Wayward Strand

Je vous parle aujourd’hui de Wayward Strand, un jeu d’aventure surtout concentré sur la narration. Il vous glisse dans la peau de Casey, une ado forcée par sa mère à passer trois jours auprès des patients dans l’hôpital où cette dernière travaille. Pour Casey, cela s’annonce comme une corvée venue ruiner la fin de ses vacances, mais il va en être tout autrement.

Visuellement, le jeu est très joli. Il donne un peu l’impression de regarder une case de bande dessinée qui s’animerait. Wayward Strand est entièrement doublé et sous-titré en anglais. Pour les plus anglophobes, le jeu est malheureusement uniquement en anglais à l’heure où j’écris ces lignes. Le studio étant tout petit (et leur budget très limité), il est difficile de dire s’ils pourront le traduire dans d’autres langues dont le français, mais c’est l’occasion parfaite pour vous exercer à jouer en VO.

Pour le gameplay, rien d’extraordinaire, vous vous en doutez bien. Le jeu consiste à vous déplacer entre les différentes chambres de cet hôpital un peu particulier et interagir avec les patients ou les membres du staff. A vous de choisir comment vous désirez passer ces trois jours et avec qui vous souhaitez faire plus ample connaissance.

Dans la chambre d'une patiente

Là où Wayward Strand exprime vraiment toute sa force, c’est dans la narration et sa façon de nous la livrer. Le jeu excelle quand il s’agit de retranscrire une ambiance. Même les mécaniques de dialogue qui consistent à attendre et voir si un nouveau dialogue peut naître du silence, parfois inconfortable, apportent un petit quelque chose de plus au jeu. En jouant à Wayward Strand, on a envie de se faire une tasse de thé et de s’envelopper dans une couverture par un après-midi pluvieux. Les personnages sont attachants et ont chacun leur histoire personnelle. A vous de savoir les découvrir.

La narration n’est pas linéaire et elle dépendra majoritairement d’où et avec qui vous déciderez de passer votre temps. Il est donc probable au cours de votre partie que vous ratiez pas mal d’évènements, mais ce n’est pas grave. De toute façon, Wayward Strand n’est pas un jeu qu’on a envie de min-maxer. La rejouabilité semble assez élevée si je me base sur les succès Steam pour estimer combien d’histoires j’ai raté. Le jeu m’a pris environ 5 heures à finir, en prenant mon temps.

L'hopital flottant

A part quelques petits glitchs visuels qui ne gênent pas vraiment l’expérience du joueur, le seul vrai reproche que je ferais à Wayward Strand, c’est le système de sauvegarde. En effet, il est impossible de sauvegarder manuellement et les seules sauvegardes automatiques sont en fin de chapitres. Ce ne serait pas si gênant si les chapitres ne duraient pas entre une et deux heures. Mais voilà, je ne sais pas vous mais je n’ai pas forcément deux heures d’affilée à consacrer à jouer. Du coup, ce défaut m’empêche de vouloir recommencer une partie, et il découragera probablement, à juste titre, certains joueurs. Le classique « sauvegarder et quitter » aurait résolu le problème.

Au final, Wayward Strand est un jeu particulier et vraiment plaisant. Si j’ai beaucoup aimé le jeu et que j’ai envie de le recommander, il est très dur de passer sur son unique défaut lié au système de sauvegarde. A vrai dire, si vous avez une Switch, c’est peut être la plateforme sur laquelle je le recommanderais le plus. Le fait de pouvoir pauser la partie en mettant la console en veille pourra parer à ce problème. Pour les autres, j’espère seulement que les développeurs trouveront le temps d’apporter une correction à ce point noir.

Site officiel

Développeur : Ghost pattern

Éditeur : Ghost pattern

Plateforme : Steam, Switch, Playstation, Xbox

Date de parution : 15 Septembre 2022

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.