Siege of Avalon: Anthology

Comme cela faisait un moment que je ne m’étais pas plongé dans un RPG, je me suis enfin décidé à lancer Kingdom Come: Deliverance. Vous savez, ce chef d’œuvre dont notre Belge préféré vous a dit le plus grand bien. Et le lendemain est arrivé Siege of Avalon: Anthology. C’est quand même pas de bol ça, parce que forcément, je vais être obligé de comparer un JdR moderne à un remaster 20 ans plus tard. Oui c’est totalement injuste, biaisé et… parfaitement logique vu que les deux sont achetables aujourd’hui et sont (un petit peu) en concurrence pour votre temps.

Pour les moins de 30 ans, et moi-même car j’avoue ne pas en avoir entendu parler avant de recevoir la clé Steam (Oui ben c’est bon hein, à cet âge là je… non laissez tomber), Siege of Avalon: Anthology est un jeu de rôle sorti en l’an 2000 et remis au goût du jour par SNEG, petit éditeur spécialisé dans le ravalement de façade. Proposant 3 classes au joueur (guerrier, scout ou mage) et divisé en six chapitres, tous inclus dans la présente édition, ce classique est, disons-le tout de suite pour sûrement vous épargner une lecture inutile, très verbeux. Je vois d’ici Jean-Kévin hocher avec confiance la tête, pensant en son for intérieur qu’il arrive à ne pas zapper les briefings à Call of Duty. Alors K-Dog, si je peux me permettre, quand je dis verbeux c’est des pages et des pages de texte. Donc voilà, si vous cherchez un jeu plus orienté action que RPG, merci de vous diriger vers les sorties latérales et de rendre vos gilets de sauvetage. Les autres, suivez-moi.

Venu prévenir votre frère Corvus de la mort de votre père, vous débarquez dans la Citadelle d’Avalon (surprise !) qui est assiégée par les Sha’ahoul, les méchants du jeu. Un scénario très classique donc, comme on savait les faire à l’époque et qui, étrangement, ne dérangeaient pas tant que ça. Il faut dire que derrière ce prétexte, le joueur est posé dans un coin et… laissé à lui-même. Alors oui, il y a un fil directeur, mais à part ça… débrouille toi tout seul mon petit père ! Et surtout n’hésite pas à explorer. Et lire. Beaucoup lire. Un peu comme dans Kingdom Come: Deliverance donc, bien que ce dernier soit moins verbeux et beaucoup plus beau (quelle surprise).

Attention, n’allez pas pour autant croire que la différence entre les deux titres est au niveau de celle entre nos deux CM. Non, contrairement à nos loustics, les deux titres ont du charme. Pour Siege of Avalon: Anthology, c’est un charme désuet qui picote un peu encore malgré de gros efforts. Bon, le titre permet de jouer en Full HD mais attention, malgré les mentions sur la fiche, le jeu ne gère pas l’ultrawide. Faut pas non plus rêver. Pareil pour l’interface, minimaliste et très moche en plus de ne pas être vraiment intuitive. Il y aurait pu y avoir beaucoup plus de travail à ce niveau.

Je sais que de nos jours les joueurs sont sur-assistés et qu’il ne faut surtout pas qu’ils fournissent le moindre effort, mais il y a des choses qui peuvent être hardcore pour ne pas dénaturer le jeu tout en offrant une expérience plaisante. Oui, je sais que vous me voyez arriver avec mes gros sabots pour encenser Kingdom Come sur ce sujet mais franchement, ce titre est quasiment parfait à ce niveau. Toujours est-il que conserver intacte une interface utilisateur d’il y a 20 ans est une très mauvaise idée pour la production de SNEG…

Mais vous vous en doutez, les vrais, ceux qui savent (« sachent » me souffle EvilBlackSheep. Cette jeune femme est étonnante), n’en ont cure et ont replongé dans le jeu pour raviver leurs souvenirs d’enfance. Et a priori ça a l’air de bien fonctionner vu les retours très positifs que l’on peut lire sur les différentes plateformes. C’est une bonne chose, cela prouve que malgré l’offre fournie il y a toujours un public pour les grands classiques (le jeu était tombé en abandonware). Est-ce qu’il est uniquement composé de vieux rôlistes bedonnants (ne niez pas, j’ai des preuves) ou est-ce que des jeunes tentent de se plonger dans des titres privilégiant le contenu à l’enrobage ? Je ne pourrais dire. Mais toujours est-il que même si pour le moment je suis occupé ailleurs, je reviendrai avec plaisir sur ce titre qui m’a échappé une fois, mais pas deux !

Genre : RPG

Développeur : Digital Tome, General Arcade, Steffen Nyeland

Editeur : SNEG

Date de sortie : 8 Avril 2021

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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