Planet of Lana II: Children of the leaf
Cette fois, les choses s’annoncent plutôt bien puisque je n’ai pas le droit d’écrire ce test avant la sortie de Planet of Lana 2. Pour une fois qu’on donne une chance d’être à la bourre. … ahem (je réfléchis), … humm (je procrastine), … hummmm (je m’endors sur mon clavier). Bbon, ça y est. Près de deux mois se sont écoulés et maintenant, je suis vraiment à la bourre.
L’honneur est sauf. Mais l’attaché de presse, qui a trouvé mon adresse, m’insulte en bas de la rue. Et je crois que je vois le rédac-chef qui arrive au pas de course. Et vu de ma fenêtre, ils ont l’air grognons. L’heure est grave. Il va falloir bosser.
Donc Planet of Lana 2, développé par Wishfully et édité par Thunderful Publishing, est la suite de… Planet of Lana. Ouaip. Le premier opus racontait l’histoire d’un jeune garçon qui devait faire face aux envahisseurs qui avaient décidé de faire une pause sur une planète paumée et, tant qu’à faire, planifier une petite invasion.
Le deuxième semble, quant à lui, raconter les aventures de notre jeune héros qui tente, cette fois, de sauver sa jeune sœur victime d’une étrange maladie après une virée dans de sortes de ruines souterraines. Comment ça, « semble raconter ? » Et bien, voyez-vous, Planet of Lana 2, comme son grand frère, ne propose ni voix intelligibles, ni sous-titres.

Alors comme ça, vous voulez une belle histoire sans sous-titre et dans une langue imaginaire ? Vous voulez vraiment jouer à ça les mecs ? Et en plus de ça, vous en profitez pour me spoiler le premier jeu dans l’intro alors que je fais du total journalisme et que je n’ai absolument pas besoin de savoir ce qui s’est passé dans le premier pour raconter n’importe quoi ? Ok, je vais donc faire un test en interprétant le scénario. On va voir ce qu’on va voir. Show Time !
Notre histoire commence alors que notre héros, qu’on appellera Barnabé (on me chuchote à l’oreille qu’il s’appellerait Lana), déboule dans une zone désaffectée de périphérie parisienne dans laquelle il ne devait clairement pas se balader. Surtout en embarquant sa petite sœur qui a développé une passion pour les boutons et interrupteurs qu’elle ne peut pas s’empêcher de tripoter un peu partout sur le trajet.

De toute évidence, les gens de la municipalité ne sont plus payés pour tailler les haies et les tagueurs s’en donnent à cœur joie en ébauchant des vaisseaux encore moins aérodynamiques que ceux de George Lucas. Ce qui, en soi, est un challenge.
N’écoutant que son courage – ou son inconscience la plus totale -, notre personnage, qui se trouve vraisemblablement quelque part près de Montfermeil, décide d’aller explorer le paysage urbain. Mouais, je vais peut-être abandonner l’interprétation libre.

Bon, je ne vous cache pas que c’était une manière comme une autre de me protéger de la mignonnerie ambiante de ce nouveau jeu qui me rappelle un peu les productions Nintendo qui me font encore frémir d’horreur avec leurs personnages ronds et mignons. Vade retro Satanas, Kirby et Rondoudou ! (EDIT : apparemment, on a des lecteurs chatouilleux sur le nom des pokétrucs)
Ce qui marque tout de suite en débutant cette suite du premier jeu sorti en 2022, ce sont les similitudes avec les grands anciens que sont Prince of Persia, Flashback et Another World. Oui, rien que ça. Du premier, le jeu reprend son animation et des deux autres, une pâte visuelle et une faconde qui convoquent immédiatement nos bons souvenirs du début des années 90. Et nous rappellent que nous sommes vieux.

Mais, une fois qu’on a dit ça, qu’est-ce réellement que ce Planet of Lana 2 ? Pour ceux qui ont séché le premier épisode, il s’agit d’un jeu d’aventure / puzzle dans lequel notre jeune héros va devoir bouger, tripoter et manœuvrer plein de bidules pour progresser.
En clair, il conviendra d’observer attentivement et de comprendre comment utiliser à bon escient les éléments du décor pour débloquer une situation qui semblait compliquée quelques minutes auparavant. Ainsi, une plateforme lumineuse permettra de tenir à distance ce monstre arachnoïde tandis que cet interrupteur pourra probablement faire démarrer une plateforme ou abaisser un pont quelque part aux alentours.

Généralement, les éléments utilisables seront signalés par des marques jaunes plus ou moins discrètes. Il s’agira d’interrupteurs, de plateformes mobiles, d’échelles et ainsi de suite. Et la difficulté du segment introductif sera qu’il faudra composer avec la petite sœur qui va persister à faire des bêtises un peu partout.
Comme dans le premier épisode, notre personnage, Barnabé ou Lana suivant vos préférences, sera accompagné d’une espèce de petite bébête étrange, croisement improbable entre un blob et un cochon d’Inde, qui aura la particularité de pouvoir être déplacée par le joueur et qui sera dotée d’un pouvoir électromagnétique qui, comme c’est étrange, lui permettra justement d’interagir avec un certain nombre de mécanismes. Oui, Mesdames, Messieurs, ceci est un deus ex machina.

En définitive, le principal problème de Planet of Lana 2 est qu’il s’adresse, en définitive, à un tout autre public que moi. Un public friand de puzzles et d’énigmes à résoudre, susceptible de réfléchir et capable de survivre au rythme assez indolent du jeu. Bref, pas un type qui s’énerve sur les énigmes de Resident Evil parce qu’il ne peut pas défoncer les portes au shotgun.
C’est donc la première révélation de ce test : le jeu est de qualité mais je ne suis pas le public cible. Mais alors, pas (plus) du tout. Deuxième révélation : plus les années passent et moins je suis friand des graphismes tout mignons.

Ici, la réalisation, très clairement de qualité, me fait vomir des arcs-en-ciel ce qui, je le subodore, n’était pas forcément l’intention première des développeurs. Que ce soient les couleurs pastel, les personnages low-poly et tout rondouillards ou les gouzi gouzi et autres gargouillis mignons dignes de personnages recalés chez Nintendo, tout concourt à me sortir du jeu.
J’en déduis, quelque part, que Planet of Lana 2 ne s’adresse pas nécessairement aux bourrins fans de death metal et d’imagerie morbide comme moi. Oui, je sais, c’est complètement fou, rien ne le laissait supposer en regardant les images du jeu ou son intro.

A l’arrivée, que dire d’un jeu de puzzle / réflexion manifestement soigné mais qui n’est absolument pas fait pour moi ? Je m’ennuie fermement et pourtant je sens confusément que pour le public cible, c’est du tout bon ou presque. Alors, c’est pourri ou non ? Clairement, non. Planet of Lana 2 est un jeu de qualité, visuellement soigné et qui propose des puzzles logiques mais pas si simples à résoudre (argh, le premier passage avec le poisson-encre) mais, clairement, il ne faudra pas vous y aventurer à l’aveugle.
Si vous avez aimé le premier (je mens, j’y ai jamais joué), si vous aimez prendre votre temps et si vous frotter à des puzzles, il y a peu de chance pour que vous soyez déçu. De mon côté, c’est la douche froide et la triste réalisation que je n’aime plus que les jeux de gros bœufs. Bon, je vous laisse, faut que j’aille le désinstaller, troller les développeurs sur Steam et relancer une partie de Cyberpunk 2077.
Genre : Action / Aventure / Puzzle
Développeur : Wishfully
Editeur : Thunderful Publishing
Date de sortie : 5 mars 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Action / Aventure / Puzzle
roNdoudou, le roudoudou c’est un bonbec de merde, virez-le sans indemnité de fin de contrat, ce testeur est nul.
Et il t’a fallu tout ce temps pour t’en apercevoir ?!? Des années que je le dis, je ne sais pas qui l’a laissé rentrer !