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Nightmare Frontier

C’est le désastre ! Nous sommes au début du XXe siècle et une ville de la côte Ouest des USA est dévastée par une sorte de vague cauchemardesque (le Nightmare, oui, oui !). Mais nous sommes des Scavengers, des charognards habités par l’attrait de richesses et de butin même si c’est au péril de nos vies ! Une annonce dans le journal nous promettait une nouvelle ruée vers l’or mais une fois arrivés là-bas, rien ne semblait moins sûr et nous fûmes aspirés dans une spirale infernale de pillage et de combats contre nos plus grandes peurs…

Et c’est ainsi que débute Nightmare Frontier. Le jeu d’Ice Code Games se veut être le premier Tactical Extraction Looter, jeu tactique de pillage et d’extraction. Moui, j’aime bien le concept ! Du Tarkov mais avec du XCOM dedans quoi ! Chouette !

Eh bien… Non, pas chouette car je m’étais fait de fausses idées… Après avoir été accueillis par un étrange personnage appelé le Doc, le jeu nous donne les bases de l’intrigue et nous apprend comment se passe une instance de raid. C’est plutôt bien mené et on apprend vite les rudiments du jeu.

La ville est découpée en 4 quartiers qui se déverrouillent au fur et à mesure de votre progression dans l’histoire. Chaque sortie est générée aléatoirement et est symbolisée par un parcours qui alterne combats et actions (génération de bonus, collecte d’éléments, anomalies, quêtes, retour à la planque…).

Vous ne pouvez sortir d’un raid que si l’option de rentrer à la planque est présente, sinon il faut combattre ou périr. Enfin, périr temporairement : votre équipe de scavs est immortelle mais dans la plus pure tradition des « extract kekchose », vous perdez votre butin si vous ne terminez pas le raid…

Lors des combats, un terrain de jeu est également généré et les ennemis (appelés tisseurs d’effroi), déterminés par les peurs de votre équipe, sont déjà en place. Tout se passe en tour par tour, le sol étant quadrillé il faut anticiper les lignes de passage et composer avec les nombreux obstacles parsemés sur ces cartes étriquées.

On est loin d’un XCOM, on assiste plutôt à une partie d’échecs pendant laquelle il faut s’aider du mieux possible des éléments interactifs qui peuvent faire ricocher les balles afin d’infliger des malus aux monstres, les pousser dans les flammes, leur mettre une bonne patate de forain qui les envoie dans le décor ou percuter leurs congénères et, tout cela bien sûr, en évitant de mourir…

Nightmare Frontier est malgré tout assez stratégique car lorsqu’un membre de votre équipe tue une abomination, il reçoit une action de combat supplémentaire. Il est donc théoriquement possible de nettoyer une carte en un tour avec un peu de chance.

En général, les combats durent un peu et le niveau de cauchemar augmente, ce qui donne des bonus aux monstres et en fait parfois apparaitre de nouveaux. On a vite fait de se trouver dans une impasse et de se faire exterminer et, je vous le disais, les cartes sont très petites, offrant peu de possibilités de couvert ou de mouvement…

Si vous réussissez à sortir d’un raid, les objets glanés prennent place dans la réserve de votre planque et permettent d’équiper vos charognards, de fabriquer ou améliorer des objets ou de modifier vos armes. Il est primordial de ramasser un maximum de ferraille, d’essence du cauchemar et de morceaux de tisseurs d’effroi lors des combats pour pouvoir améliorer cet équipement.

On enchaine donc les raids, on essaie d’accomplir les objectifs de la trame principale (améliorer ceci, trouver cela…) pour débloquer la suite et c’est… répétitif. J’avoue avoir dépassé une seule fois l’heure complète de jeu car même avec la meilleure volonté du monde et Harvester qui me souffle sur la nuque, après 2 ou 3 raids, j’avais envie de faire autre chose.

Certes, on trouve toujours le petit objet bien sympa, le combo qui fait plaisir lors d’un combat ou un survivant prêt à rejoindre notre planque mais c’est quand-même un peu toujours la même chose malgré la génération aléatoire des raids et des environnements de combat.

J’aurais adoré la même histoire, le même monde, les mêmes mécaniques -peut-être un peu plus poussées- dans des environnements plus vastes, avec des objectifs plus variés (sauver des civils, détruire un nid de bestioles, capturer un ennemi etc.) Façon, je vous le disais, XCOM.

En soi, Nightmare Frontier est loin d’être un mauvais jeu, mais c’est tout à fait quelque chose auquel je pourrais jouer sur mon téléphone en attendant mon tour chez le médecin… Ice code Games effleure simplement un concept sympa, réalisé de plus avec soin et une chouette direction artistique comme disent les jeunes mais le tout manque de profondeur, en tout cas pour un joueur PC ayant accès à un catalogue immense de jeux tactiques en tout par tour.

A vrai dire, j’avais assez bien aimé Hard West et j’avais même envisagé de jouer à Rogue Waters, leur jeu précédent situé dans un monde de pirates mais je crains d’être confronté aux mêmes choses qui me dérangent dans Nightmare Frontiers…

Si c’est votre style de jeu, sans prise de tête et avec la possibilité de faire de sessions courtes, foncez. Après tout,  vos 25€ vous donneront accès à une infinité de raids et vous réussirez peut-être même à vaincre le cauchemar. Ou pas…

Genre : Tactical Extraction Looter

Développeur : Ice Code Games

Editeur : Slitherine Ltd.

Date de sortie : 22 juillet 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Ding Chavez

Joueur PC depuis TO7-70, ancien pigiste chez PC4WAR puis passé du côté obscur de l'airsoft chez Red Dot magazine et Airsoft Addict tout en administrant son excellent blog ! Depuis, tous ces magazines ont été annulés. Autant dire que CanardPC a eu chaud mais on ne répond pas de l'avenir de Dystopeek... Qu'as-tu fais Harvester ???

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