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Ys IX Monstrum Nox

Ma connaissance de la série des « Ys » pourrait se résumer ainsi : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » (Socrate). Je ne connais la série que de nom, sans jamais avoir touché un opus. Alors quand la clé pour Ys IX Monstrum Nox est arrivée à la rédaction, je me suis dit qu’il y avait un début à tout. Qui sait, peut-être que, comme pour Final Fantasy, le IX sera le meilleur épisode (« don’t @ me » comme on dit sur le net).

Trop dark émo

J’ai tout de même fait quelques rapides recherches et n’ai retenu que deux choses sur cette saga vidéo-ludique. La première, c’est que tous les épisodes d’Ys ne se suivent pas forcément. La seconde, c’est que l’unique point commun à l’ensemble de la série est le héros : Adol Christin. Dans un autre registre, et pour apporter une minute de culture, sachez que « Ys » (ou Kêr-Is) est une ville légendaire de Bretagne qui aurait été engloutie par l’océan à cause des péchés de ses habitants.

Argh ! De la culture dans mon test de jeu vidéo !

Pour ceux qui comme moi ne savent rien, je dois avant tout préciser que les Ys appartiennent à cette famille hybride des J-RPG/A-RPG (jeu de rôle à la japonaise orienté action). Et de l’action, vous en aurez !

Mais commençons par planter le décors. Adol, accompagné de son comparse Dogi, arrive à la ville de Balduq. À peine approche t’il des grilles de la ville qu’il se fait arrêter et jeter en prison pour être interrogé. Le prologue consistera à s’échapper de la prison. Au cours de cette évasion, le héros va croiser le chemin d’Aprilis. Une femme mystérieuse qui va lui tirer une balle en plein cœur. Malgré cela, Adol ne meurt pas. Aprilis lui explique qu’elle vient de le « maudire » et qu’il est maintenant un Monstrum. Il ne peut plus quitter la ville, mais en retour, il acquiert des pouvoirs lui permettant de lutter contre les démons, lors des nuits de Grimwald.

Aprilis, une tireuse hors pair

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, je vous ai déjà divulgâché le prologue. Sachez juste que vous n’êtes pas le seul Monstrum présent en ville et que votre équipe s’agrandira avec le temps (et votre avancée dans le scénario). Graphiquement, on ne va pas se mentir, c’est pas l’extase. Le jeu qui faisait déjà daté à l’époque de sa sortie sur PS4 n’a pas subi de lifting.

Manette en main par contre, on prend beaucoup de plaisir. En combat tout d’abord. Quel que soit le nombre d’acolytes présents pendant la bataille, on en contrôle un seul. Toutefois, on peut donner une ligne directrice aux autres combattants : attaquer ou défendre. C’est succinct mais mieux que rien. Quant au personnage que l’on dirige, il répond parfaitement aux commandes. On peut cibler un ennemi si on souhaite suivre ces mouvements.

Pour attaquer, c’est très simple. Un bouton permet de donner un coup basique. Pour les capacités spéciales, celles-ci se débloquent avec de l’expérience et se déclenchent en combinant le bouton R avec l’un des 4 autres boutons (a, b, x ou y). Toutefois, le choix d’attaques spéciales est plus large, car si on ne peut en assigner que 4 en raccourci, il faut les choisir parmi un plus grand nombre (je n’ai pas encore assez progressé pour connaître le nombre d’attaques spéciales disponible in fine.). On peut également esquiver ou parer des attaques avec les boutons L et R et, si le timing est bon, cela donne un bonus durant quelques secondes. Enfin, on peut switcher entre chaque personnage d’une simple pression de bouton durant le combat. De quoi varier les plaisirs, car chaque combattant possède son propre style.

Champs de bataille démoniaque

Durant les phases d’exploration, le plaisir est différent. En effet, chaque nouveau compagnon possède un pouvoir qui va influer sur nos déplacements. Soit en nous permettant des mouvements spéciaux (grimper des murs en courant, planer…) soit en nous permettant de voir des objets ou zones cachés. Ainsi, notre zone d’exploration s’agrandit au fur et à mesure. De plus, si le périmètre initial est réduit, on a l’occasion de faire disparaître les barrières magiques qui nous empêchent d’accéder à d’autres zones.

Pour cela, il faut dans un premier temps passer dans des « failles dimensionnelles » dans lesquelles on charcute du démon. Ces failles sont visibles en ville, mais uniquement pour les Monstrum. Une fois le quota nécessaire de démons morts atteint, une sphère se matérialisera sur la barrière. Si on décide d’entrer dans cette sphère, il faudra alors affronter plusieurs vagues de démons pour finalement briser ce sceau et faire disparaître la barrière.

On va donc alterner les phases d’exploration avec des phases de donjons au bout desquelles se cache inévitablement un boss de fin. En plus de sa quête principale, le jeu propose beaucoup de quêtes annexes (mais pas trop). Et puis régulièrement, il faudra affronter les « nuits de Grimwald ». Des périodes dans lesquelles on est transporté dans cette dimension parallèle infestée de démons. Durant cette phase, on affronte de nouveau plusieurs vagues de démons avec l’ensemble de l’équipe des Monstrum. Il faudra ici contenir les divers assauts tout en protégeant un pilier magique jusqu’à la dernière vague.

Mon crew et moi, prêt pour en découdre !

Au moment de rédiger ce test, je suis au 4e chapitre du jeu (sur un total de 11, prologue et épilogue inclus). Et pour moi, le bilan est positif. En faisant abstraction de la qualité graphique, le jeu propose une belle aventure avec une boucle de gameplay plaisante. Les musiques sont agréables bien que peu variées, toutefois, aucun air n’est vraiment mémorable. Il semble proposer une bonne durée de vie et, pour les plus acharnés, il propose 6 modes de difficulté. Allez, c’est acté, il va me suivre dans la valise des vacances.

Genre : J-RPG/A-RPG

Site officiel : Ys IX Monstrum Nox

Développeur : Nihon Falcom

Éditeur : NIS America

Plateformes : Switch, PS4, PC

Prix : 60€

Date de parution : 26 décembre 2019 sur PS4, 06 juillet 2021 sur PC et 09 juillet 2021 sur Switch

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Eiffel-AD

CM 24h/24, rédacteur fût un temps.