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Early Access: RuneScape: Dragonwilds

Je sais, je sais, vous en avez marre des open worlds avec survie, crafting et multijoueurs en option. Il y en a pour tous les goûts c’est vrai, entre les pirates, le Japon médiéval, les naufragés sur une île paradisiaque, les paumés dans un désert de glace, voire même au fond de l’océan (Subnautica 2, je t’aime), il y a de tout. La qualité n’est bien souvent pas au rendez-vous, les développeurs lançant un squelette de jeu en Early Access avant de l’abandonner, mais il y a parfois des projets à ne pas manquer. Des titres que vous lancez pour relever la tête plusieurs heures après, sans vous être aperçu que vous n’avez pas fait la moindre pause. Une chose est sûre, RuneScape: Dragonwilds en fait partie !

Si le nom ne vous dit rien, sachez, bande de jeunes, que Runescape est un MMO sorti en 2001 et qui est, à ce jour, toujours actif. A ma grande surprise, je le pensais abandonné depuis des lustres. Toujours est-il que Runescape: Dragonwilds vous propulse dans le même monde médiéval fantastique, sur le continent d’Ashenfall, qui est comme vous vous doutez envahi par les dragons. Votre mission ? Leur péter les rotules et vous faire une soupe avec ce qu’il reste.

Le souci ? Comme d’habitude vous débarquez en slip, à peine capable de ne pas vous éborgner avec un bâton. Mais vous êtes motivé, c’est tout ce qui compte ! Et surtout, vous allez être guidé par des PNJs disséminés sur la zone de départ, PNJs qui vous attendront patiemment alors que vous serez en train d’arranger votre petit chez-vous au lieu d’aller sauver le monde.

Parce que oui, Runescape: Dragonwilds vous permet de vous construite une petite demeure bien accueillante, avec des décorations, ateliers de crafting et tout le toutim. C’est ultra classique mais ça marche bien, les éléments sont variés et la construction en elle-même est simple et intuitive. Et surtout il n’y a pas besoin de farmer 3 heures pour avoir de quoi construire la moindre palissade.

Une fois votre petite base construite, il va falloir explorer. Et là encore, on sent l’héritage du grand frère avec un bestiaire très convenu pour un univers med fan et des zones où les monstres patrouillent. Les quêtes vous enverront explorer à droite, éliminer des menaces à gauche, vous laissant toute latitude de bifurquer où vous voulez pour le plaisir de la découverte. Encore une fois, rien de neuf mais la dernière fois où j’ai pris autant de plaisir à explorer dans un jeu du genre, c’était avec l’excellent Enshrouded.

Au niveau de la progression de personnage, elle existe mais repose sur un principe peu utilisé : plus vous utilisez une compétence, plus vous gagnez d’expérience dans celle-ci, ce qui vous permet de débloquer de nouveaux pouvoirs ou éléments.

Il n’y a aucun choix à faire, aucune décision quant à des points à répartir, tout est automatique. C’est étrange comme choix mais ça marche (encore une fois) très bien, avec un personnage qui progresse très régulièrement et des nouveautés qui apparaissent très régulièrement.

Au niveau de la magie, on a affaire à un système reposant sur les divers éléments et ne nécessite pas de niveau particulier mais simplement de débloquer les sorts. Pas de système complexe donc et une composante somme toute mineure du jeu, un grand nombre des sorts étant dédiés à l’artisanat et autres boosts de compétences. Non, ça n’est pas dans Runescape: Dragonwilds que vous vous prendrez pour un mage de combat, même si la magie peut vous sortir de situations embarrassantes ou vous faciliter la vie au quotidien.

Au niveau du crafting, on est là encore dans du classique et efficace, avec des recettes qui sont trouvables dans la nature ou déblocables en faisant progresser les compétences concernées. La progression est constante, il y a toujours de nouveaux éléments qui se débloquent, des ajouts à faire à son domaine, de nouveaux outils à crafter…

Enshrouded avait sa corruption, Runescape: Dragonwilds a ses dragons, qui vous survoleront régulièrement en vous laissant tomber sur la tête de l’acide et autres joyeusetés. Une manière élégante de vous rappeler que vous n’êtes pas là que pour faire pousser des patates (oui on peut) ou pécher et qu’il va falloir monter en puissance pour faire le poids. J’aimerai vous dire que jouer à plusieurs aide énormément mais, tradition Dystopeek oblige, je me suis gardé de mettre les pieds dans les parties en ligne et de rencontrer des gens.

Runescape: Dragonwilds sortant normalement de son Early Access – débuté l’an passé – en Septembre, le jeu est très propre et exempt de bugs, du moins lors de mon temps de jeu. Le monde est très étendu, de nouvelles zones étant rajoutées lors des mises à jour majeures, et propose une quête principale épique où vous aurez à vaincre les dragons un par un. Comment et où, je ne sais pas encore mais ça viendra !

Techniquement, le jeu est donc très propre et surtout très beau avec une direction artistique cartoon très colorée qui colle bien à l’univers. C’est un réel plaisir de découvrir de nouvelles zones, de repérer des sites dignes d’intérêt au loin et de regarder la faune et les ennemis vivre autour de nous. Runescape: Dragonwilds a une vraie personnalité qui le démarque des habituels jeux maronnasses qui se ressemblent tous.

Vu l’investissement en temps que ce genre de jeu nécessite, il est important de bien choisir sur lequel porter son intérêt. Si vous avez accroché à Enshrouded, que vous voulez un jeu accessible mais disposant d’énormément de contenu et d’une communauté très active (il y a déjà un wiki), alors le titre de Jagex Ltd est pour vous. Pour 30€ vous aurez une très bonne expérience, un titre jouable avec les plus jeunes, qui devrait pour sa sortie en v1.0 offrir encore plus de contenu.

Je n’ai jamais joué à Runescape, mais je me dis que si Runescape: Dragonwilds profite du même traitement que son ancêtre, qui est toujours maintenu et enrichi, alors nous aurons là un incontournable du genre. Allez les amateurs d’aventure, pas d’hésitation, surtout à ce prix.

Genre : RPG en monde ouvert

Développeur : Jagex Ltd

Editeur : Jagex Ltd

Date de sortie en Early Access : 15 avril 2025

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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