Jeux vidéoJouer

Early Access: Project Mist

Ah tiens, un jeu en Early Access !! Cela semble désormais la norme de mettre à la disposition des joueurs des jeux pas terminés et Project Mist ne fait pas exception. Et le biais de cela, c’est que pour ne pas être à la traîne, il faut vous proposer des tests de ces jeux pas finis…

Outre le fait qu’ils ne sont pas terminés, ils sont souvent patchés à tire-larigot (oui, j’suis vieux !), ce qui rend parfois l’expérience de test encore plus compliquée. Mais je ne vais pas me plaindre, au moins les devs de chez Chicken Launcher ne restent pas à rien faire ET il ne faut pas recommencer à zéro après chaque patch. Qu’à cela ne tienne, chez nous à Dystopeek, les défis, on aime ça. Laissez-moi vous parler de mon expérience avec Project Mist.

Tout commence dans un bunker. Une mystérieuse voix vous donne des consignes de façon au moins aussi condescendante que le ton de cet article ! Fais-ci, va là, t’es nul, tu vas crever etc. Des info-bulles permettent de découvrir les mécaniques de jeu (crochetage, craft, amélioration des capacités…) et tout est assez facile à trouver. Les menus sont clairs et en deux temps trois mouvements votre sac à dos sera déjà rempli de tout un tas de trucs plus ou moins utiles, incluant nourriture et boisson, cailloux, branches et autres capsules d’énergie.

Une fois sorti de notre bunker, qui fait également office de camp et permet de sauvegarder la partie via la paillasse posée au sol, on découvre un environnement assez terne, nimbé de brume que l’on devine présente pour améliorer la fluidité du jeu en empêchant un affichage trop lointain (et peut-être parce qu’il y a Mist dans le titre…). Les textures de ce survival horror game en monde ouvert ne sont pas folles et les paysages sont relativement anguleux. De fait, le jeu tourne bien mais j’ai un peu l’impression d’avoir lancé un titre d’il y a 10 ans !  

Bon, ce n’est pas tout, il faut que je trouve un train mais la première chose que je vois en sortant de ma grotte c’est une baleine volante typée steampunk. Mouiiiii, ok, je suis encore drogué ? Je dois trouver un antidote ? Non, toutes les bestioles sont bizarres et feraient bonne impression dans n’importe quel roman de H.P. Lovecraft. De temps en temps, un boss vous bloquera la route et il faudra employer pas mal d’énergie pour s’en débarrasser mais nous n’en sommes pas encore là !

Bon, j’ai trouvé le train, pu le réparer puis le démarrer et je poursuis ma route en découvrant ici et là des notes personnelles qui me renseignent sur des évènements bien étranges. Je peux désormais construire des structures sur un wagon ou même ailleurs sur la carte si ça me chante. Pas besoin de trop forcer pour trouver des matériaux et les plans de construction sont répartis un peu partout même si pas toujours de façon logique.

Il faut tout fouiller, tout explorer. Le cycle jour/nuit est important car lorsque le soleil est couché, les engeances sortent de leur cachette et ont tendance à vous rusher. On peut fortifier et piéger notre camp si nécessaire. Et si vous ne souhaitez pas subir cela, dormez ! Oui, c’est simple, mais seulement si vous avez assez mangé et bu, sinon le sommeil est impossible.

Je vous parlais plus tôt de compétences et de progression. Chaque créature tuée donne des Orbes de Sang qui servent à débloquer tout un tas de trucs plus ou moins utiles : amélioration des capacités physiques, du maniement ou de l’efficacité des armes etc. Vos caractéristiques seront également impactées par les pièces d’armures et les artefacts que vous trouverez au gré de vos explorations.

Vous l’avez compris, le monde est hostile et toute cette ménagerie étrange essaiera de vous occire de manière plus ou moins violente. Certains frappent, d’autres envoient des projectiles ou vous électrocutent et il faut user et abuser de la touche d’esquive (ALT par défaut). Pour se défendre on pourra bien entendu utiliser la bonne vieille patate de forain, la hache, l’arbalète et tout un attirail que l’on découvre progressivement.

On peut également utiliser les éléments (eau, feu, acide, poison) pour s’ouvrir le chemin et pour occire les bestioles. Imaginons qu’un couloir soit pollué par de l’acide, un cocktail molotov le fera disparaitre, vous voyez le genre de mécanique… Cerise sur le gâteau, un fusil à gravité sera de la partie et il est très amusant à utiliser…

Je ne vous en dis pas plus pour le moment, Project Mist est encore loin d’être terminé. J’ai apprécié mes sessions de jeu car une fois passé les graphismes un peu bof et le ragdoll éclaté au sol, on se surprend à toujours vouloir aller un peu plus loin, explorer les recoins, essayer de trouver des objets plus efficaces, faire une pause cuisine ou craft et se défendre face aux bizarreries qui cherchent à nous dévorer.

Le mot de la fin ira à Chicken Launcher, qui prend en compte les retours de bugs et les suggestions des joueurs et semble motivé à faire vivre Project Mist ! Nous verrons ce qu’il advient !

Genre : Horreur

Développeur : Chicken Launcher

Editeur : Chicken Launcher

Date de sortie en Early Access : 19 mai 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Ding Chavez

Joueur PC depuis TO7-70, ancien pigiste chez PC4WAR puis passé du côté obscur de l'airsoft chez Red Dot magazine et Airsoft Addict tout en administrant son excellent blog ! Depuis, tous ces magazines ont été annulés. Autant dire que CanardPC a eu chaud mais on ne répond pas de l'avenir de Dystopeek... Qu'as-tu fais Harvester ???

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *