas lu les comms, je me serais jeté dessus.

  • 25 décembre 2019 à 11 h 51 min
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    J’ai vu 5 épisodes, et en effet c’est un bon stimulus pour mon enfant intérieur, celui qui dit à l’adulte de fermer sa boîte à critiques. C’est un spin off, clairement, qui pourrait se passer après la guerre de Sécession aux US ou bien après les Croisades. Mais il n’y aurait pas le décorum : les casques de stromtroopers, les Jawas, les droïdes… Par rapport aux séries modernes, The Mandalorian joue sa seule carte : la licence. Mais on prévoyait que Disney ferait ça, et bon, vous aviez aimé le film avec Anakin enfant et Jar Jar Binks ? Dans le panier SW, cette série rejoindra d’autres fruits pas super, mais ne sera pas le premier, et peut-être pas le pire.

    • 26 décembre 2019 à 0 h 36 min
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      surement pas le pire ! l’épisode 7 m’a remis sur le chemin, j’étais pas loin de décrocher.
      je regarderais jusqu’au 10. Mais comme toujours : il y avait moyen de faire bcp mieux….

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