Spica Adventures
L’éditeur Square Enix a manifestement décidé de fouiller ses tiroirs et ceux de ses filiales pour nous ressortir quelques vieilleries à demi-oubliées. A l’heure où l’annonce de la NEO GEO AES+ affole les réseaux et où Evercade annonce une nouvelle machine, la Nexus, l’idée n’est pas forcément mauvaise tant le retrogaming semble avoir le vent en poupe. Et ce qui nous amène aujourd’hui à tester une nouvelle compilation retrogaming qui comprend Parasol Stars et Spica, tous deux issus de l’imagination jadis fertile de Taito.
Taito ? Comment ça, vous ne connaissez pas ? Chase HQ, Operation Wolf, Rastan, Crime City, Elevator action, Growl, Bubble bobble, Rainbow Islands, Space Invaders, Puzzle Bubble (Bust a move), New Zealand story, ça ne vous dit vraiment rien ? Mais qu’est-ce que vous foutez là alors ?

Bref, Taito a connu un long moment de gloire dans les salles arcades et sur nos consoles de salon sur lesquelles la plupart de ses hits ont eu l’insigne honneur d’être adaptés avec plus ou moins de succès au fil des décennies (Oui, Saint Sword, je pense à toi… et au vendeur du magasin Ultima qui avait réussi à me le refourguer). Pourtant, la compilation qui nous arrive aujourd’hui se présente comme une anomalie.
Si Parasol Stars a fait les beaux jours de la Nec PC Engine (une merveille absolue bien trop méconnue) et de l’arcade et reste aujourd’hui encore bien connu des gamers les plus endurcis (pas les endives qui jouent à Mixtape et aux wargames, donc)(NdHarvester : je ne vois pas du tout qui tu vises là…), le second titre qui l’accompagne, Spica Adventures, est, quant à lui, pratiquement inconnu sur notre territoire puisqu’il n’a tout simplement pas fait l’objet d’adaptation sur PC ou consoles et qu’il n’a pas dû se retrouver dans beaucoup de cafés ou de salles d’arcade dans l’hexagone.

Et en lançant le jeu en 2026, la raison de ce désamour apparaît assez rapidement. Si certains éléments de gameplay particulièrement distinctifs rappellent immédiatement les titres cultes que sont Rainbow Islands ou Parasol Stars, les couleurs pastel, les graphismes ultra naïfs et l’animation un petit peu étrange du jeu détonnent complètement dans le catalogue de l’éditeur.
Alors que la série Bubble Bobble et Rainbow Island nous avaient habitués à des personnages rondouillards et tout mignons avec des gros pixels très colorés, Spica Adventures opte pour des tons beaucoup plus pastel et des graphismes plus épurés, avec un succès que je qualifierai pudiquement d’assez modeste.

Si le jeu n’est pas désagréable à regarder, son identité visuelle n’apparaît pas très marquante et semble recycler différents sprites qu’on pourrait trouver un peu partout, à l’image de ces robots jouets qui semblent avoir indirectement été balancés à l’arrache dans les niveaux après avoir été numérisés.
Le gameplay, est assez simple, le joueur doit, avec un parapluie qui rappellera forcément celui de Parasol Stars, progresser de niveau au niveau, en abattant les multiples ennemis qui déboulent d’un peu partout. Oui, c’est un simple jeu de plateforme comme l’industrie nous en pondait 10 par jour à l’époque et ce n’est pas désagréable à jouer le temps de quelque parties mais ça reste tout de même assez basique. Et l’identité visuelle du titre n’est clairement pas suffisante pour marquer les esprits durablement.
Au final et au prix auquel il est vendu, je ne peux voir Spica Adventures que comme un sympathique bonus en complément de l’achat de Parasol Stars ou , pour les historiens qui se cachent parmi les joueurs, témoignage des dernières années de Taito dans le secteur de l’arcade, avant sa chute et son rachat par Square Enix.
Si Parasol Stars vous branche, achetez donc la compilation et essayez ce Spica Adventures mais je crains, comme ce fut le cas pour, que la manette vous tombe rapidement des mains.
Genre : Plateformes
Développeur : Taito
Editeur : Taito
Date de sortie : 14 avril 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Plateformes