Rolling Gunner

Oh un shmup ! Voilà comment on peut attirer un Machiavel en mal de boulettes et d’esquive. Rolling Gunner réussit là où Cotton Fantasy a échoué. J’ai pris un plaisir monstre dès les premières minutes. Un dystoseal ?

Passons sur l’histoire qui n’a aucun intérêt, sauf à vouloir y trouver une profondeur autre que « vous êtes un pilote de vaisseau et faut buter les méchants robots ». Pour faire simple, il y a deux secondes de transition entre chaque mission. Elles sont au nombre de six donc autant dire que c’est ultra léger.

Niveau gameplay, c’est très classique donc autant dire que les amateurs du genre ne seront pas dépaysés. Trois vaisseaux avec un rapide, un équilibré et un bourrin avec un petit drone pour tirer dans d’autres directions. Rien de fondamentalement original sauf que la nouvelle version de Rolling Gunner ajoute la possibilité de jouer avec le stick droit, ce qui permet de rendre le jeu beaucoup plus nerveux et jouissif.

Le drone se jouant avec le stick droit de la manette et l’ajout de la grosse boulette annulant une partie des tirs adverses permet de se sortir de situations qui semblent compromises. En effet, Rolling Gunner fait partie des shmups que l’on peut qualifier de Bullet Hell, donc il y en a partout sur l’écran et il faut autant tirer qu’esquiver pour espérer s’en sortir. Les trois premiers niveaux sont assez simples pour bien appréhender le jeu et les trois derniers rappellent au joueur que la nouvelle maniabilité n’empêche pas de bien jouer.

La direction artistique et les graphismes font le job sans briller pour autant. La lisibilité est excellente avec des décors fouillés, des ennemis qui se démarquent suffisamment pour les dézinguer facilement. Il y a même des aides pour savoir d’où ils viennent avec des halos rouges indiquant l’arrivée prochaine des belligérants.

La hitbox du vaisseau jouable est indiqué par un point lumineux vert afin de se passer entre les projectiles ennemis tel un morceau de sucre un jour d’averses. Ajoutez à cela une musique en adéquation avec la nervosité du jeu et c’est une heure de bonheur pour arriver au boss final avec quelques boss bien retors à la fin de chaque niveau.

Comme tous les shmups, la course au score est importante et le jeu vous invite régulièrement à prendre des risques pour augmenter celui-ci. Rien de fondamentalement original sur ce plan et Rolling Gunner ne cherche pas à renouveler la formule, mais ce qu’il fait, il le fait bien.

En résumé, Rolling Gunner est une bonne surprise pour qui aime les shmup et cette jouabilité, ajoutant la possibilité de déplacer le tir du drone avec le stick droit, rend le jeu plus « contrôlable » et jouissif. Pour moi, il fait office de jeu à sortir quand j’ai envie de boulettes pendant une heure. Une bonne surprise qui mérite d’y jeter plus qu’un coup d’œil. Et pas de Dystoseal parce qu’il lui manque un soupçon d’originalité pour l’avoir.

Genre : Shoot Them Up en mode Danmaku.

Développeurs : Mebius

Editeur : United Games Entertainment GmbH

Plateformes : PS4, Nintendo Switch.

Prix : 29,99€

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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