L’EA du mois : Stranded Deep

En Early Access depuis 2015, Stranded Deep ne devrait sortir que fin de cette année, si tout se passe bien. Les devs ayant enfin réglé leurs soucis de droits suite aux déboires de Telltale Games. Bref, un développement pas de tout repos avec des éléments ajoutés puis retirés qui ont fait grogner certains.

Tout va bien capitaine !

Le jeu vous place dans la peau d’un survivant d’un crash de jet privé (ce qui je suppose explique le pantalon de costard et la chemise). Après avoir nagé jusqu’à votre bateau de sauvetage vous devez ramer vers l’île la plus proche (oui devez… toute tentative d’utiliser le radeau vers la haute mer déclenchera l’attaque d’un requin qui renversera celui-ci). Une fois sur place, il vous faudra ramasser le nécessaire à votre survie.

Signes vitaux pas top mais au moins je n’ai pas sommeil! En fait, j’ai jamais sommeil ?

Les graphismes un peu datés (et oui 2015 ça date malgré, il faut l’avouer, de jolies couleurs de ciel) et quelques bugs de clipping ont fait que ce démarrage n’était pas des plus enthousiasmant. Cependant le jeu n’est pas trop complexe et offre une collecte de ressources assez simple et agréable. La fatigue n’étant pas prise en compte, la difficulté viendra plus de l’expérimentation et de savoir quoi faire plutôt que du côté survie.

Une fois que vous avez du feu et de quoi avoir de l’eau, tout roule.

Souvent, il faudra avoir fait des erreurs pour comprendre comment bien faire quelque chose. En particulier la construction de radeaux qui demandera non seulement des ressources spécifiques (ou beaucoup de ressources simples) mais en plus d’être construit sur l’eau pour éviter de faire des morceaux qui ne peuvent plus se raccorder. L’impossibilité de détruire ce qu’on a construit pour en tirer des éléments oblige parfois à redémarrer une partie qu’on pensait aller bien jusque là.

Mon beau radeau…

Avec une seule sauvegarde uniquement possible dans un abri construit par vos soins, le droit à l’erreur est minime, principalement parce que certaines ressources sont limitées. Les devs ont décidé de forcer les joueurs à ne pas rester sur leur île de départ en limitant les ressources de pierre et de bois disponibles sur chacune. Autant d’autres repoussent au bout de quelques jours, autant les cailloux sont impossibles à trouver au bout d’un moment et ce malgré un nombre incalculable de rochers aux alentours. Niveau logique on se pose là. Embêtant surtout que vos outils subiront de l’usure et se casseront, il est donc possible d’être bloqué.

J’ai tous les outils dont j’ai besoin pour bosser.

Par défaut, le jeu propose toujours la même carte et donc la même île de départ mais il est possible de d’arranger la position des îles sur la carte du monde ou même de créer votre propres îles grâce à un éditeur. Il faut avouer que la plupart des îles manquent un peu de cachet et si certaines ont une faune différentes (attention aux serpents, ça mord) et un peu de relief, avoir des îles volcaniques ou un peu différentes aurait pu ajouter au plaisir de l’exploration.

Moment relax à petit budget!

En fait, tout se jouera sur votre première île. Suivant ce que vous avez trouvé sur l’île et dans les épaves alentours (attention aux requins qui guettent), il vous faudra construire les bons éléments qui vous manquent afin d’assurer une survie aisée ainsi que le nécessaire pour construire votre premier radeau. Une fois fait, à vous l’océan.

Okay…je reviendrai plus tard, j’ai compris.

Quitter votre île de départ et aller explorer celle sur laquelle votre regard s’est posé des dizaines de fois représente un moment important dans le jeu. Beaucoup d’appréhension, une confiance limitée en votre radeau (faudra qu’on m’explique car j’ai dû y taper deux voiles pour être sûr qu’il puisse aller en avant et en arrière sinon il était unidirectionnel le mien et ce malgré le gouvernail) et l’attente d’un climat clément.

Au bout d’un moment, on s’habitue et on hésite pas à faire le trajet de nuit.

Si le jeu offre de très bonnes bases, j’ai des doutes cependant sur le contenu à long terme. A voir ce que la communauté propose comme îles mais par défaut, celles-ci sont trop petites et manquent d’éléments qui rendraient l’exploration intéressante. Au final, le but n’est pour l’instant que de survivre le plus longtemps possible et une fois que vous avez les bons outils, ce n’est vraiment pas difficile. Pêche, récolte d’eau et vous voilà prêt à repartir.

Nouvelle île, nouvelle installation en 2 temps 3 mouvements.

Agréable à jouer, Stranded Deep aura encore besoin de plusieurs mises à jour pour espérer retenir ses joueurs bien longtemps. Je doute que beaucoup jouent encore après 4 ans. Malgré tout, il y a une facilité d’accès qui en fait l’un des bons jeux de survie actuels, même si vous l’aurez compris, la survie en elle-même n’est pas très difficile passés les premiers jours. Verdict en demi teinte donc, à voir à la prochaine mise à jour qui devrait arriver bientôt mais pour l’instant je conseillerais d’attendre les soldes ou de s’assurer de jouer avec des îles créées par des joueurs.

Il y a encore du chemin à parcourir.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

Une pensée sur “L’EA du mois : Stranded Deep

  • 24 juin 2019 à 18 h 18 min
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    Mmm c’est étonnant, il y a 10 ans ou plus je jouais à un jeu gratuit qui s’appelait Stranded 2. Beaucoup de principes sont communs : une île déserte, du collect and craft, pour évoluer et partir sur une autre île…
    Vous le verrez sur Youtube, bon c’était plus moche, comme pas mal de choses en JV.

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