The Unicorn

Lorsque les private jokes fusent, il arrive parfois qu’elles accouchent d’un de ces moments magiques où la curiosité l’emporte sur le reste. The Unicorn est une série dont j’avais vaguement entendu parler sans y prêter plus attention que cela et v’la t’y pas qu’une énième boutade sur l’amour de Flad pour les licornes fait ressortir du placard le nom de la série devant mes petits yeux. Le mal était fait. 21 épisodes plus tard, je peux admettre que j’ai aimé au moins un truc en 2020 et c’est The Unicorn.

L’histoire est celle d’un homme veuf depuis un an, qui vit avec ses deux filles adolescentes, fait l’arbitre de soccer le week-end et nourrit sa famille des plats surgelés donnés pendant la veillée (vu la tête des surgelés, on peut se demander comment ils ont survécu un an). Le congélateur se vide petit à petit et vient le moment dramatique où il va falloir manger le poulet de Madame « j’ai perdu son nom », dernier plat encore comestible. C’est l’instant où Wade, le veuf, va décider de recommencer à vivre et retrouver sa place dans la société en dehors de son veuvage.

Les joies de la parentalité.

Le titre de la série vient du fait que Wade est un homme tout ce qu’il y de plus ordinaire et sans grande aspérité. Il est parfait : pas d’ex à gérer, parent aimant, à l’écoute des autres, intégré à sa communauté et sans problème financier. En plus, il refuse de se servir de son veuvage pour faire la cour à toutes les femmes célibataires du quartier. Ses amis sont deux couples qui feront office de ressort comique tout en essayant de caser Wade dès que possible. Cet aspect s’atténuera au fil de la série pour leur permettre d’exister en dehors.

Là où la série réussit, c’est dans l’attachement qu’elle provoque dès le premier épisode. Les personnages sont bien campés par les acteurs et écrits avec intelligence. Wade, le personnage principal a accepté son deuil et se sent prêt à aller de l’avant. Ses amis le soutiennent à leur manière plus ou moins adroite. Ses filles grandissent et lui rappellent de temps en temps que leur père doit endosser les deux rôles (papa et maman) en l’absence de leur mère. La série fonctionne aussi parce qu’elle ne se construit pas autour d’une histoire avec une fille / un épisode. Elle se permet de raconter la vie de Wade avec tout ce que cela suppose pour un personnage ayant un boulot, des enfants et des amis. La série va chercher très souvent l’empathie du spectateur devant ce moment si particulier où, après plusieurs années, la séduction a grandement évolué (Facebook, Tinder…) et qu’il faut aussi ne pas oublier ses responsabilités.

Ce n’est pas Flad qui a trouvé le titre de la série. Je vous jure !

The Unicorn est une série feel good qui ne changera pas la face du monde, ni les séries en général, mais elle fait du bien en ces temps moroses. Elle permet aussi de voir Walton Goggins dans un rôle plus léger qu’à l’accoutumée, de parler de ces quarantenaires qui se posent des questions sur la suite de leur vie et le temps d’un épisode se permettre de parler avec humour de Black Lives Matter.

Titre : The Unicorn

Genre : Comédie

Acteurs : Walton Goggins et d’autres.

Diffuseur : CBS.

Saisons : 2 (la seconde ayant une diffusion erratique à cause la pandémie).

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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