Blocks! Julius Caesar

Blocks Julius Caesar. C’est pas pour dire mais ça fait pas rêver un titre pareil, sauf peut-être Harvester qui doit déjà s’imaginer sur une table face à la version plateau. Après au moins on sait à quoi s’attendre car oui, dans le jeu vous bougerez des petits blocs comme ceux de la version plateau (enfin le bois en moins).

A César la Gaule, à moi le reste

Petit dernier de chez Avalon Digital (même si depuis l’écriture de cet article Winter War est sorti en Early Access), Blocks Julius Caesar propose trois scénarios à l’époque de la guerre civile romaine qui opposa César à Pompée. Vous aurez donc le choix d’incarner l’un des deux belligérants afin de conquérir la plus grosse partie de la Méditerranée dans la limite de 5 années. Chaque année étant elle-même découpée en 4 à 5 tours suivant le scénario.

Révélation des cartes du tour

Au début d’une année, vous tirerez 6 cartes, en défausserez une et puis déciderez de laquelle jouer en premier. Sans connaître le jeu de plateau, il semblerait que la version PC lui soit assez fidèle. A part certaines cartes qui ont des effets spécifiques (comme une éruption volcanique ou une malédiction divine), la plupart des cartes vous permettront d’avoir un certain nombre de points de mouvement et de point de Levée (qui permettent de recruter ou de renforcer des troupes)

L’IA a un peu tendance à se mettre dans la mouise…

Là où le jeu est intéressant, c’est que pour pouvoir recruter certaines troupes il faut avoir une troupe dans une région spécifique. Déjà parce qu’il n’y a pas de contrôle de région sans « garnison » (c’est à dire que si toutes vos troupes quittent la zone, elle n’est plus à vous) mais aussi pour pousser le joueur à s’étendre un peu.

Passer le terrain espagnol n’est pas toujours chose aisée

Le but est en général d’arriver à avoir plus de 10 points de contrôle/victoire à la fin d’une année ou d’être celui qui en a le plus à la fin des 5 ans. Les points de victoire sont acquis en ayant des troupes sur des régions spécifiques (Rome par exemple en rapporte 2). Il vous faudra donc renforcer certains point afin de permettre à vos armées d’en attaquer d’autres.

César est un A3… donc il fait assez mal et vite

Au niveau des combats le système est aussi assez sympathique. Chaque unité a une lettre et un chiffre, la lettre détermine la phase durant laquelle elle attaquera (A avant B avant C etc.) et le chiffre le nombre qu’elle doit avoir au dé pour infliger des dégâts, par exemple C2 indique une unité qui attaquera en phase 3 (sauf s’il n’y aucune autre unité dans les phases précédentes) et qui fera des dégâts sur 1 et 2 aux jets de dés. Arrive ensuite la position sur la carte de combat qui détermine le nombre de dés que l’unité peut jeter par attaque. Donc une unité en première ligne jettera 4 dés sachant que chaque point de dégât reçu fait reculer l’unité d’une ligne.

Ce système, une fois assimilé, est original et pousse à varier les unités qu’on aligne sur le terrain même si on ne sait pas toujours pourquoi nos unités commencent en première ou troisième ligne.

Trop d’unités dans une ville à la fin d’une année ? C’est renvoi direct en réserve et perte des renforts qui lui avaient été assignés.

Niveau gameplay, Blocks Julius Caesar est donc assez solide, très agréable à jouer avec une interface facile à utiliser même si elle n’est pas évidente au premier abord (surtout le système de mouvement où la sélection d’unité n’est pas toujours évidente), la musique est de bonne facture et le tout est plaisant à jouer. Là où le bât blesse c’est le challenge que le jeu va vous proposer. L’IA est à la ramasse, même en agressif. Elle peine à s’organiser et à monter des attaques, quand elle le fait c’est parfois avec des unités non renforcées alors qu’elle a d’autres unités fraîches pas loin. Elle va gaspiller ses déplacements en aller-retours et au final, échouer totalement à offrir un réel challenge au joueur. Reste donc le multijoueurs, qui lui devrait permettre des heures sympathiques même si je regrette un peu qu’on ait pas le droit de customiser la longueur des parties (j’aurais préféré pouvoir m’affranchir de la limite des 5 ans).

Pluton c’est le chien de Mickey?

Bref, Blocks! Julius Caesar est un bon petit jeu qui est plombé par une IA aux fraises et un prix d’achat un peu élevé mais qui devrait cependant satisfaire les amateurs de la version plateau ou tous ceux qui sont tentés par le côté multijoueur du jeu.

Développeur : Avalon Digital

Editeur : Avalon Digital

Genre : Wargame, boardgame

Prix : 19,99€

Site web

Page Steam

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

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